mardi 21 avril 2026
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Sorties de l’Imam Dicko, du M5-Rfp, du Front de refus de l’application de l’accord d’Alger et des anciens députés : Va-t-on vers un front commun contre la transition ?

Par L'Inter de Bamako 193 vues
Sorties de l’Imam Dicko, du M5-Rfp, du Front de refus de l’application de l’accord d’Alger et des anciens députés : Va-t-on vers un front commun contre la transition ?

Au moment où les agitations syndicales se calment, le front politique est de nouveau en ébullition. La publication du Manifeste pour la refondation du Mali de l’iman Mahamoud Dicko, des conférences de presse musclées organisées par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), les anciens députés de la 6ème législature et le meeting du Front de refus de l’application de l’Accord d’Alger sont les signes avant coureurs d’une nouvelle tension politique contre la transition.

 

Pour sa part, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée, jeudi le 4 février, dénoncé les initiatives et démarches solitaires et les manœuvres subreptices mises en scène pour donner l’impression d’inclusivité, purement factice, du processus de relecture des textes électoraux engagé par la junte, et refuse que les forces sociopolitiques qui le composent soient réduites à jouer le rôle de faire-valoir et de caution de crédibilité à un tel jeu trouble.

Aussi, déclare-t-il solennellement se démarquer des dérives et insuffisances, et continuer à porter les justes et légitimes revendications du Peuple malien qu’il entend faire aboutir par tous les moyens légaux et démocratiques.

Quant aux anciens députés de la 6ème législature, ils ont, au cours d’une conférence de presse, demandé leur rétablissement dans leur droit. Par la même occasion, ils réclament la dissolution du Conseil national de transition (CNT) qui à leurs yeux ne reflète pas l’émanation du peuple malien.

Le Front du refus de l’application de l’accord d’Alger n’est pas resté en marge. Il a organisé un meeting populaire, samedi le 6 février, à la Bourse du travail. Les organisateurs demandent aux autorités de la transition de ne pas appliquer l’accord d’Alger comme elles souhaitent le faire.

Les partisans de Ras Bath, eux aussi, étaient dans la rue pour demander sa libération. Malheureusement, ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes.

Au regard de cette situation, il est fort possible que les uns et les autres mettent de côté leurs rancœurs pour former un front commun contre les autorités de la transition qui cristallisent aujourd’hui des mécontentements.

Yoro SOW

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Commentaires (1)

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F
Fanga 10020 il y a 5 ans

C'est dommage que le régime actuel à dominante militaire manque de vision et prenne en compte, dans l'opacité totale, la volonté non du peuple malien, mais de la dite communauté internationale et des dits partenaires techniques et financiers. Pourtant, tout montre très clairement au Mali que l'application intégrale de l'accord dit d'Alger et la modification de la Constitution pour concrétiser la fédéralisation du Mali masquée sous la forme atténuée de régionalisation politique est pour le peuple malien la ligne rouge à ne pas franchir. Il n'est pas besoin d'être grand analyste politique pour savoir qu'il est inopportun et suicidaire politiquement de s'engager dans cette voie. La question de qui exerce le pouvoir et qui sont nommés aux postes à responsabilité dans l'État relève de la politique. Beaucoup d'injustice et d'illégalités peuvent passer dans ce domaine. La question de la "relecture" de l'accord dit d'Alger avant de l'appliquer poussivement et de la non-modification de la Constitution pour réorganiser le Mali sur une base de régionalisme politique ou de fédéralisme relève quant à elle du patriotisme. Il ne sera pas possible ici de faire du grand n'importe quoi sans protestation énergique du peuple. Nul besoin d'être devin pour savoir que les Maliens vont se mobiliser massivement dans les prochaines semaines pour des considérations patriotiques, au-delà de tout clivage politique, partisan et religieux, pour faire avorter les projets anti-nationaux préparés par les officines dans l'opacité et sur le dos du peuple malien.