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CISP Mali : Journée de réflexion sur les stratégies politiques à mettre en place pour l’implication des femmes dans la lutte contre les VBG

Par Malijet 4,754 vues
CISP Mali : Journée de réflexion sur les stratégies politiques à mettre en place pour l’implication des femmes dans la lutte contre les VBG

Le CISP et ses partenaires ont organisé, le jeudi 23 novembre 2023, une journée de réflexion sur les stratégies politiques à mettre en place pour l’implication des femmes dans la lutte contre les VBG au Mali. Déroulée au siège du CISP, elle était présidée par la Représentante Pays du CISP au Mali, Mme Kawthar BENLAKDHAR, assistée de Mme Eveline CHEVALIER, avec la présence de plusieurs associations et ONG impliquées dans la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Le Comité International pour le Développement des Peuples (CISP) continue d’œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des femmes et des filles. Au Mali, dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) à l’encontre des femmes et des filles, le CISP a organisé une journée de réflexion sur les stratégies politiques à mettre en place pour l’implication des femmes dans la lutte contre les VBG.

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Cette journée de réflexion a permis de discuter des problèmes majeurs et des obstacles qui se posent dans la lutte contre les VBG. Bien avant, les participants ont assisté à la projection de trois capsules dont 2 témoignages de femmes qui subissent des violences physiques et morales et la dernière mettait en valeur le combat d’une défenseuse des droits des Femmes au Mali.
Mme Nasroune Walet Ouefane, Directrice exécutive de l’ONG ASDEMIN a fait une brève présentation de son parcours et de son combat contre les VBG précisément dans les régions du Nord. Elle s’implique dans la formation et la sensibilisation des femmes et des filles sur leurs droits à la scolarité, à un bon traitement social, une implication politique et à devenir des femmes leaders dans leur communauté. Elle a conclu par cette phrase qui dit : « Nous sommes nous-mêmes les acteurs du changement ».
Ainsi, les discussions se sont ouvertes par cette question : « Où sont les Femmes ? », la thématique principale de cette journée.
Cela a donc suscité un véritable débat sur les actions menées sur le terrain, la position des femmes face à cette situation et l’implication des autorités dans les procédures judiciaires.

Nous retenons une méconnaissance des textes par les victimes, la non application des textes par les autorités judiciaires, le manque d’information et de sensibilisation de tous les acteurs concernés, le poids des normes socio-culturelles, la religion et surtout l’approche utilisé par les acteurs de mise en œuvre des programmes de lutte contre les VBG sans oublier le manque d’organisation ou de coordination des actions des ONG et associations face aux cas de VBG.

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Les discussions ont été clôturées par une performance réalisée par des femmes qui disent « Stop aux violences contre les Femmes ».
Pour conclure, la Représentante pays du CISP Mali, Mme Kawthar BENLAKDHAR, estime que la présence des différents acteurs impliqués dans la lutte contre les VBG au Mali étaient nécessaire dans le but d’avoir des pistes de solutions face à ce phénomène. « On a pu aborder certaines questions d’une certaine manière, mais c’est juste une étape qui pourrait permettre de construire encore plus grand » a-t-elle affirmé.
Soulignons que cette campagne internationale pour la prévention et l’élimination de la violence faites aux femmes et aux filles se déroule chaque année du 25 novembre (Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 10 décembre (Journée des Droits de l’Homme).
La journée a également servi de cadre pour clôturer le projet Kafamuya « Projet d’appui à la promotion des droits et la protection des populations migrantes avec un focus sur le genre », mis en œuvre par l’ONG italienne CISP avec 4 OSC maliennes et financé par l’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme (IEDDH) dont la mise en œuvre a été faite à Bamako et à Mopti pour une durée de 2 ans. Il avait pour cible les réfugiés, les demandeurs d'asile, les déplacés internes et les migrants qui étaient également les principaux acteurs.
AFANOU KADIA DOUMBIA/Malijet.com

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Commentaires (1)

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Bettye il y a 2 ans

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