samedi 18 avril 2026
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Mali: hommage aux morts de la contestation et médiation diplomatique

Par AFP 166 vues
Mali: hommage aux morts de la contestation et médiation diplomatique

 

Le mouvement de contestation qui réclame le départ du pouvoir en place au Mali appelle à rendre hommage aux victimes des récents troubles, tandis qu'une mission ouest-africaine s'emploie à désamorcer la crise pour éviter une nouvelle effusion de sang.
Ce vendredi devait initialement donner lieu à un nouveau rassemblement à risques à l'appel du mouvement dit du 5-Juin.Cette alliance hétérogène de chefs religieux et de personnalités du monde politique et de la société civile s'est ravisée mercredi, jour où arrivait une délégation de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) conduite par l'ancien président du Nigeria Goodluck Jonathan.

Dans l'intention apparente de laisser sa chance à la mission, le Mouvement du 5-Juin (M5) a opté pour ce vendredi pour un appel a priori moins lourd de menaces à prier dans toutes les mosquées du pays à la mémoire des hommes tués une semaine plus tôt.

Dans un climat d'exaspération nourrie depuis des années par l'instabilité sécuritaire et les épreuves du quotidien, la troisième grande manifestation contre le pouvoir depuis juin a dégénéré la semaine passée en trois jours de troubles civils, les plus graves qu'ait connus la capitale depuis 2012.

Bamako est préservée en temps normal des violences jihadistes et intercommunautaires qui endeuillent le nord et le centre du pays.Mais elle a vu alors se confirmer l'inquiétude formée devant la montée des colères depuis les législatives contestées de mars-avril.

La foule a attaqué le Parlement et la télévision nationale, des rues se sont dressées de barricades, et différents quartiers ont été le théâtre de saccages et d'affrontements entre lanceurs de pierres et forces de sécurité tirant à balles réelles.

La confrontation a fait 11 morts et 158 blessés selon le Premier ministre Boubou Cissé.Une division de la mission de l'ONU dans le pays (Minusma) parle de 14 manifestants tués, dont une femme et deux garçons.Le M5 va jusqu'à évoquer 23 morts.

Les autorités ont fait arrêter plusieurs leaders du M5 avant de les relâcher.Elles ont été critiquées de toutes parts pour un usage excessif de la force.Elles ont été accusées d'avoir recouru, pour une mission de maintien de l'ordre, à une unité d'élite antiterroriste.

- Démission "pas envisageable" -

"Malheureusement, il y a eu des dérapages, c'est très regrettable ce qui s'est passé, et nous nous en excusons.Evidemment une enquête judicaire sera ouverte", a dit le Premier ministre à la chaîne France 24. "Toute la lumière sera faite" et les "sanctions nécessaires" seront prises, a-t-il promis.

Le Mouvement du 5-Juin canalise des mécontentements multiples et profonds, contre la dégradation sécuritaire et l'incapacité à y faire face, le marasme économique et social, la défaillance de l'Etat, ou le discrédit répandu d'institutions suspectes de corruption.

La communauté internationale s'inquiète de cette escalade à l'issue imprévisible, dans une région elle-même tourmentée.

La mission de la Cédéao doit continuer vendredi à rencontrer les acteurs de la crise.Elle est composée de personnalités politiques et d'experts constitutionnalistes.

Ces derniers ont pour tâche d'aider à résoudre la querelle née de l'invalidation, après les législatives, d'une trentaine de résultats.Le président Ibrahim Boubacar Keïta s'est dit prêt à revenir sur cette invalidation.

Mais la mission doit aussi chercher à forger une réponse politique sur l'exercice du pouvoir et rapprocher des positions irréconciliables sur le papier.

Le M5 dit tenir le président pour responsable de tous les maux du pays et ne plus avoir pour mot d'ordre que sa démission et la "désobéissance civile".

Le président a tenté plusieurs ouvertures, y compris l'offre d'un gouvernement d'union nationale, sans succès jusqu'alors.Sa démission n'est "pas envisageable parce que le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta est un président qui a été élu démocratiquement", a dit le Premier ministre.

