lundi 20 avril 2026
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Femme malienne : quelle place occupe-t-elle dans la société ?

Par Le Pays 323 vues
Femme malienne : quelle place occupe-t-elle dans la société ?

La situation de la femme dans les pays d’Afrique subsaharienne, des indépendances à nos jours, a toujours été une préoccupation importante dans les politiques d’éducation et du développement. Tout en reconnaissant les avancées de sa situation sociale, économique et culturelle, la femme reste encore dans les pays de l’Afrique de l’Ouest à l’ombre de l’homme et tributaires en grande partie des décisions masculines. Elles sont considérées comme des épouses qui n’ont qu’un seul rôle, s’occuper de la famille, du foyer et des enfants.

 

Dans la société malienne, la femme a toujours occupé une place de premier choix en sa qualité d’épouse et de mère, de travailleuse et de citoyenne. Elle est considérée comme le pilier du foyer et a un rôle de production et reproduction. Son rôle d’épouse et de mère lui donne un véritable statut social. Ce statut lui confère un rôle de ménagère, quelles que soient les activités économiques qu’elles mènent. Elle est celle qui est chargée entre autres des tâches domestiques et surtout l’éducation des enfants ainsi que leur socialisation. Ces taches sont parfois longues et pénibles.

 

La société lui donne la charge morale de gardienne des us et coutumes et même gérante de l’honneur et de la responsabilité de la famille. Si l’époux est mal habillé ou sale, d’après la société, c’est de la faute à la femme, la mauvaise conduite d’un enfant est attribuée à la mère qui en est blâmée. La petite fille est élevée à être dépendante et soumise. Dans la plupart des cas, son éducation scolaire n’est pas une priorité contrairement à celle du garçon qui est considéré comme un investissement par les parents d’où au Mali comme en Afrique en général, les hommes et les femmes sont caractérisés par des différences au niveau de la scolarisation, de la division du travail à la maison comme au service, de l’exercice du pouvoir coutumier et institutionnel, mais aussi du pouvoir de décision.  La fille est élevée à devenir mère et épouse plutôt que citoyenne et responsable, on lui apprend à jouer un second rôle alors que le garçon doit être indépendant, dominateur et volontaire. Adolescent, il est déjà associé à certaines prises de décision de la famille ou il va jusqu’à remplacer le père absent dans certains cas. Certains parents vont jusqu’à choisir pour la fille des études généralement littéraires et/ ou courtes.

Cette situation d’infériorisation de la fille laisse parfois des séquelles chez la femme à l’âge adulte. Dans certaines ethnies, par exemple chez les peulhs, la fille est élevée à ne pas élever le ton et à garder la tête baissée quand elle s’adresse aux adultes ou à l’homme or ne dit-on pas que le pouvoir de dire est un moyen de s’assumer et de se libérer des préjugés et des discriminations de l’ordre patriarcal. Selon Ahmadou Kourouma « la relation de la femme à la parole se résume à trois noms qui ont la même signification : résignation, silence, soumission ». Là où les hommes parlent, les femmes n’ont pas droit à la parole, ce qui illustre bien l’adage qui dit que « quand le coq chante, la poule se tait ». Une telle éducation est pleine de préjugés et de stéréotypes qui accompagnent la femme dans son âge adulte, dans sa vie privée et dans celle publique.

Les femmes maliennes à l’instar des autres femmes de la sous-région ouest-africaine, se trouvent confrontées à la persistance du système patriarcal qui en confiant l’exercice du pouvoir à l’homme les exclut de la prise de décision et les maintient dans leur rôle d’épouses. Alors qu’elles doivent être au cœur même des changements qui s’opèrent dans les structures sociales et familiales, ainsi que dans le processus de démocratisation économique et politique dont elles sont les premières à subir les conséquences.

En dépit de la femme européenne, la femme africaine particulièrement malienne a un rôle particulier dans la société. Elle est considérée comme celle qui doit s’occuper de tous dans le foyer. Les responsabilités politiques sont souvent interdites pour la femme africaine.

