samedi 18 avril 2026
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Saison pluvieuse : le départ des aides ménagères.

Par Malijet 275 vues

 

La saison des pluies s’annonce à grand pas pour les aides ménagères de Bamako communément appelé « Barakaiden ou 52 ».

Dès l’annonce de la première pluie, les aides ménagères se préparent pour regagner leurs villages respectifs.

Venues de part et d’autre du Mali, ces jeunes filles peu instruites mènent une vie très difficile dans la capitale malienne afin de s’acheter leur trousseau de mariage avant de rentrer chez elles.

Payées entre dix mille à quinze mille francs CFA par mois, ces bonnes travaillent jour et nuit sans relâche.

De nos jours, rare sont les familles qui ne possèdent pas de « 52 » même celles qui ont des grandes filles chez elles.

En effet, certaines sont déjà parties d’autres se préparent à rejoindre leurs parents. Ainsi, ce départ de ces aides ménagères marque un grand vide dans nombreuses familles.

Cependant, ces jeunes filles quittent leurs villages pour diverses raisons:  certaines viennent pour pouvoir acheter leur trousseau de mariage mais contrairement à d’autres qui fuient à leurs traditions ; c’est à dire le mariage forcé.

Force est de constater que venir dans la grande ville ne marche pas pour la majeure partie des Bonnes.

La plupart se livrent à la prostitution, d’autres feront face aux arnaques mais surtout le plus dure est qu’a l’heure du retour au village pour les grands travaux champêtres, les jeunes filles sont confrontées à de nombreuses difficultés, comme celle de ne pas avoir l’intégralité de leurs salaires auprès de leurs employeurs. Tel est le cas de Djelika Traoré, une aide-ménagère à magnabougou Faso kanu qui travaille chez sa patronne depuis trois ans.

«C’est ma première fois de venir à Bamako. Je devais partir depuis longtemps mais jusqu’à présent je n’ai pas pu avoir l’intégralité de mon argent avec ma patronne » a-t-elle mentionnée Djelika.

Une autre « 52 » du nom de Salimata Coulibaly nous a fait savoir qu’elle vient à Bamako chaque année. Selon elle, toutes ses patronnes sont aimables et accueillantes. Donc elle n’a pas eu assez de difficultés.

A noter que ces aides ménagères jouent un très grand rôle dans certains foyers, car elles sont les premières à se lever et les dernières à se coucher. Ce sont elles les braves femmes qui changent la vie des femmes Bamakoise puisque personne ne peut s’en passer.

Diaka Sanogo, stagiaire Malijet.com

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Commentaires (1)

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M
Marie DEMBELE il y a 5 ans

Félicitations à ces servantes de maison, que Dieu les bénisse malgré les difficultés qu'elles rencontrent et leur accorde un très bon mariage.