Gestion des Crises et des Catastrophes : L’État du Mali débourse plus de vingt et un milliards de F CFA
La saison pluvieuse bat son plein, et des quantités importantes de pluie surviennent presque dans toutes les localités du pays, causant des dégâts matériels dans certains endroits. D’où l’urgence, pour les autorités, de tenir la réunion du Comité interministériel de Gestion des Crises et des Catastrophes. Elle s’est déroulée dans les locaux de la Primature, le lundi 5 août 2024, sous la présidence du Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre d’État, ministre en charge de l’Administration territoriale, les ministres en charge de la Protection civile, des Transports, des Finances, de l’Énergie et de l’Eau, de la Santé, de la Communication, ainsi que les représentants du Président de la République et du Cabinet du Premier ministre.
L’ordre du jour portait sur la présentation de la situation des inondations et les mesures à prendre, présentées par le Secrétaire permanent du Comité. Après avoir salué l’esprit de groupe des ministres, le Chef du gouvernement a souligné que ce Comité interministériel joue un double rôle. Cette réunion, a-t-il dit, est d’autant plus importante qu’elle a l’avantage, en premier lieu, d’être un appui fort pour le Président de la Transition en trouvant des solutions idoines pour alléger sa charge. En deuxième lieu, ajoute-t-il, elle permet aux citoyens de comprendre ce que font les autorités de la Transition.
Mettant en lumière quelques-unes des attributions du Comité, le Premier ministre a précisé qu’il a pour mission d’organiser et de coordonner la gestion des crises et catastrophes ; de déclarer l’état de crise ou de catastrophe communale, locale, régionale ou nationale ; de pourvoir en moyens humains, matériels, sanitaires et alimentaires ; et d’analyser les informations pertinentes d’ordre sécuritaire, social et économique.
À l’issue de cette réunion, le Chef du gouvernement a déclaré : « Le gros du travail n’est pas connu : c’est de la transpiration sous la pluie. Or, la tâche révèle une importance capitale pour le Président de la Transition. La communication doit être proactive, objective, pédagogique et régulière pour que les populations, les décideurs et les partenaires puissent être mieux informés et que les moyens puissent être répertoriés. »
Évoquant la situation inquiétante dans certaines localités du pays, comme à Bla dans le cercle de Ségou, la Primature rapporte que l’État a dépensé plus de deux cent trente millions (230 000 000) de F CFA, car des vies humaines étaient en danger. Toujours selon la cellule de communication et des relations publiques de la Primature, rien que cette année, plus de vingt et un milliards de F CFA ont été déboursés.
Pour minimiser les risques d’inondations et leurs conséquences, le patron de l’administration malienne a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation ; de prendre des dispositions fortes, comme l’interdiction formelle pour tous les élus de mettre des terres à la disposition des populations dans des zones inondables ; d’anticiper chaque année, par une veille permanente de mars à mai. Dr. Choguel Kokalla Maïga propose également de prendre en compte la question récurrente du curage des caniveaux avant l’hivernage ; de sanctionner les usagers et les élus locaux pour les fautes commises, afin de les mettre devant leurs responsabilités.
En conclusion, le Premier ministre a indiqué que les solutions et les approches contenues dans les recommandations doivent faire l’objet d’une synthèse pour le Président de la Transition.
Sidiki Adama Dembélé