jeudi 16 avril 2026
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L’Évolution de l’exploitation des terres, facteur primordial de conflit au Sahel

Par AFP 238 vues

 

Le rétrécissement de l'espace pastoral, "grignoté par l'expansion des terres agricoles" notamment en raison de politiques publiques favorisant l'agriculture, est un facteur primordial de conflit au Sahel, selon un rapport du centre d'analyse politique International Crisis Group (ICG) publié vendredi.

ICG estime que cette évolution de la façon d'exploiter les terres dans les trois pays du Sahel central (Mali, Burkina Faso et Niger) est un facteur plus déterminant que le changement climatique pour expliquer l'explosion ininterrompue des violences dans cette région d'Afrique frappée par le terrorisme, les tensions intercommunautaires et le banditisme.

Si la crise du pastoralisme nomade trouve ses origines dans les grandes sécheresses des années 1970 au Sahel, elle s'est "aggravée" depuis, notamment selon ICG à cause du "rétrécissement de l'espace pastoral, grignoté par l'expansion des terres agricoles" et de la "montée de certaines formes d'insécurité, comme le banditisme armé".

Dans le centre du Mali, cite en exemple ICG, les conflits locaux ne sont pas "le résultat d'une diminution des ressources" dû au réchauffement climatique, qui ont au contraire "globalement augmenté" depuis quinze ans, mais d'une modification "en profondeur (des) relations entre agriculteurs et pasteurs".

De plus, "les politiques publiques favorisent depuis longtemps les agriculteurs sédentaires au détriment des éleveurs nomades, phénomène dont il faudrait se soucier", met en garde en garde le centre d'analyse.

Les autorités sahéliennes doivent corriger "ce déséquilibre et trouver des solutions qui concilient les intérêts des différents systèmes de production", dit-il."Cette manière de mettre en relation jihadisme et réchauffement climatique au Sahel est peut-être également un moyen d'attirer l'aide financière en liant deux problématiques qui mobilisent particulièrement les bailleurs internationaux", note ICG.Quatre mille personnes ont été tuées en 2019 au Sahel central du fait des violences, selon l'ONU.

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Commentaires (1)

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C
Cheick il y a 5 ans

Voila une façon de préparer les esprits faibles aux tentatives de favoriser une communauté sur les autres de la zone du Sahel. Tout le monde est unanime, en premier les scientifiques, l'élevage extensif contribue à la destruction des ressources naturelles et aux changement climatique. Plusieurs exemples peuvent être donnés pour le démontrer. Vous (AFP, RFI, France 24) faites partie d'un réseau qui soutient le terrorisme dans le sahel dont un des objectifs est d'accorder des privilèges indus à une communauté au sahel, comme cela a été fait dans les années 90 au Nord du Mali. Il vous faut transformer le faux en vrai, et c'est sans scrupule que le vous le faites. Les Agriculteurs ne sont pas maudits pour avaler ces balivernes et accepter de céder leurs terres. Les Agriculteurs ne sont pas contre les éleveurs, cars ils sont généralement Agroéleveurs. Donc, en cas de difficultés, les États doivent créer les conditions d'un bon échanges entre eux pour trouver les meilleurs solutions. Les conflits actuels au Sahel sont exclusivement géostratégiques, initiés, alimentés et soutenus par des pays extérieurs à l'Afrique, généralement occidentaux