jeudi 16 avril 2026
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Esclavage par ascendance à Kayes : Le gouvernement interpellé!

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Esclavage par ascendance à Kayes : Le  gouvernement interpellé!

Au Mali, plus précisément dans la première région, à Kayes, l’esclavage par ascendance se pratique de la pire des manières. Et ce malgré son interdiction. Depuis plusieurs années, des groupes d’esclavagistes se sont formés dans le but de terroriser toute personne qui prône l’abandon de l’esclavage coutumier.

 

 Des membres de l’association Gambana Xuu sont ciblés dans les villages. Selon des informations qui sont parvenues, ces groupuscules s’activent à l’étranger mobilisent beaucoup de fonds. Ils encadrent  et arment des jeunes, les incitent  à s’attaquer les villages qui rejettent l’esclavage coutumier. Le 5 avril dernier, ils font une descente extrêmement violente au village de Lany dans le cercle de Kayes. Le bilan est très lourd.

Ils reprochent aux personnes ciblées  d’avoir refusé d’être leurs esclaves traditionnels. Des hommes ‘’non noble’’ sont contraints de quitter leurs villages. D’autres subissent des sévices corporels assortis de fractures de leurs membres.  Dans la région de Kayes au Mali, des personnes sont toujours considérées comme des esclaves. Dans certaines communes, elles ne peuvent ni être maires ni imams. Dans la région de Kayes, ceux qui sont considérés comme esclaves n’ont aucun droit. Ils sont violentés au su et au vu des forces de l’ordre. Aujourd’hui, l’État  doit s’employer à lutter contre ce phénomène. D’ores et déjà, des membres de l’association anti-esclavage (Gambana Xuuu)  ont tapé du poing sur la table pour dire ‘’Trop c’est trop’’. Il faut que cela cesse sinon ils ne pourront plus se contenir face à cette injustice qui n’a que trop durée Cependant ils exhortent le gouvernement à s’impliquer davantage pour que la situation ne se dégénère pas.  

A.T.Dansoko/Malijet.com

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Commentaires (3)

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F
Fanga 10020 il y a 5 ans

Vos arguments sont absurdes ! D'abord, ce que les Maliens dénoncent, ce n'est pas "la région de Kayes", mais le comportement d'une petite minorité de personnes esclavagistes habitant dans la région de Kayes. Je vous rappelle que les victimes de l'esclavage dans cette région sont aussi kayesiens que leurs bourreaux. Ensuite, ce n'est pas parce que l'esclavage persiste aussi dans des régions du nord de notre pays pays que nous devrions le tolérer dans la région de Kayes. Bien au contraire. Prenez exemple à Kayes sur les régions du Mali qui ont su mettre fin à cette pratique honteuse d'un autre âge, pas sur les régions du nord faiblement peuplées par ailleurs dont certaines la pratiquent encore malheureusement. Enfin, concernant la référence à l'or que vous attribuez à la région de Kayes, c'est un argument régionaliste nauséabond qu'on écartera. Au Mali comme dans tous les pays voisins du nôtre et dans la plupart des pays du monde, la Constitution et la législation attribuent la propriété des richesses du sous-sol de tout le territoire à la "nation". Je vous rappelle aussi que les collectivités locales de Kayes bénéficient déjà à la fois de quelques dividendes liées à l'exploitation des mines et de transferts financiers de l'État central prélevé sur budget national. Les régions du Mali sont interdépendantes et sont dans le même bateau. Et c'est bien ainsi.

A
Anonyme il y a 5 ans

La propagande contre la région de Kayes est tenace au Mali. Pourtant c'est cette région qui permet au Mali,de ne pas suffoquer ,grâce à l'or , extrait pour engraisser des esclavagistes séculaires du nord. Personne n'est pour l'esclavage, mais la focalisation de ce débat sur notre région me semble perfide. Allez poser des questions aux bellas du nord,vous aurez de quoi écrire pour une année.

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

La résurgence de l'esclavage dans le Mali de 2020, au vu et au su du président de la République, du chef du gouvernement et des institutions publiques de notre pays ! Voici ce que prévoit le Titre III de notre Constitution actuelle dans son article 29 : "Le président de la République est le chef de l'État. Il est le gardien de la Constitution. Il incarne l'unité nationale. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, du respect des traités et accords internationaux. Il veille au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et assure la continuité de l'État." Or, dès l'article premier de notre Constitution, Titre premier, consacré aux droits et aux devoirs de la personne humaine, il est très fortement et solennellement affirmé la "sacralité" de la personne humaine et l'"égalité" des Maliens. "Article premier La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l'intégrité de sa personne. Article 2 Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l'origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l'opinion politique est prohibée. Article 3 Nul ne sera soumis à la torture, ni à des sévices ou traitements inhumains, cruels, dégradants ou humiliants. Tout individu, tout agent de l'État qui se rendrait coupable de tels actes, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, sera puni conformément à la loi." Aussi bien en matière de défense de la souveraineté et de l'intégrité du territoire nationales, qu'en matière d'effectivité des droits fondamentaux des Maliens, territoire et population étant deux des composantes de tout État, le régime et son chef de gouvernement actuel ont malheureusement failli. Le régime s'est montré faible à l'égard des séparatistes et des djihadistes, il s'est montré faible à l'égard des religieux dont certains sont allés aujourd'hui jusqu'à créer leur parti politique en violation de notre Constitution qui prohibe les partis politiques fondés sur la religion ou l'ethnie, il s'est montré faible en matière de lutte contre la corruption, et il se montre aujourd'hui faible et aveugle pour sévir fortement contre les esclavagistes dans notre pays.