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Yacouba Katilé, Président du Conseil économique, social, environnemental et culturel : «Les candidats à l'entrée dans un gouvernement d'union nationale feraient preuve de patriotisme pour protéger nos écosystèmes en péril…»

Par Le Républicain 125 vues
Yacouba Katilé, Président du Conseil économique, social, environnemental et culturel : «Les candidats à l'entrée dans un gouvernement d'union nationale feraient preuve de patriotisme pour protéger nos écosystèmes en péril…»
Yacouba Katilé, Président du Conseil économique, social, environnemental et culturel

Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a tenu, le lundi 05 février 2024, à son siège à Koulouba, sa 5ème session ordinaire de la 6ème mandature. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le Président du CESEC, Yacouba Katilé, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), en présence des membres du gouvernement, des présidents des institutions, des opérateurs économiques du Mali et de nombreuses autres personnalités. Dans son discours, Yacouba Katilé a fait savoir que les « candidats à l'entrée dans un gouvernement d'union nationale feraient preuve de patriotisme en faisant des actions pour protéger nos écosystèmes en péril pour cause de manque de protection et d'entretien ». En outre, il a indiqué que la « La faim ne doit être et demeurer une fatalité au Mali tant que nous disposons de l'eau, du soleil et de la terre ».

Selon lePrésident du CESEC, Yacouba Katilé, la souveraineté alimentaire et nutritionnelle est à concrétiser au Mali. « Le CESEC, creuset des masses laborieuses conscientes de notre Pays, n'aura accompagné la transition dans ses efforts de rectification, de reconstruction, qu'en s'attelant à la réflexion et aux tâches de réalisation de la souveraineté alimentaire et nutritionnelle de notre Pays. La souveraineté alimentaire et nutritionnelle est d'abord et avant tout, une production nationale et non des importations successives et ruineuses par le biais du commerce », a-t-il dit. Avant d’ajouter que les réflexions, les activités pour un gouvernement d'union nationale pour l'inclusivité sont vives, mais, dit-il, on n'a jamais entendu des voix s'élever pour un secteur primaire performant à travers des réflexions et des actions vives. « C'est par-là que l'ancien Mali fera le nouveau et non des montages de gouvernement. Les candidats à l'entrée dans un gouvernement d'union nationale feraient preuve de patriotisme en faisant des actions pour protéger nos écosystèmes en péril pour cause de manque de protection et d'entretien », a déclaré Yacouba Katilé. Pour lui, la souveraineté alimentaire et nutritionnelle passe actuellement par l'usage abondant d'engrais chimiques. Il a indiqué que la culture des fumures biologiques, support de l'agriculture biologique, doit se faire au détriment des intrants, pesticides, herbicides ou de l'usage de semences modifiées. A ses dires, il y a aussi les systèmes de conservations, de transformations des produits agricoles sans l'usage chimique. Selon lui, quand on parle de souveraineté alimentaire et nutritionnelle, on doit aussi retenir l'élevage, la pêche, la cueillette. « Si moins d'intrants y sont nécessaires, l'absence de l'Etat favorise une telle déperdition, des exportations incontrôlées du bétail sur pieds, des créations de filières Karité, mangues, pommes de terre, oignon qui contribuent à la cherté de vie au mieux des cas, à l'inaccessibilité de produits, ressources de nos terres ouvrages de nos masses laborieuses et que le commerce draine vers l'étranger. La souveraineté alimentaire et nutritionnelle devait faire aussi l'objet de réflexion et de proposition de solutions à l'agriculture, l'élevage, la pisciculture et l'aquaculture péri-urbaine. La prolifération des constructions en béton même dans les villages sont autant de problèmes à cerner pour que les populations produisent malien et consomment malien en quantité et en qualité. Il nous faut une agriculture saine, un élevage contrôlé, des investissements de transformation et de conservation, le contrôle chimique et financier des aliments nous venant de l'extérieur comme ceux de l'aviculture et de la pêche notamment. La faim ne doit être et demeurer une fatalité au Mali tant que nous disposons de l'eau du soleil et de la terre. Le prix à payer est l'ancrage de la lutte contre la faim dans l'inclusivité de toutes les forces du pays », a conclu Yacouba Katilé.

Aguibou Sogodogo

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