samedi 18 avril 2026
Contact
Malijet

Mali : Nouvelle flambée des prix de la viande dans les marchés de Bamako

Par Malijet 2,590 vues
Mali : Nouvelle flambée des prix de la viande dans les marchés de Bamako

Depuis le début du mois de Ramadan, les prix de la viande ont connu une augmentation significative à Bamako. La viande désossée se vend désormais entre 4 300 et 4 500 FCFA le kilo, tandis que la viande avec os coûte entre 3 200 et 3 500 FCFA le kilo. Cette hausse a suscité le mécontentement des vendeurs et des consommateurs.

Nous nous sommes rendus au marché d’Hamdallaye, communément appelé Fassanbougou ou Wolofobougou, pour recueillir les avis des bouchers et des consommateurs, afin d’éclairer nos lecteurs sur les raisons de cette augmentation.

Les bouchers pointent du doigt les coûts élevés de l’élevage

Fousseny, un boucher, explique : « Cette flambée des prix de la viande n’est pas liée au Ramadan. L’élevage du bétail est très difficile en cette période de sécheresse. Actuellement, toute la viande vendue provient de l’élevage, et l’alimentation des animaux coûte extrêmement cher. » Il affirme que les prix devraient revenir à la normale pendant l’hivernage, lorsque l’alimentation du bétail sera moins coûteuse.

Un autre boucher, Alassane, souligne : « Nous, les bouchers, faisons face à de nombreuses difficultés. En ce moment, les éleveurs réservent la plupart des bœufs pour la fête, ce qui rend les bœufs abattus très chers. Les grossistes nous vendent le kilo de viande à 3 000 FCFA, mais nous sommes obligés de le revendre entre 3 500 et 4 000 FCFA. Vous comprenez que ce n’est pas facile. Parfois, je fais des sacrifices pour satisfaire mes clients, même si cela signifie vendre à perte. »

Les consommateurs expriment leur désarroi

Une cliente témoigne : « Sincèrement, cette hausse vertigineuse des prix de la viande n’étonne plus personne. Les sources de revenus sont maigres, et l’argent se fait rare. Malgré les négociations du gouvernement avec les bouchers, la situation reste inchangée. On ne sait plus quand cela va s’arrêter. »

Un autre consommateur reconnaît : « La cherté de la viande est un fait, mais ce n’est pas la faute des bouchers. Nous sommes obligés d’acheter, mais les bouchers expliquent que le coût de l’alimentation du bétail a augmenté, ce qui a fait monter le prix des animaux. Baisser le prix de la viande entraînerait des pertes pour eux. En tant que consommateurs, notre dernier recours est le gouvernement, qui doit trouver une solution à ce problème. »

Les petits commerçants également touchés

Mariam, vendeuse de sandwiches et de brochettes au marché de Bolibana, confie les difficultés qu’elle endure à cause de cette hausse des prix : « Nous ne faisons presque plus de bénéfices en vendant en détail. Parfois, j’ai envie d’arrêter, mais c’est mon gagne-pain. Mon mari est ouvrier et ne travaille pas tous les jours. Avec nos enfants, nous n’avons pas le choix. Je n’ai personne pour m’aider à part ce petit commerce. »

Un appel à l’action gouvernementale

La viande étant considérée comme un aliment de première nécessité, il est urgent que le gouvernement s’implique davantage pour trouver une solution durable à cette crise. Les consommateurs, les bouchers et les petits commerçants espèrent une intervention rapide pour soulager leurs difficultés.

Fanta Diop/Stagiaire/Malijet.com

Partager:

Commentaires (4)

Laisser un commentaire

A
Anonyme il y a 1 an

si viande trop couteuse, zavéka bouffer de la merde

D
Doubaba il y a 1 an

Si les grossistes vendent à 3.000 f le kilo pourquoi vous les détaillants vous vendez entre 3.500 et 4.000 f le kilo ? C'est trop comme bénéfice 500 f à 1.000 f le kilo. Donc le problème vient de vous les détaillants. Si vous achetez à 3.000 f, vendez à 3.250 f le kilo, c'est raisonnable. Dieu vous voit.

Anonyme il y a 1 an

Quand on achète à 3000 francs, on a malgré tout des coûts logistiques,le transport,et la préservation de cette viande par la réfrigération ! Doubaba tu fais mauvaise route !

A
Anonyme il y a 1 an

Il me semble anormal,que la viande coûte aussi cher au Mali. Nous sommes un pays d'élevage,soit la rareté est organisée pour faire monter les prix ,soit on exporte trop pour créer la rareté. Je ne crois en rien à la cause de l'alimentation du bétail . Le problème réside chez les producteurs de bétail.