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Dialogue Inter-Maliens : La remise du rapport d’étape au président de la transition prévue pour le lundi 4 mars 2024

Par Le Républicain 1,887 vues
Dialogue Inter-Maliens : La remise du rapport d’étape au président de la transition prévue pour le lundi 4 mars 2024

Comme à l’ouverture, le premier Ministre Dr. Choguel Kokalla Maïga a présidé, hier jeudi 29 février 2024, au Centre international de conférences de Bamako,  les travaux de quatre jours de l’atelier national de validation des Termes de référence (TDR) du Dialogue Inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation Nationale. Après plus de 96 heures d’intenses cogitations, les délégués venus de l’intérieur  du pays, du District de Bamako et de la Diaspora, en compagnie des membres du comité de pilotage, ont apporté des réglages et retouches nécessaires à l’avant-projet des TDR qui avaient déjà été préparés avant leur arrivée. Les principales conclusions retenues ont été présentées par le rapporteur général du Comité de pilotage du Dialogue Inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, Boubacar  Sow.

Les représentants du secrétariat général de la présidence, du cabinet du premier Ministre, des conseils des départements dont l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, de la Défense et des Anciens Combattants, des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, de la Réconciliation nationale, de la paix, et de la cohésion sociale, des Maliens établis à l’extérieur et l’intégration africaine, ont pris part aux travaux. « Durant les quatre jours, environ 350 délégués  ont participé à l’atelier national de validation des TDR du Dialogue Inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale. L’atelier a réuni les membres du comité de pilotage  du dialogue, les Gouverneurs des régions et du District de Bamako, les délégués représentants les 19 Régions et le District de Bamako ainsi que ceux des Maliens établis à l’extérieur », a d’entrée souligné le rapporteur général du dialogue Inter-Maliens, Boubacar Sow. Il a rappelé que c’est le président de la Transition qui a décidé d’enclencher une dynamique d’appropriation nationale de la gestion de la crise que connait le Mali. C’est dans cette optique, dit-il, qu’il a créé le comité de pilotage du Dialogue Inter-Maliens. Pour préparer et organiser ce Dialogue, précise Sow, le président de la transition a nommé les membres du Comité dirigé par Ousmane Issoufi Maïga. Après trois semaines de travaux, le comité de pilotage a élaboré un avant-projet des TDR du Dialogue Inter-Maliens assorti d’une note d’orientation sur cinq thématiques, un règlement intérieur, un plan de communication soumis à l’atelier national de validation.

De l’avis de Sow, les participants à l’atelier se sont réunis en séances plénières après l’ouverture des travaux. Aux délégués, dit Sow, le président Ousmane Issoufi a rappelé que la mission, à cette étape, consiste à créer les conditions favorables à la tenue du Dialogue sur l’ensemble du territoire national et à l’extérieur avec la participation de tous les Maliens dans leurs diversités. Les travaux des cinq commissions thématiques sont : commission paix, réconciliation nationale et cohésion sociale ; commission questions politiques et institutionnelles ; commission économie et développement durable ; commission aspect sécuritaire et défense du territoire ; commission géopolitique et environnement international. «Au cours des travaux dans les commissions, les échanges ont été francs, directs et vifs, mais le Mali a été toujours mis au-dessus de toute considération. Les délégués ont apporté des améliorations significatives à l’avant-projet des TDR soumis à leur appréciation, avant de l’adopter en séance plénière», a déclaré Boubacar Sow. Dans sa structure, aux dires de Sow, les TDR présentent le cadre général du dialogue pour la compréhension duquel le document comporte des rubriques suivantes. Au niveau du contexte et justification, indique Sow, après un bref rappel de l’histoire glorieuse du Mali, les crises majeures auxquelles le pays a été confronté, sont énumérées  avec les solutions apportées et les limites de leurs gestions pour comprendre le changement de stratégie conduisant l’appropriation nationale de la gestion de la crise. L’objectif national retenu, appuie le rapporteur général, est de contribuer à la restauration de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale et de composer en plusieurs objectifs spécifiques dont l’ensemble cerne tous les contours du dialogue.

