Lutte contre les VBG : Une trentaine d’agents de la chaine pénale outillés par Wildaf-Mali
Une trentaine d’agents de la chaine pénale ont bénéficié d’un atelier de renforcement des capacités sur les violences basées sur le genre (VBG) initié par Wildaf-Mali et avocats sans frontière. Tenu à l’université ISPRIC du 14 au 16 juin 2021, la cérémonie d’ouverture était présidée par l’avocat au barreau de Lion, Joëlle C. Clément.
Le projet justice pour les survivantes de la violence basée sur le genre (JUGE) prône la lutte contre l’impunité des acteurs de VBG et VSLC, l’adoption des textes législatifs protecteurs des droits de la femme pour une justice sociale et équitable. Pour Ramata Diallo de Wildaf-Mali, l’initiative de cet atelier est venue d’une observation faite dans le cadre des violences basées sur le genre. Suivant l’insuffisance de la prise en charge des VBG, les médecins, les avocats, la police et la gendarmerie acteurs de la chaine pénale ont été ciblés pour une formation de trois jours, a-t-elle rappelé Mme Diallo. Il s’agissait aussi pour les organisateurs d’outiller les participants à une meilleure prise en charge des VGB dont ils connaissent les démarches appropriées face à elles. Que la prise en charge ne soit pas seulement entre les mains des médecins et des juges mais que les autorités en charge des enquêtes préliminaires la fassent avec beaucoup de professionnalisme.
Selon le coordinateur du projet JUGE, Yssouf Dao, il s’agit de rendre performante la chaine pénale pour répondre à hauteur du crime perpétré par les auteurs des violences basées sur le genre. Il convient aussi de rappeler au cours de cette formation que ces acteurs doivent travailler en concert pour rendre justice aux victimes. Pour ceux qui livrent les jeunes filles à des mariages précoces sachent aussi que les temps ont changé et que les mentalités doivent aussi évoluer.
A.Ouattara/Malijet.com