Guidimakha (cercle d’Aourou, région de Kayes): Les jeunes disent non au zakât imposé aux éleveurs par des groupes armés
L’Association de Guidimakha Kafo à Bamako Section Jeune a attiré l’attention des Autorités compétentes sur ce qui se passe dans la zone de Guidimakha à travers un communiqué, le 13 novembre dernier. Ainsi, elle informe que les groupes terroristes imposent depuis quelques temps, le paiement de la zakat (impôt dit ‘’purificateur’’) aux éleveurs de la localité et interpelle les Autorités à assumer pleinement leurs responsabilités régaliennes.
L’insécurité dans notre pays malgré les efforts des autorités a embrassé diverses pratiques qui ne s’accommodent pas avec nos réalités locales. C’est ce qui a amené l’Association de Guidimakha Kafo, sa Section Jeunes à Bamako de tirer la sonnette d’alarme sur une situation écœurante , de la part des groupes terroristes d’imposer, depuis quelques temps, le paiement de la zakat (impôt dit ‘’purificateur’’) aux éleveurs de la localité. Dans un communiqué divulgué durant la semaine écoulée, l’Association dirigée par Idrissa Cissé a fait part des préoccupations relatives à la situation sécuritaire.
Elle déclare apprendre avec une profonde inquiétude, que des groupes terroristes imposent, depuis quelques temps, le paiement de la zakat (impôt dit ‘’purificateur’’) aux éleveurs de ladite zone. Face à cette situation inacceptable, elle a interpellé les autorités compétentes à assumer pleinement leurs responsabilités régaliennes, notamment celle d’assurer la protection des populations et de leurs biens.
L’Association a rappelé que les habitants du Guidimakha tirent essentiellement leurs moyens de subsistance de l’élevage et de l’agriculture, deux secteurs aujourd’hui menacés par l’insécurité croissante. « Elle alerte les autorités locales et nationales sur la gravité de la situation : si des mesures appropriées ne sont pas prises dans les plus brefs délais, ce qui commence aujourd’hui par la zakat pourrait, demain, se transformer en une imposition forcée et généralisée sur l’ensemble des habitants » a prévenu le communiqué.
Egalement, l’Association a tenu à rappeler que la contrée de Guidimakha, qui s’étend sur une superficie de 8.451 Km2, dont 9 communes ne dispose ni de poste de contrôle ni de camp militaire, alors même qu’elle se situe en zone frontalière avec la Mauritanie. «Cette absence de dispositif sécuritaire rend la population particulièrement vulnérable. En conséquence, Guidimakha Kafo en appelle à la mobilisation urgente des autorités nationales afin que des mesures concrètes soient prises pour rétablir la sécurité et protéger les populations contre toute forme de menace ou d’exploitation » a demandé ladite Association.
Par A.Tounkara