lundi 20 avril 2026
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Résolution de la crise institutionnelle malienne : La CEDEAO ne peut se substituer au peuple souverain

Par Le Pélican 408 vues
Résolution de la crise institutionnelle malienne : La CEDEAO ne peut se substituer au peuple souverain

 

Le Mali est aujourd’hui  confronté à un problème existentiel  comme pays  souverain. C’est un pays  en guerre constante  depuis 2011 contre un ennemi invisible (ou fabriqué de toute pièce). Quand des communautés ethniques ne s’affrontent pas au nord comme au centre du pays. Les 4/5 de son intégrité territoriale, en dépit d’une présence massive de troupes étrangères dont Barkhane et la MINUSMA, échappent au contrôle de l’Etat qui est en déliquescence. Aucun segment de la société ne marche convenablement. La CEDEAO devrait plutôt aider le Mali à ressusciter qu’à lui imposer des sanctions injustes, par ce que simplement son peuple souverain a courageusement obtenu à  déposer son  Chef d’Etat despote. Que chaque pays membre balaye  dans sa  propre cour ! 

Depuis le début de la contestation, il y a quatre mois, du M5-RFP contre le régime d’IBK  jusqu’à l’obtention de la démission de celui-ci, par l’intervention de militaires patriotes du Comité national pour le Salut du Peuple (CNSP), la  CEDEAO ne cesse de s’agiter pour, indique-t-elle,  aider  les  maliens à régler leurs différends politiques.  A cet effet, l’ancien président nigérian, Googluk Jonathan,  le médiateur  de l’organisation ouest africaine, aura effectué au moins trois séjours en terre  malienne.

 

Mais lorsque l’on fait la synthèse des différentes discussions  qui ont lieu entre les leaders du M5 et la médiation CEDAO,  tout comme entre celle-ci et les membres du CNPS, l’on est en droit de comprendre que les Chefs d’Etat de la CEDEAO se moquent éperdument de la souffrance endurée par le peuple malien pour privilégier  le fauteuil de ses  dirigeants et leurs peaux.

Cette  assertion se  vérifie aisément à travers les agissements de la médiation CEDEAO. Sinon, comment peut-on  vouloir aider  efficacement un pays  membre à transcender ses différends  sociopolitiques quand  les responsables de la CEDEAO œuvrent  en réalité  à se substituer  au   peuple souverain de ce pays. En  lui imposant  ses solutions  standards de sortie de crise et des sanctions  économiques et financières?

C’est notamment  cette mission d’inféodation  du peuple  malien que  les  émissaires des Chefs d’Etat de l’organisation sous-régionale ouest africaine  sont  en train de mener   inlassablement dans notre pays.  N’ayant pas pu  empêcher la chute du  régime  despotique d’IBK, ils  font maintenant tout  pour sauver sa tête et celles des autres dignitaires qui l’aidaient à bâillonner et assujettir  le peuple malien.

En faisant procédant au chantage  des jeunes dirigeants du CNSP,  auxquels ils ont promis d’infliger de lourdes sanctions économiques au Mali et à leur encontre, les émissaires n’ont-ils pas déjà  obtenu la quasi relaxe de l’ex dirigeant despotique  dont le sort devrait être réservé à la justice de son pays?  IBK  est désormais autorisé d’aller se faire soigner dans un pays de son choix ou d’aller résider là où il désire au Mali. Mais  l’appartenance de notre pays à la CEDEAO peut-elle  spolier celui-ci de sa souveraineté à pouvoir résoudre soi-même ses différends sociopolitiques ? Certainement pas !

Ainsi le CNSP,  qui a indiqué avant-hier,  lors d’une conférence de presse au ministère de la Défense,  n’avoir obtenu aucun  compromis avec la médiation de la CEDEAO, hormis  l’acceptation de la liberté de circulation de l’ancien président, doit la faire comprendre qu’il ne peut seul engager l’ensemble du peuple malien. Qu’il faut forcément  attendre l’installation de la Transition. Une Transition dont la CEDEAO doit cesser de dicter au CNSP  sa future architecture.

Comme l’a réitéré Ismaël Wagué, le Porte-Parole du CNSP, le choix des membres et du président de la future Transition ne sera obtenu que par les soins de l’ensemble des Forces vives du Pays. Que la CEDEAO comprenne cela en cessant de trop s’immiscer dans nos problèmes. Car ceux de notre pays sont différents de ceux de la Guinée ou de la Côte d’Ivoire. Il en est de même pour les autres pays membres.

Le Mali est aujourd’hui confronté à un problème existentiel  comme pays  souverain. C’est un pays  en guerre constante  depuis 2011 contre un ennemi invisible (ou fabriqué de toute pièce).  Quand des communautés ethniques ne s’affrontent pas au nord et au centre du pays. Les 4/5 de son intégrité territoriale, en dépit d’une présence massive de troupes étrangères dont Barkhane et la MINUSMA, échappent au contrôle de l’Etat qui est en déliquescence. Aucun segment de la société ne marche convenablement. La CEDEAO devrait plutôt aider le Mali à ressusciter  qu’à lui imposer des sanctions injustes, parce que simplement son peuple souverain a courageusement obtenu à  déposer son  Chef d’Etat despote. Que chaque  pays membre balaye  dans sa  propre cour !

