Droit de réponse du Haut Conseil des Maliens de France (HCMF).
C’est avec un immense regret que j’ai pris connaissance de l’article, anonyme et mensonger publié sur Malijet (https://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/293556-haut-conseil-des-maliens-de-france--a-quoi-jouent-le-president-s.html) en date du 6 août 2024, relatif aux élections organisées le 30 juin 2024 par le HCMF.
En ma qualité de président du HCMF, il m’incombe d’informer l’opinion et la diaspora malienne de la réalité de la situation de l’association et surtout de rétablir toute la vérité et rien que la vérité.
L’élection du HCMF a en effet été organisée le 30 juin 2024, sous la supervision du HCME et d’un huissier de justice dans les locaux de l’annexe de l’ambassade du Mali à Paris.
Au premier tour, les différents candidats ont obtenu les suffrages suivants :
- 34, 73 % pour Madame Dalla DRAMÉ ;
- 29, 55 % pour Madame Fatoumata BOUNÉ ;
- 27 % pour Monsieur Issa DIALLO ;
- 7, 14 % pour Monsieur Hady DIARRA ;
- 1, 12 % pour Monsieur Mahamoudou Amadou MAIGA.
Dès la proclamation de ces résultats, au premier tour, Madame DRAMÉ a été déclarée élue par le superviseur du HCME.
Certes, comme le souligne l’article mensonger, les quatre autres candidats ont félicité Madame DRAMÉ pour son élection à la tête de notre association. Mais Monsieur Issa DIALLO a adressé, le 20 juillet 2024, un courrier au HCME, copie communiquée aux différents candidats ainsi qu’aux institutions maliennes, pour contester la légalité de l’élection tant sur le fond que sur la forme.
Dans son courrier, Monsieur DIALLO souligne que l’article 21 des statuts du HCMF n’a pas été correctement appliqué.
Selon cette disposition statutaire, les membres du bureau, y compris le président, sont élus au scrutin majoritaire par les associations membres à jour de leurs cotisations.
Or, il relève à juste titre que, au regard des résultats officiels, Madame DRAMÉ a été déclarée élue à la majorité relative et non à la majorité absolue.
Monsieur DIALLO précise que pour être élue au premier tour, Madame DRAMÉ devait obtenir 51% des suffrages exprimés conformément aux statuts du HCMF en vigueur et signés par Madame DRAMÉ en qualité de secrétaire général du bureau sortant.
Monsieur DIALLO a donc alerté sur le risque de contestation de l’élection du 30 juin 2024 par tout candidat ou association membre devant le juge français pour le motif précité.
Au vu du caractère sérieux de cette contestation, j’ai eu plusieurs échanges tant avec le HCME qu’avec les différents candidats. Une médiation a été mise en place, à l’initiative du HCME, pour concilier les parties.
Cependant, bien que Madame DRAMÉ ait une bonne connaissance des statuts du HCMF et de la loi 1901, elle prétend que nos textes n’exigent pas la majorité absolue pour être élu président de l’association. Outre son refus de voir appliquer le scrutin à la majorité absolue à son élection, elle écarte toute idée d’élection du bureau au même mode de scrutin en violation de l’article 21 des statuts.
Il est incontestable que les candidats ne sont d’accord ni sur le sens, ni sur la portée de l’article statutaire précité. Alors que Madame DRAMÉ prétend en effet que la simple majorité relative est suffisante à l’élection du président et du bureau, Monsieur DIALLO soutient que la majorité absolue est la seule règle prévue et exigée par les statuts.
Cette dernière lecture est partagée par plusieurs associations membres du HCMF qui exigent la bonne application des textes et menacent de porter l’affaire devant le juge français au cas où les statuts ne seraient respectés dans le processus électoral.
Afin d’éviter la saisine du juge et la division de la communauté malienne de France, qui a déjà une première expérience douloureuse en justice durant mon mandat, ma position est simple : le respect strict des lois et textes qui régissent notre association.
Contrairement à ce qu’allègue l’auteur anonyme de l’article litigieux en dissimulant volontairement son identité, au regard de tous ces éléments, l’élection de Madame DRAMÉ est loin d’être incontestable.
Par ailleurs, en ma qualité de président de l’association, je suis garant de l’application et du respect des textes qui régissent notre association.
Loin de jouer un jeu trouble, comme le prétend à tort l’auteur anonyme, je ne fais que me soumettre avec dignité et en toute responsabilité à mes obligations en tant que président du HCMF dans l’intérêt supérieur de notre communauté et du HCME.
En ce qui concerne la prétendue affaire de 80.000 Euros, l’auteur anonyme m’accuse personnellement, sans preuve, de détournement de ces fonds au risque de tomber sous le coup de la sanction pénale pour diffamation.
Je tiens à rassurer notre communauté que ses allégations sont infondées et mensongères. Au contraire, ces sommes ont été versées non pas au président, mais à la commission électorale dont le fonctionnement est indépendant de mon bureau. Cette commission est composée en partie des membres du bureau et de deux représentants de chaque candidat. C’est cette dernière qui gère en toute transparence les fonds et qui rendra compte lors de l’assemblé générale élective du bureau.
Au regard de nos textes et de notre pratique, je tiens à préciser que la passation se fait entre bureaux et non entre présidents.
Pour terminer, j’appelle les candidats ainsi que les associations membres au calme et à la sérénité afin de préserver l’image et la réputation de notre structure associative, le HCMF.
J’appelle également le HCME et les autorités maliennes à nous accompagner pour éviter une nouvelle crise qui bloquerait le fonctionnement de l’association au préjudice de la diaspora malienne de France.
Le Président du Bureau HCMF
Demba DIABIRA