mercredi 22 avril 2026
Contact
Malijet

Carte d’identité biométrique du Mali : La confection est assurée par une société malienne et non une entreprise allemande

Par Lerepublicainmali 1,456 vues

La carte d’identité biométrique est conçue au Mali et par des Maliens à travers la société malienne M-SI, expérimentée dans le domaine de la biométrie. La base de données et tous les équipements sont au Mali. C’est l’assurance donnée par un proche du dossier qui a tenu à apporter des éclaircissements suite à une autre version des faits constatée. En effet, dit notre interlocuteur, la carte d’identité biométrique est confectionnée par une société malienne du nom de M-SI, et non une société allemande. La production est totalement assurée par une société malienne.

En effet, le gouvernement du Mali a décidé la mise en circulation de la  carte d’identité biométrique conformément aux normes  de la CEDEAO à travers  le décret N°2022 0639/PT-RM du 3 novembre 2022. Selon le décret l’instituant, la carte  nationale d’identité biométrique sécurisée est obligatoire à partir de 15 ans avec une durée de validité de 5 ans. La première dotation est gratuite, mais  le renouvellement est payant. Elle remplace de plein droit la carte NINA, la carte d’identité nationale et la carte consulaire.  Selon le même document, le système de gestion et de production de la carte nationale d’identité biométrique  sécurisée  est placé sous la responsabilité du ministre chargé de la sécurité. En outre, le précieux sésame est fabriqué à partir d’une matière plastique  en polycarbonate comprenant tous les dispositifs  de sécurité destinés à éliminer les risques de falsification ou de contrefaçon. Le  décret renseigne  que la carte  nationale d’identité biométrique sécurisée, document administratif national, peut assurer d’autres fonctions en dehors de l’identification nationale. Il est précisé aussi  que  l’actuelle carte nationale d’identité  reste valide, au maximum une année, après la délivrance des premières cartes nationales d’identité biométriques sécurisées. Ce  délai peut être prorogé par un arrêté du ministre chargé de la Sécurité.  Et les anciennes cartes nationales  d’identité et consulaires, et la carte du numéro d’identification nationale (NINA) sont remises aux autorités compétentes lors de la délivrance de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée. « L’entrée en vigueur de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée met fin à la production et à la délivrance  de la carte NINA, la carte d’identité nationale et la carte consulaire », a signalé le document.

« Pour une question  de sécurité nationale »

En effet, la gestion de la carte  d’identité biométrique est liée aux données biométriques de tous les citoyens dont s’occupe la Cellule de traitement  des données d’état civil (CTDEC). Cela engage la sécurité intérieure et pour des raisons de sécurité, il ne peut pas être procédé à un appel d’offres ouvert comme les marchés ordinaires (fournitures de produits ou matériels courant) et cela ne sous-entend aucunement qu’il y a un manque quelconque de transparence, selon un responsable du département de la sécurité.

Le rôle de Dermalog

Le rôle de Dermalog Identifacation Systems Gmbh  dans le processus est la fourniture  de certains équipements et la formation du personnel malien dans un volet bien établi de  transfert de compétences. Cela n’est pas une première au Mali. En dehors de ces deux volets, aucune société étrangère n’interfère dans la gestion des données des citoyens maliens qui relève même de notre sécurité nationale. L’entreprise  M-SI en charge de la confection et de la production de la carte par son expérience a déjà produit plus de trois millions de cartes biométriques avec les structures maliennes, ce qui est une fierté.

Hadama B. FOFANA

Partager:

Commentaires (1)

Laisser un commentaire

F
Fanga 10020 il y a 3 ans

La précision que la "confection est assurée par une société malienne et non une entreprise allemande" est très bonne ! Mais ce n'est rassurant qu'à moitié. Une entreprise allemande est bien impliquée dans le processus de fabrication de la carte nationale d'identité biométrique et il est très facile de nos jours de faire fuiter les données personnelles des citoyens puisque tout est numérisé. Une entreprise allemande opérant au Mali a l'aval de l'État d'Allemagne à qui les données maliennes pourraient être communiquées. L'Allemagne étant à son tour dans une alliance politique, économique et militaire avec la France et les USA, les données personnelles pourront être communiquées à ces autres pays et utilisées contre les Maliens qui s'opposeraient aux intérêts en Afrique des pays occidentaux. On le voit actuellement avec l'implication de l'Allemagne dans la MINUSMA qui lui permet d'être l'agent principal d'information des ses amis occidentaux et de l'ONU sur ce qu'il se passe au Mali sur le terrain. Une atteinte est ainsi portée à la souveraineté nationale du Mali. Je fais cette remarque aussi parce qu'étant critique à l'égard de la politique au Mali et en Afrique de la France, la junte française ne cesse de me harceler administrativement, politiquement et intellectuellement, après avoir récupérés auprès de l'administrateur du site Malijet mon email lié à mon pseudo et l'adresse IP de mon appareil de connexion avec lequel je publie régulièrement mes commentaires. La pression sur les Politiques qui défendent au Mali l'intérêt national est encore plus grande provenant des Occidentaux et de la France s'ils ont facilement leurs données personnelles. Des opérateurs économiques maliens peuvent facilement perdre des marchés face aux entreprises étrangères occidentales si leurs données et ce qu'il font au Mali ne sont pas protégés au niveau national. Il faut tendre à un niveau de protection des Maliens et de leurs données personnelles aussi élevé que celui accordé à leurs citoyens par ces pays qui mettent à longueur de journée leurs bouches dans les affaires intérieures du Mali. Sans cela, la défense de la souveraineté nationale ne sera pas complète. Je ne suis pas opposé aux entreprises allemandes au Mali. Au contraire. Mais je crois que les autorités publiques doivent distinguer les activités "économiques ordinaires" des "activités économiques économiques sensibles qui présentent un risque significatif sur la souveraineté nationale". S'il n'est pas possible de réserver entièrement aux entreprises nationales du Mali ces activités économiques sensibles, il ne faudrait les déléguer qu'à des entreprises publiques étrangères de pays qui n'ont pas eu avec le Mali de lien d'esclavage ou de colonisation et qui présenteront des garanties qu'ils ne communiqueront pas des données ou des secrets aux pays impérialistes susceptibles d'être utilisés contre le Mali.