Les péagistes expriment leur ras-le-bol.
Le vendredi 10 mars 2023 au siège du centrale démocratique des travailleurs, les militants de la section syndicale des péagistes du Mali (SSPM) ont exprimé leur ras-le-bol après l'échec dans les négociations pour la satisfaction de leurs doléances exprimées dans leur préavis de grève du 19 décembre 2022. Ils dénoncent l'absence de volonté de la part de la direction des fonds d'entretien routier.
C'est en marge d'une assemblée informative, que les militants du SSPM, ont exprimé leur mécontentement face au blocage qui persiste quant-à la régularisation de leur situation par rapport aux deux principaux points de revendications contenus dans le préavis de grève déposé le 19 décembre 2022.
Selon M. Seydou Diallo, secrétaire général du SSPM, la commission de conciliation, mise en place à la suite de leur préavis de décembre dernier, avait abouti à la création d'une commission technique composée d'experts. Et c'est l'application des résultats de cette commission technique qui fait l'objet de blocage du fait de la mauvaise foi de la direction du FER, a-t-il annoncé. Raison pour laquelle les péagistes demandent le départ de la directrice et du contrôleur interne du FER.
Les péagistes se disent prêts à faire tout ce qu'il faut pour obtenir ce qui leur revient de droit et dont ils ont été privés depuis 17 ans.
Pour rappel, les deux points essentiels des revendications du SSPM sont : la régularisation des avancements du personnel du péage conformément aux dispositions de l'accord d'établissement avec les rappels des différentiels de salaire y afférant, le calcul et le rappel des primes d'ancienneté avant 2013 pour le personnel recruté antérieurement conformément aux dispositions du code de travail.
S.Guindo/Malijet.com