Mali : La CNDH lance l'alerte sur les disparitions forcées de figures politiques à Bamako
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Mali s'est dite préoccupée, ce 12 mai 2025, face à l'augmentation des enlèvements et disparitions forcées, affectant en particulier des personnalités politiques à Bamako. Dans un communiqué officiel (n°0007-2025/CNDH-P), l'organisation dénonce ces atteintes « graves » aux droits de l'homme et souligne l'importance de respecter rigoureusement les engagements internationaux du pays.
En se fondant sur la Constitution malienne de 2023, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que la Convention de 2010 contre les disparitions forcées, la CNDH condamne fermement les détentions arbitraires et demande aux autorités d'assurer la préservation des libertés fondamentales. « La préservation des droits de l'homme est une charge collective. Personne n'est à l'abri », insiste le communiqué, signé par son président, le Professeur Alkadri Diarra, également membre de l’Ordre National.
La Commission rappelle que le respect des droits civiques est essentiel pour un État démocratique et invite le gouvernement malien à mener des enquêtes impartiales pour identifier les auteurs de ces actes. Les récents cas de disparitions, qui restent sans explication, nourrissent les inquiétudes d'une dérive sécuritaire et politique dans un climat déjà sous tension.
Zana/Malijet.com