mardi 21 avril 2026
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Protection de l’environnement: interdiction d’exportation du bois de sciage

Par Info Matin 178 vues
Protection de l’environnement: interdiction d’exportation du bois de sciage

Le ministre de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, Mme Bernadette KEITA, a animé un point de presse, le vendredi dernier, pour annoncer l’application de l’arrêté interministériel interdisant l’exportation du bois d’œuvre ou bois de sciage dans notre pays. L’avantage de cette décision, en plus la préservation de notre environnement, sera son impact économique.

 

Le pays assiste depuis des décennies à la coupe abusive de ses forêts destinées à l’exportation en l’absence d’un contrôle strict et à d’une réglementation rigoureuse. Conséquence : en trente ans, le pays a perdu la moitié de la superficie de ses forêts. Ainsi, de 32 millions d’hectares de forêts recensés en 1985, le pays n’en compte plus qu’environ 17 millions.

Face à la situation, le ministère de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, avec le ministère du Commerce et de la promotion de l’investissement, et celui de l’Economie et des finances, ont pris un arrêté interministériel le 1er février 2021 pour suspendre l’exportation du bois de sciage, une activité entretenue par des ressortissants d’un Etat pays puissant.

Avant cet arrêté interministériel, plusieurs textes ont été adoptés dont la finalité était de préserver notre environnement, a rappelé le ministre Mme Bernadette KEITA. Malheureusement, ces textes n’ont pas pu assurer l’exécution correcte des mesures de restauration, d’une part, et un contrôle efficace des quantités de bois à prélever, d’autre part, notamment le bois de sciage. C’est pour corriger ces insuffisances qu’ils ont eu recours à l’arrêté interministériel.

Selon le ministre Mme Bernadette KEITA, l’application de cette décision a un double avantage pour notre pays.
Elle permettra de protéger les forêts contre la coupe abusive en tout en précisant davantage le niveau de transformation requis par les textes en vigueur pour bénéficier d’une autorisation d’exploitation ou d’exportation du bois.

En outre, elle aura l’avantage de la transformation sur place du bois pour l’amélioration de son apport pour notre économie, à travers la création d’emplois et le relèvement du niveau d’industrialisation des unités de transformation.

La finalité de cette mesure, poursuit le ministre de l’Environnement, est de créer un cadre favorable permettant d’organisation de la filière bois du pays dans le respect des engagements régionaux et internationaux dans le cadre de la lutte contre la désertification, les changements climatiques, la restauration de la biodiversité, la dégradation des terres…

De son côté, le Directeur national des Eaux et forêts a indiqué que cette décision arrive au moment où les réserves des forêts des régions de Kayes et de Sikasso sont fortement menacées par l’exportation du bois. C’est pourquoi il s’est réjoui de l’arrêté interministériel qui va permettre de valoriser les produits forestiers du pays comme indiqué par le ministre.

Sans cette disposition, le laisser-aller dans ce secteur aura un impact très dangereux sur notre environnement avec ses conséquences sur l’agriculture, a soutenu le Directeur national.

Par Sikou BAH

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Commentaires (2)

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L
le guéni il y a 5 ans

Le bois GUENI et le sort qu'on y réserve au Mali - illustration ::: --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Le couvert végétal du Mali est plus important que celui d’Afrique du sud et du Kenya, mais il y a plus d’animaux dans leurs brousses respectives qu’au Mali . Cela est tout simplement dû au fait que les lois votées ne sont pas transgressées dans ces pays où toutes les espèces sont protégées, à savoir et les animaux, et la végétation. Le cas malien est très désespérant car il y a violation tous les jours des lois qui protègent notre couvert végétal et toute la faune qui s’y trouve. *********************************************************************************************** En plein centre de Bamako dans la zone industrielle par exemple, des milliers de troncs de Guéni ou guénou (appelé aussi bois de vêne), éparpillés au sol comme des allumettes, attendent d'être empilés dans des conteneurs direction la Chine. En une seule journée on exporte vers la Chine autant de bois qu'il faudrait pour permettre à tous les artisans du Mali de travailler pendant une année ... L’opération se répète chaque jour, ce qui fait environ 200'000 à 300'000 arbres PAR AN qui transitent par cette entreprise malienne. Pour ceux qui ne connaissent pas le Guéni, ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- c’est tout simplement le bois le plus précieux du Mali. Il est indispensable à la confection des balafons, des meubles, des masques et même des djembés. ................................................................................................................................... Ceci n’est pas un commerce ordinaire, car à cette cadence, dans 3 ans maximum il n’y aura plus de bois de Guéni au Mali. Et il faut pratiquement 100 ans pour qu’un arbre atteigne cette taille. C’est un pillage total et définitif qui s’opère sous nos yeux. D'ici trois ans, il n'y aura plus de Guéni pour les artisans maliens ! /Merci à l'Inconnu qui a rédigé ces lignes :)

D
Diawara il y a 5 ans

MAINTENANT LE MINISTÈRE DES EAUX ET FORETS A DU PAIN SUR LA PLANCHE CAR IL FAUT VEILLER A CE QUE CET ARRÊTÉ SOIT RESPECTE ET CELA NE PEUT SE FAIRE QU'AVEC UN CONTRÔLE RIGOUREUX ET QUOTIDIEN SINON CERTAINS SONT PRÊTS A TOUT POUR SE FAIRE DE L'ARGENT