mardi 21 avril 2026
Contact
Malijet

Dialogue inter-maliens : L’heure des grandes auditions !

Par L'Aube 3,159 vues
Dialogue inter-maliens : L’heure des grandes auditions !

À l’occasion des rencontres initiées par le Comité de pilotage du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, la grande salle du CICB, abrite depuis mardi 2 avril, et ce, jusqu’au 6 avril, la première manche de cette palabre africaine.

Sous la présidence de Monsieur Ousmane Issoufi Maïga chargé de Mission à cet effet par le Chef de l’État, le Colonel Assimi Goïta, la grande salle du CICB a refusé du monde. “Une mobilisation des grands jours ! On n’a rarement vu les femmes sortir aussi massivement comme c’est le cas aujourd’hui”, s’exclame une commerçante présente sur les lieux.

Le président du Comité de pilotage insistera sur la forte mobilisation en mettant en relief que : “Partout et à chaque occasion que les femmes et les jeunes s’engagent pour une cause, nous réussissons…”.

Au programme de ces rencontres, le Comité de Pilotage devait rencontrer les Autorités et légitimités traditionnelles et les confessions religieuses, qui n’ont pas reçus l’information à temps. Ce que le Comité de pilotage a déploré et promet de rectifier le tir en leur réservant une journée pleine.

En présence des Ministres chargé de l’Administration territoriale, chargé de la Promotion de la Femme, chargé de la Jeunesse et celui chargé des Relations avec les Institutions, les Organisations des Femmes, des Jeunes et de la Société civile ont été entendues par ordre de passage.

Après des échanges, les représentants des femmes, des jeunes et de la société ont respectivement pris l’engagement de soutenir le dialogue et de véhiculer largement le message à leur base respective.

Hier, mercredi 03 avril, au siège du Haut conseil des collectivités, après le Conseil économique, social, environnemental et culturel à Koulouba, avec le ministre chargé des Relations avec les Institutions, c’est au tour des Syndicats d’être reçus en présence du ministre chargé de la Fonction publique et du ministre chargé de l’Emploi.

Ousmane Issoufi Maïga n’a pas manqué d’invité les Institutions de la République, les légitimités traditionnelles, les religieux, les formations politiques, les syndicats et l’ensemble des Maliens à venir à la table du Dialogue et à faire des recommandations pertinentes afin que notre pays tourne définitivement la page des conflits.

Ce jeudi, c’est au tour des Partis politiques qui ne cessent d’élever la voix pour aller vers l’élection présidentielle d’être en conciliabules en face des membres du Comité de pilotage et des ministres chargés de l’Administration Territoriale et des Relations avec les Institutions. Dans le programme officiel, ce sera le CNT qui sera reçu à 12h ce jeudi au CICB, ainsi que les Organisations socioprofessionnelles à 14h, en présence des ministres chargés du Commerce et de l’Industrie, chargé des Mines et celui chargé de la Culture.

Dans son discours liminaire et introductif, le président dudit Comité de pilotage, M. Maïga, dira à ses hôtes que cette deuxième phase du processus du dialogue consiste à informer sur l’“initiative salutaire” du chef de l’État qui a annoncé la tenue du dialogue dans son adresse à la Nation, le 31 décembre 2023.

Le président du comité de pilotage a ensuite déclaré que “l’objectif des présentes rencontres est de recueillir l’avis de toutes les composantes de la Nation”. ll précise : ” Nous voulons une démarche inclusive et participative afin de résoudre définitivement toutes les crises”.

Ces rencontrent se poursuivront vendredi 5 et samedi 6 avril avec les membres de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle, la Primature, les Autorités Administratives Indépendantes.

Pour sa part, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, il a rappelé à juste titre que “les accords passés devenaient un fardeau pour le Mali. C’est pourquoi nous devons aller à une solution malienne à la crise”. Il a rassuré davantage le président du comité de pilotage et son staff de l’engagement de tout le gouvernement à les accompagner afin de réussir leur mission. “Nous avons reçu des instructions fermes du chef de l’État pour que le gouvernement se mobilise à vos côtés afin d’assurer le succès du dialogue”.

MOUSTAPHA LEYE

Partager:

Commentaires (6)

Laisser un commentaire

A
Anonyme il y a 2 ans

Avant,il y avait l'alibi parfait,la France,la minusma,comme tout cela n'est plus là,c'est la démocratie,qui en prend plein la gueule ! Connaissez vous une démocratie ,qui fonctionne sans ses citoyens ? Si elle a été corrompue,c'est que ses citoyens l'ont été,y compris nos généraux milliardaires !!!

A
Anonyme il y a 2 ans

Pardon,se recycler !

A
Anonyme il y a 2 ans

Cissé,invoquer le tout puissant ,pour les colonels,est une hérésie. Le tout puissant aime la vérité,les colonels sont arrivés par effraction. Le tout puissant ,ne dort pas, il voit donc,la détresse actuelle des maliens : pas d'électricité,des prix qui s'envolent,le manque d'eau pour certains. Bien sûr,les griots des colonels diront que c'est la faute de la démocratie. Mais la démocratie a vécu,avec tous ses citoyens prebendiers,y compris des militaires! Alors ,lâchez nous les basques,et allez vous recicler pour être des militaires !!!

A
Anonyme il y a 2 ans

Ce dialogue ne donnera rien,et je vais vous dire pourquoi ? Les anciens rebelles,qui sont en quête de subsistance,feront toujours le dos rond,pour exister. Mais rien de sincère là dessous! A la moindre occasion,ils tourneront casaque,comme d'habitude !!!

A
Anonyme il y a 2 ans

Ah,ces griots de la transition, toujours à plat ventre,comme un "gendarme couché" sur une route,pour ralentir le trafic !!!

C
cissé il y a 2 ans

Par la volonté du tout puissant DIEU, ce dialogue inter maliens aura lieu et sa résonance, au plan continentale et mondiale ne fera l'objet d'aucun doute. Il fallait entrevoir une pause qui permette aux citoyens d'accepter de se retrouver en face pour décider de l'avenir sur de bases saines dans le seul intérêt de la nation. C'est cette initiative salvatrice de taille qui fait la différence entre la gouvernance de l'actuelle transition et des politiques durant 30 ans, plus préoccupés à se pérenniser au pouvoir, au détriment de la majorité. MALIBA