Les Brèves de Rouky/ Cotonculteurs : 23 milliards disponibles.
Les engrais, non ! Après de longs mois de retard, les paysans des zones cotonnières peuvent enfin souffler. Lors d’un point de presse, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a annoncé le déblocage de 23 milliards de FCFA, soit 63,38 % des arriérés dûs aux cotonculteurs. Une annonce qui tombe alors que la campagne agricole bat son plein. Objectif de la saison : produire 11,7 millions de tonnes de céréales et 682 000 tonnes de
coton graine. Pourtant, sur le terrain, certains plants de coton arrivent déjà au stade d’épandage d’engrais… sans engrais disponible ! La situation esèt telle que plusieurs paysans envisageraient de retourner leur champ de coton pour y semer du mil ou du sorgho. Où est passé le président de l’Union des cotonculteurs, Yacouba Traoré ? En ces temps d’incertitude, son silence inquiète.
Camions hors normes : interdits…mais autorisés ?
Interdits par décret, les camions hors normes vont pourtant reprendre du service… avec la bénédiction du gouvernement!
Objectif, assurer l’acheminement des intrants agricoles à travers le pays. C’est ce qu’a révélé le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, lors de son point de presse du 26 juin dernier.
Question : qui sont les propriétaires de ces camions désormais autorisés à circuler?
S’agit-il d’une entorse officielle à la décision du ministère des Transports ?
Or : un autre Kankou Moussa ?
Le 16 juin 2025, les autorités de la transition ont procédé à la pose de la première pierre d’une raffinerie, fruit d’une coopération avec la Russie et Swiss Investment Company. La nouvelle unité devrait permettre d’appliquer le Code minier, qui impose aux titulaires de titres miniers d’effectuer le raffinage localement.
Espérons seulement qu’elle ne connaîtra pas le même sort que Kankou Moussa, dont la première pierre a été posée le 1er mars 2013 par les autorités d’alors. Un projet ‘’ à portée continentale’’ quasiment à l’article de la mort, dont l’objectif était aussi de valoriser les ressources aurifères maliennes avant exportation. Il symbolisait un partenariat entre investisseurs maliens, français et suisses.
Inquiétante montée de la consommation de drogue
Au Mali, la consommation de drogue prend des proportions alarmantes, notamment chez les jeunes sujets. Aujourd’hui, le marché malien est littéralement inondé de ces substances dangereuses qui font perdre tout contrôle à leurs consommateurs. Même des petits talibés seraient désormais concernés, selon les catégories de produits.
Les noms de code foisonnent : « panneau solaire », « bloqué », entre autres…
Les vendeurs et vendeuses, bien conscients de l’interdiction, maîtrisent parfaitement ce langage codé tout comme ils savent reconnaître leurs clients entre mille. La vente se fait à la tête du client.
La crise multidimensionnelle que traverse le pays en a –t-elle donc fait une destination de choix pour les réseaux de drogue et autres produits stupéfiants ?
Triste réalité !
Contrôles de routine…mais à quel prix ?
Les contrôles de routine en période de pointe visent à renforcer la sécurité des usagers et prévenir les dysfonctionnements. Bien planifiés, ils contribuent à fluidifier la circulation à Bamako. Seul hic sur le terrain, certaines pratiques laissent à désirer. Exemple récent, un dispositif de contrôle a créé un embouteillage monstre entre le Monument de la Paix et la Cité ministérielle, avec seulement quelques agents en bout de file pour les vérifications.
Conséquence : des automobilistes qui rebroussent chemin, créant d’autres bouchons et des situations à haut risque. Parfois, il faut patienter près de 40 minutes avant de franchir le barrage. La méthode n’est-elle pas à revoir ?
Ici, on corrige par….l’amour
Chez les Himba de Namibie (Afrique australe), la date de naissance d’un enfant ne correspond pas au jour de sa
venue au monde, mais au moment où il est conçu dans l’esprit de sa mère. Après avoir entendu intérieurement la chanson de leur futur bébé, les parents passent à la conception. Plus tard, aux grandes étapes de la vie de l’enfant ou en cas de comportement socialement déviant, le village tout entier lui chante cette chanson pour lui rappeler qui il est vraiment. Ici, on ne corrige pas par la punition, mais par l’amour et la mémoire de son identité profonde. Quand on se souvient de sa chanson, on n’a ni envie, ni besoin de faire du mal à autrui.
Un magnifique exemple d’humanisme et d’éducation par la valorisation de l’être.