jeudi 16 avril 2026
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Malijet

Mon opinion : Le Mali sous IBK, telle une punition divine !

Par L'Aube 426 vues
Mon opinion : Le Mali sous IBK, telle une punition divine !

Que dire de la situation politique de notre pays ? 

Bientôt six ans que  nous avons la certitude que le règne que subit le Mali, sonne comme une punition pour notre peuple en détresse depuis l’instauration de la  gouvernance inefficace  et prédatrice du pouvoir IBK.

Nous sommes plus que jamais un pays  livré aux  rentiers ethniques,  aux porte-parole ethniques dans un décor de patrimonialisation de l’Etat et de clochardisation de l’Administration. La nation toute entière est en danger. On pourrait même dire qu’elle se meurt. 

Au Nord et comme  au Centre, à Koulogon, Ogossagou et dans bien d’autres localités les civils  sont massacrés par les terroristes. Il n’y a plus d’Etat capable de  les protéger, d’assurer leur  sécurité.

L’absurdité est que l’Etat lui-même semble compromis dans l’opinion nationale dans une instrumentalisation des milices qui défient les forces armées et de sécurité.

Depuis Diouara, on peut comprendre le moral plus bas que terre,  de  nos troupes qui semblent se battre dans le noir total, sans renseignements crédibles et fiables, dernier souci d’une hiérarchie militaire à la fête.

Dans le reste du pays, devant une gouvernance de prédation érigée en système,  les grèves et manifestations coupent le souffle à ce qui ne reste qu’une mue de l’Etat.

En somme, devant les tueries massives, les grèves, manifestations à Nioro,  Ségou, Sévaré etc. donnent la mesure de  l’incompétence  du pouvoir IBK.

Sous ce règne, le Mali est aujourd’hui réduit à une existence douloureuse, comme dans les livres divins qui nous enseignent comment Dieu a foudroyé les peuples insouciants et transgresseurs de tabous et d’interdits ; comme dans la mythologie grecque où les Danaïdes et Sisyphe ont été condamnés à remplir un tonneau percé et à faire monter éternellement une pierre sur une colline, nous sommes également condamnés à pleurer nos morts civils et militaires dans l’indifférence, voire la complicité des dirigeants du jour.

Ce pays, naguère présenté comme un des  pays d’Afrique où il fait bon vivre (parmi les cinq pays africains en progrès constant) et la  nation la mieux constituée en Afrique de l’ouest, le Mali n’a jamais atteint qu’en ce moment, les profondeurs abyssales.

On  aurait dit que  le pays  est  frappé de malédiction, pour lui rappeler le souvenir du vrai bonheur que l’on apprécie qu’après l’avoir perdu. Dieu a inauguré la parenthèse d’une équipe venue conspuer les nombreuses chances de notre pays. Une équipe qui a initié le temps des grandes déchirures, de la culture de la clanisation et la tribalisation du pays, et du débat politique, la catégorisation systématique des citoyens en bons et mauvais.

Jamais la culture de la curée n’a été aussi affolante. Certains compatriotes ont la ferme conviction que  Dieu a décidé d’éprouver le peuple malien, comme cela a été le cas en Egypte sous le règne du Pharaon, pour nous amener à méditer sur nos moments de grandeur et de splendeur. LUI voudrait aiguiser davantage notre aptitude au refus des impostures. Depuis le succès de l’imposture en 2013, notre pays a renié le débats contradictoire fécond, ce dernier a été  ramené sur des questions sérieuses à des considérations personnelles : « ils me haïssent, ils sont contre moi, ce sont des hasidi, des aigris… »

Ce qui aurait dû être un débat démocratique est resté dans la tête  des gouvernants une question de personne. Point de Mali et des intérêts de la nation. Comment dans ces conditions s’étonner  six ans après, qu’ils ne fussent jamais à la hauteur des responsabilités qu’impose la recherche d’une solution nationale à la crise ?

