jeudi 23 avril 2026
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Micro-trottoir sur l’expulsion de JOËL MEYER: Les Bamakois s’expriment

Par Mali Tribune 289 vues
Micro-trottoir sur l’expulsion de JOËL MEYER: Les Bamakois s’expriment

Depuis l'expulsion de l’ambassadeur de la France du Mali, les avis divergent sur les réseaux sociaux et dans les grins. Nous avons recueilli quelques témoignages de Bamakois.

Yéhia Ag Agaly (bibliothécaire) :

« Je n'ai pas personnellement aimé qu'on en arrive jusqu'à l'expulsion de l'ambassadeur de France. J'aurais voulu une convocation pour explication et avertissement. C'est avant tout un pays qui nous a sauvé en 2012 et qui a déployé des moyens conséquents pour notre sécurité, quoique contestée. Aujourd'hui, il est nécessaire de savoir si nos autorités ont les moyens de leur politique. Je suggérerais à nos autorités et aux Français de mettre un peu d'eau dans leur vin. Cette situation ne grandit personne. Trouvons une solution dans le respect et l'entente».

Hadiaratou Togo (étudiante en journalisme)

 « Je trouve qu'il faut vite trouver un compromis, car les relations diplomatiques sont très importantes».

Oumar Traoré (étudiant) « Franchement, je suis attristé. En faisant cela, le gouvernement de transition aura réussi à unir contre lui toute la classe politique française, mais aussi ses soutiens naturels. C'est-à-dire les Maliens ou Africains qui vivent en France puisque cette expulsion va mettre dans une situation inconfortable tous ceux qui seront tentés de soutenir la transition ».

Abdoul Aziz Touré (géographe/activiste) « Quand tu qualifies quelqu’un d’irresponsable et d’illégitime, c’est que tu ne reconnais pas sa légalité donc il n’y a pas un accord qui vous lie. Si vous êtes un Etat légal, vous ne pouvez pas travailler avec un Etat illégal. C’est aussi simple que ça. Donc, si la France clarifie sa position, reconnaît la légalité et la légitimité des autorités maliennes, en ce moment nous pouvons travailler ensemble. Les nations doivent se traiter d’égale à égale».

Boureima Soulo (journaliste) « Pour moi, les ministres français des Armées et celui des Affaires étrangères ont insulté nos autorités de la transition. Nos autorités en retour ont insulté aussi leurs homologues. Le porte-parole du gouvernement a demandé à la ministre des Armées de se taire. Le ministre des Affaires étrangères a fait de même. Aujourd’hui, les autorités de transition ont cultivé le sentiment anti-français depuis la chute d’IBK».

Drissa Coulibaly (professeur en philosophie) « Je trouve que c’est une décision nationaliste qui veut montrer sans doute au peuple malien et à la communauté internationale que le Mali est un Etat souverain. Parce qu'il ne faut pas oublier aussi le jeu de la France contre le Mali. La France est en train de mobiliser le monde entier sans exception contre le Mali. Cette expulsion est une manière pour les autorités actuelles de se faire respecter».

Issa Maïga (chirurgien) : « L’expulsion de l’ambassadeur français de notre pays est un acte qui était plus que nécessaire. Il s’agit d’une décision que nous saluons. Nos autorités agissent en droite ligne des aspirations du peuple malien. On se sent en phase avec leurs visions. On sent que les autorités ont la même vision que le peuple malien aujourd’hui et agissent dans ce sens-là. Les autorités françaises doivent saisir cette expulsion de leur ambassadeur et prendre cela comme une sommation afin de pouvoir revenir à de meilleurs sentiments et à la raison au lieu de mettre la pression et à faire du terrorisme politique et diplomatique ».

Propos recueillis par 

Ousmane Mahamane

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Commentaires (2)

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D
diop mimi il y a 4 ans

76615975 rencontre à Bamako avec jolie sénégalaise Je baizz très bien Suis agréable au lit

