dimanche 22 février 2026
Contact
Malijet

Bamako et Paris : l’escalade se poursuit

Par Le Wagadu 1,109 vues
Bamako et Paris : l’escalade se poursuit

Alors que le dernier convoi de la Force Barkhane vient de quitter le Mali, Bamako, dans une lettre adressée au Conseil des Nations unies, datée du 15 août 2022, accuse Paris de soutien au terrorisme et de violation de son espace aérien.

 

Ce n’est pas la première fois que Bamako accuse Paris, surtout s’agissant de la violation de son espace aérien, mais cette fois, Bamako va plus loin en décidant d’attaquer Paris devant les Nations unies et en exhibant sa volonté de riposter.

Le gouvernement du Mali affirme avoir enregistré, depuis le début de l’année 2022, grâce aux nouvelles capacités dont disposent les Forces armées maliennes (FAMa), au total  50 cas délibérés de violation de l’espace aérien malien par des aéronefs étrangers, notamment opérés par les forces françaises, sous différentes formes telles que : des cas d’indiscipline caractérisés par des refus d’obtempérer aux instructions des services de contrôle aérien, des cas d’extinction des transpondeurs pour se soustraire au contrôle, des cas de falsification de documents de vol, ainsi que des cas d’atterrissage d’hélicoptères dans des localités hors aérodromes, sans autorisation préalable.

Ainsi, selon Bamako, de nombreux vols d’avions de renseignement et des drones évoluant à haute altitude ayant été notés, se livraient à des activités qu’il considère comme de l’espionnage, de l’intimidation voire de la subversion.

Le gouvernement du Mali affirme, à cet effet, disposer d’éléments de preuve que ces violations qu’il qualifie de flagrantes, de l’espace aérien malien, ont servi à Paris pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel et pour leur larguer des armes et des minutions.

Bamako rappelle également que c’est en raison de suspicions de manœuvres de déstabilisation du Mali par la France qu’il s’est fermement opposé à la demande de soutien aérien français à la Minusma pour éviter que Paris ne se serve de cela comme prétexte pour mener des opérations « subversives » visant à fragiliser davantage le Mali et la région du Sahel.

Par conséquent, le gouvernement malien estime que ces actes de Paris contre le Mali constituent une agression, qui est définie par la résolution 3314 (XXIX) de l’Assemblée des Nations unies du 14 décembre 1974, comme « l’emploi de la force armée par un Etat contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre Etat ou de toute autre manière incompatible avec la Charte des Nations Unies… ». Et  invite, ainsi, le Conseil de sécurité des Nations unies à œuvre pour que Paris cesse immédiatement ces actes d’agression contre le Mali.

Par ailleurs, Bamako dit se réserver le droit de faire usage de la « légitime défense », conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies, en cas de persistance de la France dans cette posture qui porte atteinte à la stabilité et à la sécurité du Mali.

Le démenti de la France

Paris a, de son côté, réagi à travers son ambassade à Bamako qui a fait des tweets qui ont reçu de nombreux partages sur les réseaux sociaux. Dans ses différents tweet, l’ambassade de France au Mali, tout en rappelant que c’est à la demande des autorités maliennes de l’époque que la France est intervenue au Mali, a fait savoir que dans tous les communiqués des groupes terroristes, la France était jusqu’à son départ désignée comme l’ennemi numéro 1 à abattre.

L’ambassade a aussi rappelé que la mission de 53 Français morts au Mali dans les neuf dernières années, consistait, avant tout, à lutter contre les groupes terroristes, et ce faisant, à améliorer la sécurité des Maliens. Elle a en outre affirmé que la France n’a évidemment jamais soutenu, directement ou indirectement, ces groupes terroristes qui demeurent ses ennemis désignés sur l’ensemble de la planète.

L’ambassade a rappelé que son pays a libéré de nombreuses villes maliennes qui étaient tombées entre les mains des terroristes qui y imposaient leur règne de terreur, et qu’en neuf ans, la France a neutralisé plusieurs centaines de terroristes.

Fadiala N. Dembélé  

 

Partager:

Commentaires (3)

Laisser un commentaire

S
Samaké il y a 3 ans

JE ME DEMANDE, POURQUOI LA DIPLOMATIE JOUE PAS SON RÔLE, UNE LETTRE T'A ÉTÉ ADRESSER RÉPOND PAR VOIE PROFESSIONNELLE C'EST BIZARRE QUE L'AMBASSADEUR DÉCLARE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX.

D
Diawara. il y a 3 ans

POUR LA SÉCURISATION DU TRAJET PRÉSIDENTIEL KATI KOULOUBA IL NE FAUT LAISSER AUCUNE VOITURE STATIONNÉE DANS CE TRONÇON ET J'EN APPELLE À LA VIGILANCE ET SURVEILLANCE DE TOUS SURTOUT LA JEUNESSE DE KATI VIGILANCE ET SURVEILLANCE PARTOUT À TOUT MOMENT ET EN TOUT LIEU. À BAMAKO ET AUXEALE TOURS DANS TOUS LES QUARTIERS À TOUS LES JEUNES CHACUN DE VOUS EST SOLDAT DU MALI KOURA PARTOUT OÙ IL SE TROUVE DÈS QUE VOUS VOYEZ QUELQUE CHOSE DE PAS NORMALE INFORMER IMMÉDIATEMENT L'AUTORITÉ CAR NOTRE SÉCURITÉ PASSE PAR CHACUN DE NOUS. QUE DIEU BÉNISSE LE MALI KOURA ET NOS DIRIGEANTS ACTUELS AMINE QUE DIEU MAUDISSE LES FUMIERS MANIPULATEURS INDIGNES ENNEMIS DU MALI AMINE.

D
Diawara. il y a 3 ans

ON PARLE DE PREUVES DE VIOLATIONS DE L'ESPACE AÉRIEN ET TERRESTRE EN FOURNISSANT DES RENSEIGNEMENTS AUX TERRORISTES EUX À TRAVERS LEUR AMBASSADE PARLE D'AUTRE CHOSE HO OUI NOUS ARRIVÉS AU MALI À LA DEMANDE DU GOUVERNEMENT MALIEN SINON LES TERRORISTES ALLAIENT DROIT SUR BAMAKO PATATI PATATA MERDE ON VOUS A PAS DEMANDÉ ÇA ICI IL S'AGIT DE VIOLATIONS DE L'ESPACE AÉRIEN ET TERRESTRE EN FOURNISSANT DES RENSEIGNEMENTS AUX TERRORISTES ET EN LEURS LIVRANT DES ARMES C'EST DE ÇA IL S'AGIT. ON VOIT BIEN QUE PARIS CHERCHE À SE CACHER DERRIÈRE LA CALOMNIÉ LE DÉNI ET MENSONGE C'EST HONTEUX C'EST LÂCHE ET HUMILIANT C'EST VRAIMENT INDIGNE.COMME L'HOMME PEUT ÊTRE FUMISTE FUMIER ET INDIGNE. CETTE AFFAIRE NOUS ALLONS POURSUIVRE JUSQU'AU BOUT CAR ON TIENT LE CRIMINEL ET IL FAUT PAS LÂCHER C'EST DE CELÀ IL S'AGIT.