Convention 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles : Consultation des acteurs interministériels sur le premier rapport publié
La salle de conférence du Ministère de l'artisanat, de la culture, de l'industrie hôtelière et du tourisme a servi de cadre, le 9 juin 2022, à la réunion de consultation interministérielle sur la rapport périodique quadriennal (RPQ) 2018-2021 du Mali, relatif à la mise en œuvre de la convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Il s’agit pour les participants de faire des propositions, suggestions, critiques sur le rapport présenté afin de bien préparer le second rapport sur la convetion 2005, prévu pour 2024.
Cette réunion présidée par Mamadou Cissé, conseiller technique au ministère de l'artisanat, intervient après le lancement officiel et la conférence débat tenus sur ledit rapport dont la production a été financée par l'Agence Suédoise de coopération internationale au développement (ASDI) à travers l'USAID. Processus, résultats et perspectives du rapport ont été au centre des discussions, échanges faits par Moulaye Coulibaly de la Direction nationale du patrimoine culturel (DNPC), non moins point focal de la convention au Mali, dont le service (DNPC) est porteur du rapport, et les délgués des différents départements minitériels et membres du comité national de mise en œuvre et de suivi de la convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expréssions culturelles.
Selon Moulaye Coulibaly, Directeur de la DNPC, les objectifs fixés par le rapport étaient au nombre de quatre: soutenir les systèmes de gouvernance durables de la culture; parvenir à un échange équilibré des biens et services et accroître la mobilité des artistes et des professionnels; inclure la culture dans le cadre de développement durable; promotion de droit de l’Homme et liberté fondamentale. De l’avis du point focal de la convention 2005 au Mali, Moulaye Coulibaly, parmi les objectifs cités dessus, ce qui les intéresse (les participants à la consultation), ce sont les questions transversales relevant du domaine culturel. Il ressort du rapport que la formation des acteurs de la socité civile, membres du comité national de mise en œuvre et de suivi de la convention, la formation des membres du comité, atelier de redaction et de mise en commun des informations collectées, ont été autres actes posés pour son élaboration.
En termes de résultats, dit Couliblay Moulaye, concernant les quatre objectifs et les onze domaines de suivi de la convention, 25 politiques et messages ont été collectés et enregistrés ; les mesures et initiatives réalisées par les organisations de la société civile ont été collectées et enregirtées aussi. Sur les questions transversales également, des enregistrements et collectes ont été faits. Concernant les défis posés, Moulaye a rappelé par exemple les difficultés d’accès aux documents et aux archives sur les politiques, mesures et idées dans les structures publiques et privées dues au manque de tri et de classement des documents. Comme recommandations, il a demandé de garantir et renforcer l’assiette de perception des redevances des droits d’auteurs auprès des sociétés de téléphonie mobile en vue de promouvoir la promotion des artistes; d’informer et sensibiliser les artistes du secteur informel à s’enregistrer au bureau malien des droits d’auteurs ; d’impliquer les organisations de la société dans la production des données statistiques culturelles. Comme perspectives, Moulaye a annoncé la diffusion du RPQ auprès des institutions publiques, des départements ministériels, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers et du secteur privé, etc.
Des suggestions, propositions et recommandations ont été formulées par les participants afin d’analyser le rapport pour l’amélioration du contenu du prochain rapport prévu pour 2024.
Hadama B. FOFANA