 

Thérèse Kamaté, stagiaire

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Commentaires (5)

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N
n il y a 5 ans

Idéalement, une Femme devrait pouvoir remplir son rôle - qui consiste à s’occuper de la famille, du foyer et des enfants - SANS être soumise à des violences ... non ? * Si donc tel était le cas IDEAL, alors pourquoi ce mouvement vers un projet de loi qui protégerait les Femmes ? * Il n'est pas question du tout d'extirper les femmes de leur rôle central de se réaliser en tant que pivot de la famille - bien au contraire !! ......................................................................................................... Beaucoup trop de Maliennes gardent le silence sur leur souffrance de peur d’être victimes de représailles ou d’exclusion. ......................................................................................................... C'est ça la réalité - et c'est ça le moteur du projet de loi. ......................................................................................................... Faut arrêter de détourner du sujet principal, et plutôt aller vivre une année en brousse (y'a pas que Bko au Mali) pour se rendre compte qu'une loi protectrice ne peut faire que du bien, vu que le temps qu'elle prendrait à faire évoluer les esprits ne se mesurera malheureusement pas en années comptées sur les doigts d'une seule main ...

S
sèkè il y a 5 ans

"...Elles sont considérées comme des épouses qui n’ont qu’un seul rôle, s’occuper de la famille, du foyer et des enfants..." pourtant c'est depuis que vous <femmes> avez démissionné de cet rôle que vos enfants <hommes> sont devenus vos bourreaux .... les lois n'y changeront rien, si vous ne retournez pas au foyer revoir l'éducation des "homme" pendant qu'ils sont encore enfants...vous délaissez votre rôle naturelle de première éducatrice, pour courir derrière l'argent, les postes et les positions sociales pour ensuite vous plaindre des conséquences...? le mimétisme de la société occidentale ne marchera pas ici ! je ne dis pas ça pour plaire...jetez moi la pierre...mais réfléchissez objectivement ! à + !

