Mystérieux braquage entre Kaniéra et Kati, le 10 juin dernier en plein jour : -Un chargement entier de 213 moutons disparu -Leurs propriétaires encagoulés, molestés et séquestrés pendant 15 jours
La veille de la Tabaski, à Kaniéra, localité située à 448 km de Bamako entre Diéma et Sandaré, entre 8h et 9h du matin, 13 vendeurs de moutons accompagnant leur troupeau de 213 têtes chargées sur un camion ont été braqués par des individus à bord de véhicules généralement utilisés par les militaires. Lourdement armés, les braqueurs les ont ligotés avant de bander leurs yeux et de les amener vers une destination dont ils n’avaient aucune idée au moment des faits. C’est lorsqu’ils ont été libérés 15 jours plus tard, après avoir enduré les pires sévices, dont ils portent les stigmates partout sur leur corps, qu’ils comprirent qu’ils étaient non loin du Garbal de Kati. Conduites dans un établissement sanitaire de la place, où elles ont reçu des soins intensifs, les victimes sont toujours en état de choc. L’affaire suscite moult questions.
Le 10 juin 2024 restera gravé dans les mémoires des 13 victimes de ce mystérieux et crapuleux vol de troupeau de 213 béliers accompagné de violences et de séquestration entre Kaniéra, localité située à 448 km de Bamako entre Diéma et Sandaré. Les faits se sont de déroulés de surcroît en plein jour, entre 8h et 9h, sur une route habituellement fréquentée et par des individus lourdement véhiculés et puissamment armés. Dans un établissement sanitaire de la place où les victimes blessées et traumatisées ont été conduites pour les premiers soins après 15 jours de séquestration, l'indignation était palpable. En plus de l’agression physique dont ils souffrent encore des blessures et contusions, du traumatisme émotionnel, les 13 vendeurs de bétail peinent à se consoler après ce qui leur est arrivé alors qu’ils se rendaient tranquillement au marché de bétail de Kati. Leurs bourreaux les ont dépossédés de l’intégralité du chargement d’un camion qu’ils avaient loué, soit 213 béliers, dont le prix varie entre 150 000 et 250 000 FCFA l’unité, en plus d’un bouc. Parmi les victimes, le sieur Abou Bah alias Malick, une figure bien connue. Il est particulièrement affecté. Depuis 2008, il achète des béliers dans la même zone pour les revendre à Bamako. L’homme dispose en outre d’une agence de voyage ‘’Bah Voyage’’ également connue dans l’organisation du Hadj. Si les 13 victimes sont peinées par le préjudice subi qui peut être évalué à plusieurs millions de nos francs, elles sont tout autant désespérées par les circonstances de ce braquage crapuleux qui suscitent moult questionnements. En effet qui peut disposer de moyens aussi importants pour violenter et séquestrer 13 personnes, pendant plus de deux semaines, pour s’emparer de leurs marchandises, à savoir un troupeau entier de 213 béliers, chargés sur un camion ? Qui peut commettre un acte crapuleux de surcroît en pleine journée entre deux agglomérations reliées par une voie généralement fréquentée ! Bien malin qui pourrait répondre à ces interrogations et à tant d’autres qui interpellent, de toutes les façons, les autorités de la République en charge de notre sécurité.
Drissa Togola