samedi 21 février 2026
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Tronçon routier Sébénikoro-Kalabambougou-Kabalabougou-Samaya : La croix et la bannière pour ses usagers

Par Le Pélican 3,451 vues
Tronçon routier Sébénikoro-Kalabambougou-Kabalabougou-Samaya : La croix et la bannière pour ses usagers

Distant de seulement sept kilomètres, le tronçon routier Sébénikoro-Kalabambougou-Kabalabougou-Samaya, est devenu la croix et la bannière pour ses usagers.

C’est un tronçon qui fait partie de la première route de Guinée qui part de l’avenue Mohamed VI  à Sébénikoro en passant par la zone de débarquement du sable sur la berge du  fleuve Niger de Sébénikoro  puis  le marigot "Bama Da Foloni", l’Hôpital Mali Gavardo,  en traversant les quartiers de  Kalabambougou, Kabalabougou, Samaya,  pour rejoindre la ville mystique de Kangaba ou Kaba (pour les autochtones) et enfin la frontière Mali-Guinée à Djioulafono. Mais, en dépit du fait qu’il  permet de désengorger l’avenue Mohamed VI,  il semble n’avoir aucun intérêt pour les différents Gouvernements maliens.

D'ailleurs, cela fait maintenant deux ans que ce tronçon  routier, pourtant très important,  n'a bénéficié d'aucun entretien,  ni de la part de l'Etat ni des communes  CIV et Mandé  dont il  dessert, mais aussi des populations résidentes des quartiers de Kalambabougou, Kabalabougou et Samaya. Tout le monde affiche  son indifférence  alors  qu’au moins, une dizaine de résidents des trois quartiers sont des milliardaires. Mais aucun d'entre eux ne se  soucie  de l’état calamiteux du petit tronçon  routier qu’ils  empruntent  quotidiennement.

Engloutis dans leurs splendides véhicules 4X4, ces richissimes de Kalabambougou, Kabalabougou et Samaya préfèrent circuler  à pas de tortue avant de rejoindre la voie récemment goudronnée qui va de la deuxième passerelle piéton de Sébénikoro sur l’avenue Mohamed VI  au centre de Kalabambougou. Un autre fait notoire : les organisations et associations non gouvernementales  qui pullulent lesdits quartiers (des dizaines)  ne font rien pour que leur  "route de l’enfer" puisse être entretenue. Tout le monde semble se résigner pendant que  leur  route  continue d’être  parsemée de crevasses et dos d'ânes et  ne cesse  de se dégrader. Devons-nous tous rester les bras croisés sans ne rien faire? Certainement pas !

C’est pourquoi  nous  avons décidé d’interpeler  vivement les autorités de la Transition, en l’occurrence le ministère des Transports et des Infrastructures, le Président de la Commission Transports et Infrastructures du CNT, les délégations municipales des Communes IV  et du Mandé, toutes les bonnes volontés,  pour qu’elles  fassent illico presto un effort afin que  le petit tronçon Sébénikoro-Kalambabougou-Kabalabougou-Samaya,  partant  de l’Avenue Mohamed VI en passant par la corniche (du fleuve Niger),  puissent  recevoir  le meilleur entretien possible. Pourquoi ne pas le  goudronner ?

Il faut le rappeler, il  y a quelques années, un  richissime  homme d’affaires du nom d’Amadou Cissé (il est hélas  décédé depuis un an), avait  financé tout seul environ cinq kilomètre du  tronçon routier de Kalambabougou jusqu’à l’Avenue Mohamed VI en passant par la zone de débarquement du Sable sur la corniche  du fleuve Niger, « Bama Da Foloni », Hôpital Mali-Gavardo jusqu’à Kalabambougou. Paix à son âme ! Qu’Allah lui récompense pour ses biens faits ! 

Les travaux de ce bitumage avaient été effectués par une entreprise malienne de BTP du nom de LMC Ingénierie et Construction. Votre hebdo Le Pélican avait produit un article,  intitulé : Bitumage de la Route de « Bamada Foloni » : L’œuvre salvatrice de l’altruiste Cissé à imiter ». C’était dans la parution  numéro 057 du mercredi 04 août 2021. Nous avions vivement invité, dans notre article, le Département des Transports et de l’Equipement à visiter le chantier routier en construction

Gaoussou  Madani Traoré

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