Gaoussou Madani Traoré

 

 

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Commentaires (13)

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D
Djamisco il y a 5 ans

Pour la détermination et la solidarité, la CEDEAO nous indique le bon chemin, pour nous approprier des décisions avec diligence pour la mise en évidence d'une sanction pour le fait du coup d'Etat qui est condamner pour la violation des textes de la communauté du fait l'objet du coup d'Etat au Président IBK le 18 Août 2020 qui est un acte qui est anticonstitutionnel, le coup d'Etat est un crime imprescriptible.

M
M'Bah il y a 5 ans

Au-delà des pays membres de la CEDEAO tout en indiquant que cet embargo intervient dans un contexte marqué par le renversement du pouvoir qui est un acte condamnable, l'insécurité du Sahel, entre autres ... Que le coup d'Etat qui est condamner, une chose anticonstitutionnel, aussi qui n'est pas susceptible de prescription à la loi qui mérite une sanction.

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John Kabay il y a 5 ans

Au cours de cette échange concession que le CNSP a appelé à un allègement, voire une levée des sanctions imposées par la CEDEAO contre notre pays, qu'on obtient notre tord pour la violation des textes de la communauté du fait l'objet du coup d'Etat au Président IBK le 18 Août 2020 qui est un acte qui est condamner, une chose anticonstitutionnel, aussi qui n'est pas susceptible de prescription à la loi qui mérite une sanction.

T
TerryMoh il y a 5 ans

Les discussions continuent jusqu’à ce qu’ils tombent sur le même point de compromis sur certains aspects, ainsi que les militaires proposent à la délégation médiatrice de la CEDEAO pour la mise en place d’une transition de 3 ans et un militaire en sa tête, que la majeure partie de la population sont pour cette décision pour le bonheur de cette nation.

B
Bandjougouba Diarra il y a 5 ans

Nous avons pu nous entendre sur certains points, mais pas encore sur l’ensemble des points que la CEDEAO et les militaires des points de discussions au tour d’une même table pour qu’une telle situation qui cause d’énorme faille en vue qu’une porte de sortie pourrait trouver afin que la stabilité, l’apaisement afin que la restauration définitive de la paix pourrait y avoir.

A
Abdoul Niang il y a 5 ans

Pour ce qui concerne la durée de la transition, je propose les 3 ans qui restent du pouvoir d'IBK comme transition et pour ça il faut vraiment coordonner les choses, réviser la constitution du Mali, jeter l'accord d'Alger, déchirer l'accord de défense entre le Mali et la France.

M
Malick Mounir Soumounou il y a 5 ans

Tout ce que je dis à la CEDEAO, de laisser les militaires faire la transition, parce que vraiment nous les maliens nous n'avions pas confiance aux hommes politiques maliens, ce sont eux qui ont tué le Mali depuis l'avènement de la démocratie à nos jours.

M
Mahamadou Nama Haidara il y a 5 ans

Pas que je suis malien que je suis contre les sanctions de la CEDEAO, non, je suis vraiment pour, il faut qu'on accepte les règles du jeu, où qu'on quitte le jeu. Dans la démocratie, le coup d'état est banni à jamais, donc si tu fais le coup d'état tu seras sanctionné et c'est tout à fait normal. Donc soit on est dans la démocratie soit, on ne l'est pas.

M
Moussa Doucouré il y a 5 ans

Laissons la CEDEAO faire son travail, il faut que vous les journalistes que vous informiez les maliens pour de bon, montrez au malien le respect de cette communauté. Si tu vois qu'elle vient ici, c'est pour nous aider à nous relever pas à mettre sa bouche dans la gestion de notre pays.

P
Paul Diarra il y a 5 ans

Tout d'abord je condamne le coup d'Etat fait au Président IBK le 18 Août 2020, c'est bien anticonstitutionnel, le coup d'Etat est un crime imprescriptible. Si tu vois que la CEDEAO nous sanctionne, c'est parce que nous sommes membre de la communauté et aussi nous avions l'obligation de respecter les textes de la communauté. Donc faire croire au peuple malien que nous sommes souverain que la CEDEAO ne peut s’immiscer dans notre affaire c'est faux.

F
FATOU TOGO il y a 5 ans

Pourvu que ces sanctions soient levées par la CEDEAO pour que les chose puissent redevenir comme avant sinon la situation d’embargo n’arrange personne encore moins le pays et c’est la population même qui en souffre le plus.

F
FATOU TOGO il y a 5 ans

Pourvu que ces sanctions soient levées par la CEDEAO pour que les chose puissent redevenir comme avant sinon la situation d’embargo n’arrange personne encore moins le pays et c’est la population même qui en souffre le plus.

A
Anonyme il y a 5 ans

Ce n'est pas le peuple qui s'est exprimé le 18 août,mais bien une bande de fêlés, qui a piétiné la constitution.