mercredi 22 avril 2026
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Motos-taxis à Bamako : de vrais passeports pour la morgue !

Par Malijet 1,286 vues
Motos-taxis à Bamako : de vrais passeports pour la morgue !

Les moyens de transport dans la capitale des 03 caïmans en plein développement continuent de défrayer la chronique. Les véhicules personnels, les camions, les bennes, les Sotramas, les tricycles et les mototaxis poussent dans la circulation comme des champignons. Après avoir dénoncé avec véhémence les comportements hystériques des chauffeurs et apprentis de Sotramas, nous nous arrogeons aujourd’hui le droit de nous intéresser aux Télimani, ces engins de mort à deux-roues qui sèment la terreur sur les artères publiques et dans les rues.

Les conducteurs de ces macabres bolides, adeptes de la vitesse et avides d’argent, continuent à exceller dans leur sport favori qui consiste à distribuer le trépas et à handicaper à vie leurs clients qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Ces pilotes de mototaxis au rabais, eu égard à la crise d’emploi des jeunes, abandonnent leurs villages d’origine pour courir à Bamako se taper un engin et arpentent les rues de Bamako à la recherche du pognon. Ils ignorent totalement le code de la route, ce qui les amène à circuler sauvagement et à provoquer des accidents mortels.

La conduite en état d’ivresse, le culte de la vitesse pour avoir le maximum d’argent, le refus de se reposer en cas de fatigue sont les principales causes de ces accidents aussi spectaculaires que tragiques.

Nos épouses et nos sœurs, qui ont préféré les Télimani aux taxis pour des raisons pécuniaires, continuent d’être les malheureuses victimes des accidents provoqués par les conducteurs imprudents et inexpérimentés de ces TVS qui se multiplient comme les étoiles du ciel. La plupart d’entre elles ont soit perdu un pied, soit les deux. Les traumatismes crâniens et les fractures au niveau du dos, des épaules et des bras viennent compléter la liste des dégâts causés par ces motos exécutrices.

Le moment, n’est-il pas venu de mettre un terme à ce laxisme ahurissant affiché par les autorités au plus haut niveau en réglementant le secteur ?

Le ministère de la sécurité et de la protection des personnes doit pleinement jouer son rôle pour s’attaquer au phénomène et tenter de réduire considérablement le taux d’accidents provoqués par les Télimani et leurs grands frères les tricycles communément appelés les Katakatani.

Au Mali, certaines habitudes ont la vie dure. Pour remettre les pendules à l’heure et en finir avec ces accidents provoqués par les pilotes de ces engins de mort, un contrôle strict s’impose. Ils doivent être suffisamment formés aux règles élémentaires de la circulation. Il convient aussi d’exiger d’eux un permis de conduire. La connaissance du code de la route doit être pour eux la condition sine die que non pour toute velléité de conduite d’engin. Avec l’adoption de ces mesures draconiennes, les taux d’accident devraient absolument baisser.

A.T.Dansoko/Malijet.com

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