En plus de cinq de détresse…

Chacun le constate, l’équipe qui porte l’heureuse issue de la crise malienne se fait attendre.  Le prétendument « homme de la situation » d’hier, a fini de ruiner la légitimité, la crédibilité et même la créativité de toutes les femmes et tous les hommes, les acteurs et les collectifs qui ont pour certains de bonne foi voulu servir la nation à ses côtés.

Il s’est suffisamment employé à retourner les Maliens les uns contre les autres, faire imploser toutes les structures de médiation dans la société ; diviser  tous les secteurs de la vie sociale et professionnelle et,  enfin de compte créer le vide autour de lui et dans la direction du pays, avec comme résultat, un pays qui tourne à vide.

C’est peu dire qu’il a manqué au Mali, la mémoire nationale dans le traitement des dossiers et l’intelligence collective dans la gestion de la présente crise, les querelles de personnes  volontairement imprimées au débat national, ont primé sur les valeurs et les principes. Une démarche appuyée d’une volonté farouche qui visait à mettre toute opposition en conserve.

Ces jours qui s’annoncent…

Certes, le tableau est noir. Mais, le Mali reste fort et capable. Au cours de ses siècles d’existence, il a appris que l’on peut trébucher sur une pierre et être capable  de gravir une montagne. Ces jours qui s’annoncent  seront déterminants  par le réveil patriotique, pour le sursaut national. Karl Marx disait qu’à l’échelle de l’histoire humaine, il y a des jours qui valent des siècles.

En plus de cinq ans de détresse permanente, le pouvoir n’a toujours pas compris  que le dialogue politique, sans esprit de ruse, est la seule solution pour sortir le pays de l’impasse.

Il devra au plus vite comprendre que s’imposer aux Maliens à l’issue d’un scrutin truqué n’était  certainement pas le plus difficile pour  un pouvoir bâti sur la corruption et la prédation des deniers publics. Mais, c’est pour se faire accepter à plus ou moins brève échéance en continuant dans  un monologue parallèle qui est le défi.

C’est pourquoi, il doit se rappeler cette pensée de  Michel Foucault : « le mouvement par lequel un homme seul, un groupe, une minorité ou un peuple tout entier dit : je n’obéis plus et jette à la face du pouvoir qu’il estime injuste le risque de sa vie, ce mouvement me parait irréductible. Parce qu’aucun pouvoir  n’est capable de le rendre absolument impossible. Et, parce que l’homme qui se lève est finalement sans explication, il faut un arrachement qui interrompt le fil de l’histoire et ses longues chaines de raison, pour qu’un homme puisse réellement préférer le risque de la mort à la certitude d’avoir obéit ».

Le peuple du Mali serait-il à l’aube d’un tel mouvement,  après le 26 mars 1991, après le Mouvement An Tè A Bana ?

Winston Churchill avertissait, devant la Chambre des Communes en 1938, suite à la signature des Accords de Munich avec Hitler : « Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre ».

Souleymane Koné

Ancien Ambassadeur

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Commentaires (23)

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A
Anonyme il y a 7 ans

Un article brillant. La multiplication des commentaires Trolls qui innondent malijet pour masquer l'appréciation d'un tel écrit montre bien que l'ambassadeur a non seulement visé juste mais que les petits cireurs de babouches du président font pipi dans la culotte. La contestation est partout et ce ne sont des petits apprentis voleurs de la famille des Secretaires Généraux stagiaires de la famille à la présidence ou des généraux jouisseurs qui vont y changer quoi que ce soit.

A
Anonyme il y a 7 ans

Souleymane Koné,tu n'es rien qu'un opposant au service d'un homme.Il fallait le dire quand IBK était le PM du président Alpha Oumar Konaré.

A
Asha Daniel il y a 7 ans

Arrêtons de tout mettre sur le dos du pouvoir car nous avons également notre part de responsabilité à assumer. C'est vrai que l'Etat a le devoir de protéger la population. Mais n'oublions pas aussi que nous avons la mission de dénoncer tout ce qui peut paraître suspect à nos. Tout le monde ferme les yeux soi-disant que c'est le boulot des autorités. Sauf que je ne suis pas de cet avis.