Pour assurer la programmation et la coordination des différentes activités du dialogue à l’intérieur et à l’extérieur du territoire nationale, dit Sow, la méthodologie comporte deux parties consacrées respectivement aux activités préparatoires du dialogue, et à la tenue des concertations. Les travaux du dialogue proprement dit, révèle Boubacar Sow, se déroulent au niveau des communes, des régions, du district de Bamako, des ambassades et consulats. Ce processus, selon Boubacar Sow, est couronné par des concertations au niveau national prévues à Bamako. Les cinq thématiques feront l’objet d’exposés sommaires à cette occasion. Chacun des thèmes est développé sous l’angle de son  apport à la paix et à la réconciliation nationale .  Avec la validation des TDR, explique Sow, le comité de pilotage vient de franchir un succès, première étape de sa mission, celle de la préparation du dialogue. La remise officielle du rapport d’étape au président de la transition, chef de l’Etat, initiateur du dialogue Inter-Maliens, aura lieu le lundi 4 mars 2024, conformément à l’agenda indiqué et la lettre de mission adressée au président du Comité de pilotage.

Hadama B FOFANA

 

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Commentaires (1)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

1/2 - Pour Dr Anasser Ag Rhissa, les TDRs du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale sont imprécis voire incomplets Ayant été secoué par une crise aigüe et une guerre, le Mali a besoin que toutes ses filles et tous ses fils se réconcilient, en mettant en avant la justice et la non impunité, et s’unissent pour sa reconstruction et son développement durables dans un cadre sécurisé et en toute quiétude. Les Maliens doivent se mettre au travail sans tarder pour la réconciliation, la refondation, la sécurité et la gouvernance durables du Mali. Pour ce faire, les réponses aux questions suivantes pourront aider à établir cette réconciliation, cette refondation, cette sécurité et cette gouvernance durables du Mali et de ses régions. Quel engagement responsable faut-il signer pour une réconciliation nationale sans faille ? Quelle(s) stratégie(s) utiliser pour la refondation, le développement et la sécurité durables du Mali et de ses régions ? Pour la DÉCENTRALISATION, l'AUTONOMIE, la CONFÉDÉRATION OU la FÉDÉRATION OU l'INDÉPENDANCE: QUELS MODÈLES D’ORGANISATION ET QUELS SYSTÈMES INCLUSIFS DE GOUVERNANCE POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE, ÉQUITABLE ET ÉQUILIBRÉ, DANS L’UNITÉ, DU MALI ET SES RÉGIONS ? Quel projet unificateur pour une nouvelle gouvernance participative au Mali ET pour la réconciliation, la reconstruction et le développement durables dans l’unité ? Quels comportements doivent avoir les Maliens pour contribuer efficacement au changement et au développement ? Comment garantir les engagements des acteurs ? A travers ces questions, il apparaît que les termes de référence du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation sont imprécis voire incomplets. Je tenterai d’apporter quelques éléments de réponse à certaines de ces questions. Je remercie les très nombreux internautes qui ont contribué par leurs questions et leurs commentaires à la lettre ouverte dont des éléments se trouvent au point 3.2. 1. Engagement responsable pour la réconciliation nationale à travers un protocole signé par tous L’engagement responsable et la volonté d’aller de l’avant pour la réconciliation nationale et la refondation durables du Mali, dans l’unité, doivent être réellement partagés à travers un PROTOCOLE SIGNÉ par tous. Tous les Maliens et tous les groupes armés du Nord (MNLA, HCUA, MAA, MP-FPR, …) respectant les principes et conditions suivants doivent être admis au dialogue pour la réconciliation nationale. Les principes sont : respect de la constitution du Mali, refus du terrorisme, non impunité, coexistence pacifique et refus des amalgames. Les conditions sont : dépôt des armes, intégrité territoriale et laïcité. Ayant été secoué par une crise aigüe et une guerre, le Mali a besoin que toutes ses filles et tous ses fils se réconcilient, en mettant en avant la justice et la non impunité, et s’unissent pour sa reconstruction et son développement durables dans un cadre sécurisé et en toute quiétude. