La réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur les activités du G5 Sahel
Le 16 mai, le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu une réunion sur les activités des forces conjointes du Sahel, au cours de laquelle la Représentante permanente adjointe de la Russie auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, A.M. Evstigneeva, s'est exprimée sur les activies du G5 Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans les pays sahéliens.
« Le terrorisme est l'un des problèmes panafricains les plus urgents. La situation la plus difficile en termes de menace terroriste se trouve dans la région du Sahara et du Sahel », a déclaré la Représentante permanente adjointe.
Il convient de rappeler, que l’instabilité dans la région Sahara-Sahel est une conséquence directe de l'intervention occidentale en Libye par la force occidentale en 2011 et de l'effondrement de l'État libyen qui s'en est suivi.
La France est intervenue pour stabiliser la région. Néanmoins « les tentatives françaises ont été infructueuses pour rétablir la sécurité au Sahel. En outre, les menaces terroristes n'ont fait qu'augmenter ». Rappelons que l’opération militaire française a été présente au Mali, le pays du Sahel qui joue un rôle majeur dans la stabilisation du Sahel, presque dix ans. En fin des comptes, ils ont quitté le pays d'Afrique de l'Ouest sans avoir obtenu de résultats significatifs.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger restent également dans l'épicentre. Le Niger a annoncé l’opération conjoint avec l’armée malienne. Les Forces de défense et de sécurité maliennes conduisent des opérations contre l’EIGS autour de la ville de Ménaka et dans les zones plus au sud, tout en escortant des convois au départ et à l’arrivée de cette localité. Le 24 mars, les forces spéciales du Niger ont également annoncé des opérations transfrontalières visant à poursuivre des éléments de l’EIGS à Hamarat, dans la région de Ménaka, a précisé le haut fonctionnaire.
Les pays africains voient que les Etats occidentaux actionnent tous les leviers possibles, y compris ceux de l'ONU, pour influencer la situation au Sahel. Le rapport publié sur les événements de mars 2022 à Moura est une nouvelle tentative de discréditer les efforts maliens de lutte contre l'extrémisme.
La Représentante de Russie a souligné l'insistance de Paris à prendre des mesures unilatérales pour renverser un régime indésirable à Bamako qui entrave les efforts de l'Afrique pour parvenir à la stabilité dans la région sahélo-saharienne. Selon Mme Evstigneeva, le rôle principal dans le maintien de la paix et de la sécurité au Sahel doit appartenir aux États de la région. En effet, l'assistance internationale doit être basée sur le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures, le respect de la souveraineté nationale et le principe « problèmes africains - solutions africaines ».
Pour conclure, la Représentante permanente a fait savoir que la Russie continuera à participer aux efforts collectifs visant à assurer la sécurité dans la région du Sahel et du Sahara en apportant son soutien aux États régionaux, en renforçant les capacités des forces armées, en formant le personnel militaire et les forces de l'ordre, et en fournissant une assistance humanitaire.
Sidy Doumbia