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

L'entetement et la politique de l'autruche desserviront :le Mali. QUE DE TEMPS ET D'ARGENT PERDUS SUITE A CET EMBARGO DU MALI DU AUX SANCTIONS DE LA CEDEAO et de l'UEMOA Rapprochons-nous de nos freres et soeurs Des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA. Acce'lerons pour Fournir le chronogramme re'aliste et raisonnable pour une transition de 16 mois (souhait de l'UA) ou bien 17 mois (ma proposition) ou mieux sur 06 mois (ve'ritable souhait de la CEDEAO).. Ainsi, toutes Les sanctions seront le've'es. Arretons de nous asphyxier a Travers le jusqu'au boutisme Des uns et Des autres. Pensons aux conse'quences sur nos populations (du Mali et de la sous-re'gion) et sur le Mali. Comme je disais : A-t-on besoin de faire intervenir Macky Sall et l'Alge'rie comme le propose le Se'ne'galais Alioune Tine ? Un dialogue franc et sincere entre la CEDEAO et le Mali suffit pour e'tablir le consensus ne'cessaire. L'UA a demarre' ce dialogue MAIS ce n'est pas a l'UA d'e'tablir le calendrier e'lectoral. C'est au Mali a Travers un consensus entre tous Les acteurs de le faire. Car Comme disait Alassane Ouattara, President Ivoirien, le Mali doit prendre des initiatives (contacter la CEDEAO et Lui proposer une dure'e raisonnable avec un calendrier acceptable et le respecter dans des conditions acceptables par la CEDEAO). Le Secretaire Ge'ne'ral de l'ONU et son envoye' le Pre'sident Togolais viennent d'obtenir de Assimi GOITA l'acceptation de deux ans de transition. L'UA parle de seize mois de transition. Finalement, pour quelle dure'e de la transition y a t il consensus ? Que de temps perdu pour rien. Que de pertes inutiles d'argent pour nous et nos voisins. Comme je disais : Malgre' Les sanctions Lourdes et disproportionne'es inflige'es au Mali et aux Maliens, dans une meme famille, on ne livre pas une Guerre a son frere et a sa soeur car on est condamne' a se reconcilier. C'est le cas entre Les freres et soeurs Maliens et ceux des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA. Seules la cohe'sion et l'unite' dans l'action permettront a nos forces arme'es, de de'fense et de se'curite', a celles de nos freres et soeurs des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA et a celles de nos partenaires de vaincre l'adversite'. Nos forces sont Les ciments de cette cohe'sion et de cette unite'. Comprenons-nous et Reconcilions-nous pour ce faire. Comprenons ce qui nous est arrive'. Pleurons ensemble ce qui nous est arrive' et reconcilions-nous pour le Bonheur de TOUS car nos destins sont lie's. Oui, il y a eu des SANCTIONS LOURDES ET IMMEDIATES DE LA CEDEAO A L'ENCONTRE DU MALI (sanctions e'conomiques et financieres) ET DES AUTORITE'S DE TRANSITION (toujours pour Les 150 personnalite's, gel des avoirs et interdiction de Voyager), mais reconcilions-nous pour avancer ensemble pour le Bonheur de TOUS et pour l'avenir de nos enfants et de nos pays. Entendons-nous sur ce qui est possible et mettons de cote' Les divergences inutiles. LA CEDEAO EXIGE une transition politique acceptable avec un chronogramme acceptable et convenu ET le suivi de progrès satisfaisants réalisés dans la mise en œuvre du chronogramme des élections. La CEDEAO conseille de se focaliser principalement pendant la transition sur les activite's favorisant le retour a l'ordre constitutionnel normal, donc, se concentrer sur les e'lections (pre'sidentielle, le'gislative et le re'fe'rendum constitutionnel) et ce qu'il faut pour leur organisation. J'avais propose' une pre'-transition de cinq mois de'die'e a ces e'lections suivie d'une transition d'un an. Cette proposition n'avait pas e'te' accepte'e ET pourtant Elle aurait du l'etre en l'amendant si on se re'fere a ce qui vient d'etre accepte' ou en voie d'acceptation via la proposition de l'UA (de 16 mois de transition, pratiquement identique a la mienne qui proposait en tout 17 mois de transition e'lections incluses). J'accuse la CEDEAO et Les autorite's de transition d'avoir re'fuse' ce compromis que j'avais propose' depuis longtemps et de l'accepter maintenant ou de vouloir l'accepter, a Travers la proposition de l'UA, apres tant de pertes et de de'gats pour nous, nos voisins et la communaute' Internationale. Dommage, Dommage et Dommage. Personne n'a le monopole du patriotisme ou de l"amour du Mali Mais certains ont le monopole du blocage. Normalement, Assimi GOITA doit de'missionner ainsi que le Premier Ministre et le Pre'sident du CNT. Les sanctions (individuelles ainsi qu'e'conomiques et financieres) doivent etre leve'es. La CEDEAO et l'UEMOA doivent etre sanctionne'es ainsi que la communaute' Internationale pour avoir tarde' d:agir et pour avoir pris de mauvaises de'cisions. Ensemble, sans blocage et en suivant Les regles de Bonne Gouvernance et un controle scrupuleux du chronogramme associe' a cette transition, nous y arriverons. Il faudrait changer de Premier Ministre et les ministres. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL 002 2 3 95955792 TEL 002 2 7 81204817