Un retraité contraint par la justice de se séparer de son coq Caruso... parce qu’il réveille les voisins
FRANCELa justice française a tranché. François devra se séparer de son coq. Le chant matinal de Caruso empêche en effet les voisins de dormir, relate France 3.
L’affaire se joue à Sallenôves, en Haute-Savoie (France), petit village d’à peine 700 habitants, où la population se déchire depuis juillet dernier au sujet d’un coq. Caruso aime chanter quand le soleil se lève mais un peu trop tôt et trop fort au goût des riverains tout proches, qu’il empêche de dormir. Rapidement, les remarques ont fusé à l’égard de François, 74 ans, et elles sont devenues progressivement plus radicales: “Un voisin m’a menacé en disant que si je laissais mon coq dans le champ, il ferait son boulot de chasseur...”, confie le retraité à France 3.
Face à l’impossibilité de trouver un terrain d’entente, un accord à l’amiable, le voisinage s’est tout d’abord adressé à la mairie. Une loi adoptée en janvier 2021 protège normalement le “patrimoine sensoriel des campagnes françaises”, ses “sons et ses odeurs”. Les cigales, les vaches, leurs bouses, le fumier, le bruit des tracteurs, des moissonneuses et... le chant du coq, en théorie. Toutefois, dans le cas présent, les plaignants étaient établis dans le village avant le coq et ce dernier ne représente qu'une “partie” du conflit qui les opposent à son propriétaire, indique la mairie.
Un conciliateur de justice a été mandaté et il a finalement tranché sur la base de ces arguments: à son grand désarroi, François devra donc se séparer de son coq Caruso d’ici le 31 mars prochain: “Ça me fait tellement de peine... Je n’ai pas les moyens de me défendre devant un tribunal”. Amer, il dénonce la perte du “caractère rural” de son village au profit de la “construction urbaine”...