A
Anonyme il y a 5 ans

Malheureusement avec cette superstition arabe appelée l'islam, féodale, obscurantiste et bien sûr moyenâgeuse à souhait, Nous, Nègres, sommes encore à la peine: les Hommes, et encore plus les Femmes!!! Une seule solution: sortir de cette Société <musulmane>, féodale, traditionnelle, dont le maître et seigneur arabe a converti nos Ancêtres à coups de trique et de sabre!!! La religion des pauvres, c’est bien cette superstition féodale et obscurantiste arabe appelée… l’islam, ce fléau qui sème la désolation partout! Pas étonnant puisqu’il sort du turban d’un menteur dénommé Mahomet qui s’inspira, et du Judaïsme et du Christianisme! Malheureusement cet énergumène était analphabète, illettré, inculte, de surcroît voleur, violeur, pédophile, brigand et esclavagiste, autoproclamé… prophète! L’islam, malheureusement pour nous, est une hydre malfaisante, puante et mortifère pour toutes les Populations Noires, aussi à majorité analphabète, illettrée, inculte et donc ignorante! L’islam pour nous Nègres, est donc cette autre maladie des pauvres puisque nous en avons fait un Patrimoine National en oubliant que cette foutaise arabe été à l’origine imposée à nos ancêtres, à coups de trique et de sabre ! L’islam est l’ennemi de la Liberté! La religion des pauvres, c’est bien cette superstition arabe appelée… l’islam, ce fléau qui sème la désolation partout! Pas étonnant puisqu’il sort du turban d’un menteur dénommé Mahomet qui s’inspira, et du Judaïsme et du Christianisme! Malheureusement cet énergumène était analphabète, illettré, inculte, de surcroît voleur, violeur, pédophile, brigand et esclavagiste, autoproclamé… prophète! Et quelqu’un disait même, et à juste raison, que l’islam, ce sont les Plus Grandes Chaînes qu’on ait mises aux pieds de l’Humanité! Seule donc la discrétion de cette rétrograde superstition musulmane dans l’espace publique permet la rationalité du débat entre Citoyens! Pas d’Etat donc dans l’Etat! C’est l’entrisme partout dans nos quotidiens donc ! C’est la possibilité de s’accrocher à la Loi des Hommes par la Loi d’Allah! L’islam est une superstition, ou religion des pauvres, théocratique, qui impose un corpus juridico-politique! L’islam veut dire… Soumission L’islam parle de Paix! Oui, on a la Paix quand on est soumis! C’est à dire la Paix des musulmans quand on est soumis à l’islam ! L’islam est profondément politique, et comme toutes les superstitions, veut régler le Temps et l’Espace: le Temps par le cri du muezzin, donc les prières, tout comme l’église avec les cloches, l’Espace, pour construire des mosquées!Encore une fois, tout comme le Judaïsme et la Chrétienté avec les synagogues et les églises, dont cette superstition n’est qu’une pâle copie d’ailleurs! L’islam avec le Voile ou le Djellaba, c’est pour visibiliser l’islam, donc coloniser l’espace, coloniser la vision, raison pour laquelle on se dit depuis qu’au Mali, au Sénégal, on est en Terre d’islam! Ne pas oublier qu’une Femme qui porte le voile vous dit tout simplement, et dès le départ, NE M’APPROCHEZ PAS car en tant que musulmane, mais pas en tant que CITOYENNE! Cette Femme nous dit aussi: Vous ne pouvez pas me tendre la main, Vous ne pouvez pas m’embrasser, Je n’ai pas à être Seule avec Vous! Voilà ce que signifie… le Voile! L’islam pour nous Nègres, est donc cette autre maladie des pauvres puisque nous en avons fait un Patrimoine National en oubliant que cette foutaise arabe été à l’origine imposée à nos ancêtres, à coups de trique et de sabre ! L’islam est l’ennemi de la Liberté! C’est l’entrisme partout dans nos quotidiens donc ! C’est la possibilité de s’accrocher à la Loi des Hommes par la Loi d’Allah! L’islam est une superstition, ou religion des pauvres, théocratique, qui impose un corpus juridico-politique! L’islam veut dire… Soumission L’islam parle de Paix! Oui, on a la Paix quand on est soumis! C’est à dire la Paix des musulmans quand on est soumis à l’islam ! L’islam est profondément politique, et comme toutes les superstitions, veut régler le Temps et l’Espace: le Temps par le cri du muezzin, donc les prières, tout comme l’église avec les cloches, l’Espace, pour construire des mosquées! Encore une fois, tout comme le Judaïsme et la Chrétienté avec les synagogues et les églises, dont cette superstition n’est qu’une pâle copie d’ailleurs! L’islam avec le Voile ou le Djellaba, c’est pour visibiliser l’islam, donc coloniser l’espace, coloniser la vision, raison pour laquelle on se dit depuis qu’au Mali, au Sénégal, on est en Terre d’islam! Ne pas oublier qu’une Femme qui porte le voile vous dit tout simplement, et dès le départ, NE M’APPROCHEZ PAS car en tant que musulmane, pas en tant que CITOYENNE! Ainsi dans nos rues, à Bamako surtout, quelle colère que de voir nos mères, nos sœurs et nos filles enfoulardées portant ce voile islamique, devenues aussi de ce fait des femmes-corbeaux, gardiennes de la morale islamique, toutes de noir vêtues! Quelqu’un a déjà dit:l’islam, ce sont les Plus Grandes Chaînes qu’on ait mises au pied de l’HUMANITE! C’est donc pour dire que seule la discrétion de ces superstitions dans l’espace publique permet la rationalité du débat entre Citoyens! Donc surtout pas d’Etat dans l’Etat!!! Enfin l’islam n’est pas seulement qu’une simple superstition arabe, il est aussi pour ces barbares, tout à la fois révélation, doctrine, code de vie et organisation de la Société! A ce titre il reste donc FONDAMENTALEMENT INCOMPATIBLE avec tout Régime Républicain!!

