mardi 21 avril 2026
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La lutte contre la présence de l’armée française au Mali : la place de la liberté sera-t-elle au rendez-vous le 20 janvier?

Par Le Combat 321 vues
La lutte contre la présence de l’armée française au Mali : la place de la liberté sera-t-elle au rendez-vous le 20 janvier?

L’armée malienne soufflera sa 59e bougie le 20 janvier prochain. Ça sera une occasion pour les autorités de faire le point sur les acquis et de combler les lacunes au sein de cette armée malienne. Cependant, après l’intervention française au nord-Mali en 2012 contre les groupes terroristes, certaines associations se préparent à battre le pavé à la place de la liberté pour de demander le départ de la France au Mali. Pour ceux-ci, cette dernière serait impliquée dans beaucoup de choses qui minent l’intérêt du pays.

 

Depuis les évènements de 2012 à aujourd’hui,  jour pour jour le nord du Mali est sous le contrôle des groupes djihadistes et cela,  même après l’intervention des forces françaises.

C’est face à cette situation et de beaucoup d’autres incohérences que certaines Association et plateforme se préparent à envahir la place de la liberté le 20 janvier pour demander aux autorités du pays et à la face du monde, leur volonté qui est de rester avec les FAMAS au Mali et non la France.

Puisque pour eux, tant que le pays est sous le contrôle de la France il n’y aura pas de paix au Mali. Alors qu’au même moment on parle ( l’armée française) qu’elle assure les cortèges des personnalités entre le centre et le nord du pays. Mais la vraie question est de savoir si le départ de l’armée française est une idée partagée.

En tout cas, il n’est caché à personne l’intérêt que la France a pour l’Afrique et plus précisément le Nord-Mali dont la conférence de Nuremberg avait proclamé, appartenant à l’Europe de l’époque.

Toutefois, ce 20 janvier pourrait être un moment propice pour les autorités du pays à revoir la stratégie de l’armée sur le terrain, bien que des avancées soient observées.

Tout compte fait, la lutte antiterroriste devrait être notre préoccupation au lieu de se focaliser sur une question d’indépendance de l’armée malienne. Que cela ne tienne, l’intérêt de la vie de la nation doit primer sur tout.

Lansine Coulibaly

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Commentaires (3)

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A
Anonyme il y a 5 ans

Bonjour les crétins ignorant le degré de déconfiture du pays.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

Bonjour, Personne n'a un moyen de jauger le degré de patriotisme de l'autre ou des autres. Nous aimons tous notre pays. Vous avez le droit d'apprécier la situation Malienne et l'apport de nos partenaires pour la sécurisation et la maintien de la paix au Mali. Certains critiquent (c'est leur droit) cet apport au vu de la situation sécuritaire critique au Mali. Chacun(ne) est responsable de ses opinions et appréciations. Respectons les points de vue des uns et des autres. La question, aujourd'hui, est posée : faut-il dire à nos partenaires de quitter le Mali sans avoir une solution de rechange ? Une lettre ouverte en ligne publiee par Dr Anasser Ag Rhissa tente de répondre à cette question et de proposer une solution consensuelle pour y arriver. Que répondez-vous à la question précédente ? Voir cette lettre ouverte à l'adresse Facebook suivante : https://m.facebook.com/malijetactu/posts/3763894730312929 Dans le cas où la coopération et le partenariat continuent avec nos partenaires, que proposez-vous pour les améliorer ? Ouvrons-nous les uns aux autres, dialoguons et échangeons pour trouver la solution idoine pour répondre efficacement à la situation actuelle. L'apport et l'implication de tous les acteurs (Maliens et leurs partenaires) sont vivement souhaités. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] r TEL au Mali : 78731461

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

"En tout cas, il n'est caché à personne l'intérêt que la France a pour l'Afrique et plus précisément le Nord-Mali dont la conférence de Nuremberg avait proclamé, appartenant à l'Europe de l’époque." Une correction et une observation. Correction. - Ce n'est pas la conférence de Nuremberg qui a organisé le partage de l'Afrique, mais la conférence de Berlin entre 1884 et 1885 à l'initiative du chancelier Otto von Bismarck, conférence à laquelle ont participé l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la Belgique, le Danemark, l'Empire ottoman, l'Espagne, la France, l'Italie, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Russie, la Suède et les USA. Quant à la ville de Nuremberg, elle est plus associée historiquement au nazisme et à la seconde guerre mondiale. Observation. - Ça serait bien de cesser d'employer "nord-Mali" ou, pire, "Nord-Mali" comme le fait le journaliste. "Nord-Mali", "Sud-Mali", "Est-Mali" et "Ouest-Mali" sont des termes qui ne correspondent à aucune réalité historique, politique, juridique, économique et culturelle. Ce sont des termes qui sont véhiculés au Mali pour préparer intellectuellement les Maliens à la division politique de leur pays sur une une base artificiellement régionaliste ou fédéraliste ou même à l'indépendance. On a vu récemment ce phénomène en Afrique avec le Soudan. Pour parer ça, je crois qu'il serait plus indiqué d'employer "nord du Mali", "sud du Mali", etc. (nord, sud, est, ouest en minuscules).