Dossier/non-voyants : Un monde parallèle
Les non-voyants au Mali sont confrontés à d’énormes difficultés. Une formation adéquate et leur intégration à la fonction publique sont parmi leurs soucis aujourd’hui.
Au Mali, les difficultés ne manquent pas pour les handicapés visuels : le manque de moyen financier est le premier obstacle rencontré par la majorité.
Sans d’autres alternatives, beaucoup se mettent au bord des routes, pour mendier alors qu’ils peuvent bien travailler. Certes, il y a des écoles qui sont à leur disposition, mais plusieurs d’entre eux n’ont pas les moyens d’y accéder.
Les préjugés sociaux ont un impact sur leurs avancées. Ils ont du mal à se marier car beaucoup pensent qu’être aveugle est synonyme de pauvreté. Ils sont sous-estimés et parfois même méprisés.
En second lieu, les aveugles ont de grandes de difficultés de déplacement. Rares sont ceux qui ont leurs propres moyens de déplacement. Dans la circulation, il n’existe pas de panneaux de signalisation sonore pour que ces aveugles puissent s’orienter eux-mêmes. Les aveugles qui n’ont pas de moyens de déplacement sont obligés de marcher accompagnés, d’emprunter des Sotrama, ou de passer des journées sur place.
Au plan éducatif, les handicapés visuels ont une école et un Centre de formation construit par l’Etat malien. Cependant, la prise en charge de l’internant devient de plus en plus difficile, selon Hadji Barry, président de l’Union malienne des aveugles (Umav).
Le peu de handicapés visuels au Mali qui arrivent à terminer leur cursus scolaire sont confrontés à la problématique de l’emploi. Leur intégration à la fonction publique et une prime spéciale. Dans cette enquête, nous avons essayé de faire le tour de la question.