N
n il y a 5 ans

.- Un homme, si opprimé soit-il, trouve un être à opprimer : sa femme ! Thomas Sankara * Selon certaines réactions, le mot 'genre' porterait à confusion - puisqu'il sert d'échapatoire aux opposants à l'égalité entre hommes/femmes au motif que ce serait le trou de souris par lequel les homos pourraient s'engouffrer pour leur protection perso ... Vu le peu d'effet protecteur du préambule et des articles 1, 2 et 3 de la Constitution ... vu le peu d'effet protecteur au niveau des fillettes sans défense, qu'on traîne encore aujourd'hui chez une exciseuse, il serait illusoire d'attendre un quelconque effet protecteur venant du mot "GENRE" présent dans l'actuel avant-projet de loi ... mais passons: Vu l'urgence d'avancer sur le terrain de la protection des Femmes, .................................................................................................................... les imam doivent trouver un autre prétexte pour faire opposition à un texte qui les dérange - et ce serait du bon sens de supprimer le mot 'genre' à ce jour, et déminer ce terrain si honteusement ensablé par certains rétrogrades ... Prendre les Femmes en otage - ça ne peut plus marcher ! :)

E
et si on avançait ? il y a 5 ans

L’avenir des maliennes se joue-t-il à Nioro ? Il s’était fait attendre, mais l’avant-projet de loi portant sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) au Mali a enfin pu voir le jour grâce à la courageuse Bintou Founé Samaké. -------------------------------------------------------------------------------------------- Il fait cependant face à de vives critiques par certains chefs religieux. Le chérif de Nioro, Bouyé Haïdara, a déjà dénoncé le texte dans un prêche le 24 décembre 2020 et a même demandé le limogeage de la Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. La polémique repose notamment sur les mesures concernant les violences faites aux femmes dont l’excision ainsi que sur leur statut administratif. * Le but du projet est de protéger toutes les maliennes contre les violences basées sur le genre (physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques) par la prévention, la répression et surtout la prise en charge de toutes les victimes de ces dernières années. Avec cet avant-projet de loi, aucune « coutume », tradition ou soit disant habitude communautaire ne pourra justifier un acte de violence sur une sœur malienne, et des sanctions importantes sont prévues pour leurs auteurs. ---------------------------------------------------------------------------------------- C’est une réelle avancée pour la condition de la femme malienne, un gage de paix et d’équilibre sur l’ensemble du Mali où au moins 2/3 des femmes ont déjà subi des violences une fois dans leur vie. *......................................................................................................... Beaucoup trop de maliennes gardent le silence sur leur souffrance de peur d’être victimes de représailles ou d’exclusion. ........................................................................................................... En cette période de troubles où les violences faites aux femmes explosent, la validation d’un telle loi devient encore plus urgente. ............................................................................................................ Maintenant que cet avant-projet a vu le jour, Bouyé Haïdara le rejette au titre de la tradition. ................................................................................................................ Mais rien, pas même cette tradition ne peut justifier la moindre violence faite aux femmes. * Le chérif de Nioro, dit vouloir aller dans le sens de la Transition mais semble refuser de vivre avec son temps. ................................................................................................................. .Il demande même « la tête » de Madame Bintou Founé Samaké sans même avoir échangé avec elle. *** La situation s’était déjà produite en 2019 lorsqu’avec l’Imam Dicko, il avait obtenu l’annulation de la révision du Code des personnes et de la famille. *** Ce serait une grande preuve de maturité que d’échanger sur la question avec la ministre. * Elle est en effet la représentante de toutes les maliennes - et qui mieux qu’elle peut parler en leur nom. Les temps changent et il faut accepter de vivre avec, pour le bien de TOUS les maliens. *** S’il ne l’accepte pas, ---------------------------------------------------------------------------------------------- Bouyé Haïdara risque rapidement de voir son discours rejoindre dangereusement celui que défendent les groupes terroristes qui engendrent tant de souffrances au Mali. " *** (Merci Aïcha Sangaré)