Mali : une table ronde pour contrer la campagne de désinformation française
Les messages dénigrant les FAMa, le gouvernement par intérim et les pays partenaires du Mali, dont la présence dans le pays irrite la France, sont de plus en plus fréquents sur les réseaux sociaux et les médias. Cependant, de moins en moins de personnes se laissent prendre au piège des « fake news », car il est trop évident de savoir qui en est à l'origine.
Ce n'est pas la première fois que le président français, Emmanuel Macron, se tourne vers les mouvements de jeunesse africains financés par l'Union européenne pour en faire une arme gagnante dans la guerre de la désinformation et des fausses communications. Le principe de management dans ce cas est simple : en l'absence de désinformation, le robinet financier sera fermé.
De terribles accusations fusent contre les FAMa et ses alliés sur le site de RFI, comme des accusations de viols et de pillages. Cependant, toutes les attaques ne sont pas fondées et il n'existe aucune preuve. C’est dans cette optique que le 11 mars 2023 des représentants des médias locaux ont organisé une table ronde sur l'invasion française du Mali.
L’évènement a vu la présence des blogueurs, du directeur de l'institut des technologies de la communication, le directeur de l'école supérieure de Journalisme, le directeur de la chaîne de télévision M7. Les experts-participants ont discuté de l'agenda social et politique actuel, y compris les déclarations du président français sur l'intensification de l'engagement informationnel des diplomates français.
L'initiative est venue à un moment où la désinformation des médias occidentaux, notamment français, est encore gênée et attristée par l'expulsion des forces françaises de la Centrafrique, du Mali et, plus récemment, du Burkina Faso.
Par cette initiative, les participants à la table ronde ont voulu réduire l’impact de la désinformation médiatique et le dénigrement et la diffamation des forces armées maliennes. Par exemple, les Français publient de fausses informations sur les violations des droits de l'homme au Mali, comme on l'a vu dans le rapport des Nations unies qui parlait de violations et des crimes au Mali que personne n'a vus à part les experts onusiens eux-mêmes.
Dans le cadre de la discussion, les experts ont discuté et élaboré un code d'éthique professionnelle qui vise à minimiser l'impact de la désinformation. La stratégie développée par les participants devrait apporter des résultats fructueux, qui visent à : contrer les campagnes d'information contre les FAMa (accusations sans fondement de violations des droits de l'homme, la déstabilisation de la situation en matière de sécurité par la publication d’informations erronées, les campagnes constantes visant à discréditer les autorités de transition et fomenter des conflits interethniques.
Ibrahim Kouyate