mercredi 22 avril 2026
Contact
Malijet

Programme Initiative spotlight: Session de renforcement des capacités des acteurs clés pour mieux contribuer à l'amélioration du cadre législatif et politique de lutte contre les VBG.

Par Malijet 447 vues

Ce Jeudi 12 Août 2021 au centre Aoua KEITA de Bamako, a eu lieu la cérémonie d'ouverture de la session de renforcement des capacités des Associations de défense des droits des femmes, d'OSC et des défenseures des droits humains sur les lois et textes d'application relatifs aux thématiques des droits des femmes et VBG  ainsi qu'à l'utilisation des mécanismes d'échanges avec les acteurs gouvernementaux ( Ministère, Conseil National et Régionaux) pour mieux contribuer à l'amélioration du cadre législatif et politique de lutte contre les VBG.  Prévu du 12 au 14 Août 2021, l'atelier enregistre la participation de 50 personnes membres de 20 associations dont les OSC, celles de défense des droits des femmes et Para juristes.

En effet la cérémonie d'ouverture a été présidée par M. Issa NIAMBELE, Maire de la Commune III avec à ses côtés Mme Traoré Zeinab NADJI, Associée à la Protection/SGBV et Représentante du Représentant de UNHCR Mali et M. Madani KOUMARE, Responsable du cabinet BREFADE.

L'initiative Spotlight est initiée par l'Union Européenne et les Nations Unies pour éliminer la violence à l'égard des femmes et des filles. Elle est ainsi nommée car elle attire l'attention sur ce problème, l'amène sous les projecteurs et le place au cœur des efforts menés pour atteindre l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, en accord avec les objectifs de Développement Durables à l'horizon 2030.

Au Mali, ce programme est mis en œuvre par 5 agences du système des nations unies à savoir ONUFEMMES, PNUD, UNFPA, UNHCR et UNICEF en partenariat avec la délégation de l'Union Européenne au Mali, le Gouvernement du Mali à travers des Ministères de tutelle et les OSC dans les domaines constituant les Six piliers.

Concernant les 6 piliers du programme, Mme  Traoré Zeinab NADJI après avoir remercié les participants de leur venue, a tenu à les rappeler dans son allocution : " ce programme de " Prévention et Réponse aux violences faites aux femmes et aux filles au Mali pour la période initiale de 2018 à 2022" comporte six principaux piliers : L'amélioration de l'environnement législatif et politique pour qu'il soit conforme aux conventions internationales ; le renforcement des capacités des institutions nationales en matière d'application de la loi et de planification stratégique ; la disponibilité et l'accès aux services de qualité pour une prise en charge holistique et équitable à l'endroit des survivantes; la disponibilité de données statistiques quantitatives et qualitatives actualisées ; et le renforcement des organisations de défense des droits des femmes en vue d'influencer les politiques et pratiques visant l'élimination des violences."

 Ainsi dit, cet atelier de renforcement de capacités s'inscrit donc dans le cadre du pilier 1 et se veut être un espace d'échange et de partage entre les acteurs de la société civile, les représentants de l'Etat, agents du Système de Nations Unies, Représentant de l'Union Européenne et autre acteurs clés intervenant dans la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles. Il sera également une plateforme de réflexion et de préparation pour des connaissances et compétences plus affinés au service de cette cause.

Pour les participants, les attentes sont nombreuses après les trois jours de formation. Ils ont évoqué entre autres une connaissance plus approfondie du thème de l'atelier, avoir des bases pour lutter efficacement contre les VBG, expliquer les droits de la femme et aussi le droit de l'homme afin que chacun puisse connaître ses droits et savoir où aller en cas d'abus de droit ou bien même de VBG.

 Ainsi, l'importance d'une telle activité n'est pas passée inaperçue aux yeux du Maire de la Commune III qui affirme ceci :" La cérémonie qui nous réunit ce matin revêt une grande importance pour tous, car elle porte sur les femmes et les violences basées sur le genre qui sont des préoccupations majeures des plus hautes autorités. En effet, toute initiative qui concourt à apporter une réponse à la problématique d'adoption de mesures et législations relatives aux violences basées sur le genre/ violences faites aux femmes au Mali est encouragée et volontairement accompagné à tous les niveaux. "

Il est à rappeler que ces activités seront organisées à l'intérieur du pays notamment à Kayes( 40 participants de 20 organisations), à Koulikoro ( 40 participants de 20 organisations),  à Sikasso ( 40 participants de 20 organisations), et à Ségou (45 participants de 20 organisations).

Pour les organisateurs, ces renforcements de capacités des acteurs est un passage indispensable pour la protection des femmes et des filles ; le Respect, la réalisation et l'évolution des droits qui protègent les femmes, les jeunes, les enfants et les personnes victimes de discrimination croisée.

Ils projettent comme résultats attendus la contribution des acteurs aux processus d'amélioration du cadre législatif et politique de lutte contre les VBG, de protection efficace des victimes et de poursuite contre les coupables de VFF, VBG, les acteurs étatiques rendront des  comptes à leurs citoyens en matière d'élaboration et d'évaluation de lois et politiques pour mettre fin aux VFF, VBG, l'implication des femmes et des experts à la matière dans le développement, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques et législations pour lutter contre ces violences et promouvoir  les droits à la SSR etc...

AFANOU KADIA DOUMBIA/Malijet.com    

Partager:

Commentaires (1)

Laisser un commentaire

C
Certitude il y a 4 ans

du n'importe koi. BREFADe aligne des chiffres et des osc bidons alors que les vraies sont connues en la matière. Prener liste osc auprès des nations unies par exemple au lieu de trier selon humeur