 

 

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Commentaires (1)

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Anonyme il y a 5 ans

IBK ET SON REGIME ONT INTOXIQUE LES MEMBRES DE LA MISSION DE BONS OFFICES DE LA CEDEAO. IBK et KARIM, COMME ILS SAVENT BIEN LE FAIRE, ONT CORROMPU LA CEDEAO EN METTANT A LEUR DISPOSITION DES FONDS VOLES ET DES FACILITES. LE M5 NE SE LAISSERA PAS FAIRE. CE SONT LES MALIENS QUI VIVENT ET SUBISSENT LES CONNERIES ET LES EFFETS NEGATIFS DE LA MAUVAISE GOUVERNACE DE IBK ET DE SON REGIME. LES MALIENS PATRIOTES N'ONT PAS BESOIN DE CETE MEDIATION DE LA CEDEAO. LE PEUPLE MALIEN NE L'A PAS DEMANDE. C'EST PAR COURTOISIE QUE LE M5 A RECU CETTE DELEGATION DE LA CEDEAO. LA LUTTE CONTINUE: IBK DOIT DEMISSIONNER :ET IL DEMISSIONNERA A cause de IBK et de son régime pourri et corrompu, le MALI a perdu Kidal et ne contrôle plus le Nord et le Centre du pays. A cause de IBK et de sa mauvaise gouvernance, le Mali ne contrôle plus qu'une petite portion de son territoire: Bamako et ses environs, les djihadistes et les bandits armes contrôlent plus de 95 % du territoire national. Peuple Malien, il ne faut pas rêver, la mauvaise gouvernance de IBK, de son fils KARIM KEITA et de ses complices a mis à terre le Mali. KARIM, Président de la commission Défense de l'Assemblée Nationale pendant plus de 7 ans, alors qu'il n'a pas les compétences pour gérer ce secteur, il n'est pas militaire, a détourné tous les fonds destinés à équiper les forces armées et de sécurité du MALI (FAMAS): plus de 1230 Milliards de FCFA se sont volatilisés sans que les FAMAS soient bien équipées et opérationnelles; Pire, le fils de IBK est dans toutes les affaires sales du pays, il a vendu tous les biens immobiliers (bâtiments administratifs, terrains, hôtels et campements, stations essences, etc); IBK et son fils KARIM pensent que le Mali est leur propriété privée; IBK, KARIM, Moussa TIMBINE et leurs complices sont les responsables de la débâcle actuelle du régime de IBK; KARIM, Président de la Commission Défense de l'Assemblée Nationale, a donné l'ordre à la force spéciale antiterroriste (FORSAT) de tirer à balles réelles sur les manifestants du 10 et du 11 juillet 2020, avec son ami Moussa TIMBINE Bilan: 24 morts et plus de 200 blessés par balles. IBK, KARIM, Moussa TIMBINE et Boubou CISSE ( le Premier Ministre de IBK) et la FORSAT sont les responsables de ces tueries inutiles; La récente démission de KARIM de son poste de Président de la Commission Défense de l'Assemblée Nationale du Mali est une manœuvre, une stratégie pour tenter de tromper le peuple Malien et d'échapper aux poursuites judiciaires. Mais IBK, KARIM, Moussa TIMBINE et tous les complices du régime d'IBK seront jugés par la Cour Pénale Internationale (CPI) car ils ont tous du sang sur leurs mains; IBK est chroniquement malade avec une forte addiction pour l'alcool; il ne respecte jamais ses engagements et il ne connaît que le langage de la violence c'est pourquoi il a donné l'ordre à la FORSAT de bâillonner les manifestants victimes de sa mauvaise gouvernance et de ses justices au quotidien les 10 et 11 Juillet 2020; A cause de la maladie et de l'alcool, IBK ne commet que des conneries et comme l'avait si bien dit un Président Français, François Mitterrand, paix à son âme, " il est plus difficile de sortir d'une connerie que d'en commettre une". IBK a commis trop de conneries et il ne pourra plus s'en sortir. La seule solution, c'est son départ de la Présidence de la République du Mali; D'autres Maliens plus compétents et plus patriotes vont le remplacer; Affaire à suivre...