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) aidera à établir cette non impunité et cette justice. Un ÉLAN D’ENSEMBLE s’appuyant sur une nouvelle gouvernance participative et inclusive mettant en avant le bien-être, la paix et la sécurité pour tous et le renforcement de l’unité et de la cohésion nationale, est nécessaire. TOUS LES MALIENS DOIVENT PARTICIPER À CET ÉLAN. Des assises nationales INCLUSIVES conforteront un tel élan. Piloté par le Ministère de la réconciliation nationale, de la paix et de la cohésion sociale et le comité de pilotage du dialogue inter-Maliens, le processus de réconciliation nationale, INCLUSIF et INTÉGRANT TOUTES LES COMMUNAUTÉS DE TOUTES LES RÉGIONS DU Mali, doit être mené en liaison avec la Commission Vérité, Justice et Réconciliation du Mali. 2. Stratégie efficace pour la refondation, le développement et la sécurité durables du Mali et de ses régions LA SEULE STRATÉGIE EFFICACE, c’est le développement durable et équitable de toutes les régions du Mali dans un cadre démocratique, décentralisé et sécurisé, ainsi que l’intégration équitable des communautés dans ces régions et dans le pays en donnant la priorité à celles qui sont en retard (discrimination positive). LA SOLIDARITÉ ET LA MUTUALISATION doivent éviter que des citoyens soient exclus et discriminés. La BONNE GOUVERNANCE DE LA DÉCENTRALISATION développera les régions en tenant compte de leurs spécificités dans le cadre d’un développement endogène utilisant, autant que possible, les ressources locales. Les gouvernances au niveau des collectivités (régions, cercles, arrondissements et communes), doivent être responsabilisées. Elles s’intégreront à la GOUVERNANCE NATIONALE et coopéreront efficacement pour la BONNE GOUVERNANCE du Mali dans l’unité. 3. Quels choix judicieux de modèles d’organisation de l’État et de systèmes de gouvernance pour le Mali et le Nord Mali ? Le système de gouvernance prend les décisions stratégiques et définit les politiques. Ces décisions et ces politiques sont mises en œuvre au niveau opérationnel à travers des stratégies en s’appuyant sur un (des) modèle (s) d’organisation de l’État. Il est donc stratégique pour l’État Malien de faire un choix judicieux de types de systèmes de gouvernance et de modèles d’organisation pour assurer le développement durable, équitable et équilibré, dans l’unité, du Mali et de toutes ses régions. 3.1. TYPES DE SYSTÈMES DE GOUVERNANCE Dans le domaine du management/gestion, il y a trois types de SYSTÈMES DE GOUVERNANCE: centralisé, purement distribué et mixte. Modèles d'organisation de décentralisation, de confédération et de fédération : quels choix judicieux pour les états de l'AES ? Selon WIkipédia, la décentralisation consiste dans le transfert d’attributions de l’État à des collectivités territoriales (en cas de décentralisation territoriale) et à des institutions publiques (en cas de décentralisation technique ou fonctionnelle) différentes de lui et bénéficiant, sous sa surveillance, d’une certaine autonomie de gestion (autonomie matérielle, autonomie organique et autonomie fonctionnelle). Décentralisation ne signifie pas indépendance car la structurent décentralisée reste sous la surveillance et le contrôle de l’État (sous tutelle ou contrôle de légalité). Les services sont décentralisés, et non déconcentrés, par délégation à des collectivités territoriales et/ou institutions publiques, aux niveaux régional et local, considéré de comme des personnes morales de droit public. Selon de Professeur Denis A Rondinelli de l’Université de Wisconsin (USA), il y a quatre types de décentralisation : administrative (déconcentration), fonctionnelle (délégation), politique (dévolution) et structurelle (privatisation). Modèles d’organisation de Décentralisation, de Confédération et de Fédération D’après Wikipédia, dans un Etat décentralisé, le pouvoir est délégué par l’Etat aux régions, aux communes et aux institutions par des lois, il peut, donc, abroger ces lois et le leur reprendre. Tandis que dans un Etat Fédéral ou bien Confédéral, cette délégation se fait à travers la constitution, donc, ne peut être modifiée facilement. Seulement l’État fédéral est un État au sens du droit international, les États fédérés ne le sont pas. Un citoyen a la double nationalité, celle de l’État fédéral et celle de l’État fédéré auquel il appartient. Par contre, dans une confédération, tous les États membres sont aussi des États au sens du droit international. C'est pourquoi les états de l'AES sont obligés de créer dans un premier temps une confédération avant de passer à terme à une fédération. Dans le monde, on compte vingt cinq États fédéraux, dont les États Unis, l’Allemagne, la Canada, la Suisse, la Belgique, le Mexique, l’Inde, le Nigéria, soit quarante pourcent de la population mondiale. Depuis la révision de la constitution, le 28 mars 2003, la constitution Française autorise la décentralisation. L’Espagne dispose de communautés autonomes (décentralisation communautaire). Que ce soit la décentralisation ou la fédération ou la confédération ou l’indépendance, la question clé reste la répartition judicieuse du pouvoir et des compétences (législatives, juridictionnelles et administratives) pour éviter les conflits et pour permettre un développement harmonieux, équitable et équilibré des différentes composantes. D’après le principe de subsidiarité, les compétences doivent être attribuées au niveau le plus bas où elles seront exercées efficacement. Dr Anasser Ag Rhissa Président de l'ONG Tilwat International Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 81204817