À la veille de l'Aïd : le boom des petits commerces saisonniers
À l’approche de la fête de l'Aïd al-Fitr, marquant la fin du ramadan, les rues de Bamako grouillent d’une activité commerciale intense. Petits métiers, ventes ambulantes et commerces saisonniers connaissent un essor remarquable, bien que confrontés à des défis quotidiens.
Une ruée vers les profits saisonniers
Bourama Cissé, ébéniste de profession, se reconvertit chaque année en vendeur ambulant à cette période. « C’est la saison où les achats explosent. Je vends des lunettes, des montres et des chaussettes, avec un chiffre d’affaires pouvant atteindre 20 000 à 30 000 FCFA par jour », explique-t-il.
Cependant, son activité n’est pas sans obstacles. « Nous subissons des pressions : 500 FCFA pour la police, 1 000 FCFA pour la mairie, et 1 500 FCFA pour les "gros bras". Ces dépenses grèvent nos revenus », déplore-t-il.
Étudiants et commerçants à l’affût
Moussa Diarra, étudiant, profite de cette période pour vendre des boubous traditionnels. « La demande est forte, mais le marché est morose à cause de la hausse des prix », souligne-t-il.
Du côté des commerces établis, l’ambiance est plus optimiste. Bourama Siré Haidara, vendeur de viande bovine à Darsalam, voit son chiffre d’affaires décoller. « Après des semaines difficiles, c’est enfin l’effervescence ! », se réjouit-il.
Un phénomène économique et social
La veille de l'Aïd reste une période clé pour les petits commerçants, qui y voient une opportunité de compenser les difficultés de l’année. Toutefois, les prélèvements illicites et l’inflation assombrissent ce tableau.
A.Ouattara/Malijet.com