J
Julia Kabongo il y a 7 ans

Ce qui arrive au Mali est la faute des maliens personne d'autre. Il n'y a que des traitres qui trahissent leur pays au profit des intérêts personnels. Ils n'hésitent pas à vendre même leurs âmes au diable pour combler des envies personnelles. Si on veut sauver notre pays il faut d'abord qu'on change de comportement.

H
Habibatou Traoré il y a 7 ans

Ce qui est à décrier aujourd’hui est le comportement des maliens. Le régime a toujours fait de son mieux dans l’intention de mettre le peuple dans les conditions. Les uns et les autres doivent être honnêtes envers son pays. On peut bien mettre en cause la gestion du pouvoir mais nous savons les seuls à avoir tourné le dos à notre pays. Il faut qu’on l’admette un jour pour avancer. Le Mali est notre héritage commun et c’est à nous d’en prendre soin. Si les ennemis ont le pouvoir aujourd’hui c’est parce que nous leur avons permis. Ce n’est certainement pas étant divisés que nous arriverons à surmonter les épreuves auxquelles nous sommes confrontés. Il est temps que nous admettons que l’union est la seule voie à empreinter en vue de connaître la paix.

B
BINTOU il y a 7 ans

Tous ceux que nous devons faire c’est d’accompagner le président IBK et son gouvernement dans la résolution de cette crise que traverse notre pays. Car tous ceux que nous devrons savoir est que c’est à nous et rien qu’à nous de chercher une porte de sortie pour notre pays car c’est l’union qui fait la force.

G
GAFOU il y a 7 ans

Il ne faut pas mettre tout sur le dos du président IBK et de son gouvernement car nous sommes tous d’accord que le président IBK est arrivé à un moment critique dans notre pays mais avec tout ça il ne ménage aucun effort pour chercher des solutions pour mettre fin à la crise.

B
BIBI il y a 7 ans

Je pense que là où nous sommes nous ne devrons pas chercher un fautif ou chercher à savoir qui a raison qui n’a pas raison car l’heure est grave tous ceux que nous devons faire c’est de soutenir et accompagner le gouvernement dans sa recherche de solution à la crise et à la question de terrorisme de notre pays car tant que nous nous débarrasseront pas de ces ennemis de la paix il est difficile pour nous d‘avoir la paix et sans la paix pas de développement.

F
FASSO DEN il y a 7 ans

Le problème du Mali est les maliens nous-mêmes mais au lieu de changer et songer au bonheur du Mali non certaines personnes n’hésitent du tout à ouvrir leur bouche pour parler mal du président et son gouvernement et mettre tout sur leur dos comme si eux-mêmes n’ont rien a voir alors que si. Seul les ennemis du président IBK dirons qu’il ne se bat pas pour le bonheur du Mali et ceux des maliens sinon YE KO YE FO KO BAN.

B
BEIBI il y a 7 ans

C'est le retardement de la mise en oeuvre de l'accord de paix et de la réconciliation que la situation commence a dégrader. Nous devrons soutenir le gouvernement dans œuvres afin qu'il élabore un plan pour résoudre tous ses problèmes actuelle du Mali.

S
SIATA il y a 7 ans

Une équipe gouvernementale qui progresse mérite d'être soutenue par la population. Comme le président IBK est un rassembleur il pouvait aussi compter sur ces adversaires politiques a venir a l'aide pour faire sortir le pays dans cette crise actuelle.

T
TOURAMAKAN TRAORE il y a 7 ans

Afin de dénigrer le pouvoir d'IBK nous devrons lui soutenir pour que le Mali puisse retrouver sa stabilité politique économique et culturel. Le Mali est victime d'une guerre asymétrique dont nous accusons nos leaders religieux pour faute de la négligence du situation sécuritaire du pays.

A
Anonyme il y a 7 ans

svp arrêter de salir l'image de ce regime le Mali va Mal depuis le temps de ATT meme si sa tourne Mal, le Mali c'est pour nous tous donnons nous la main ensemble nous povons .ibk n'est pas lesul acteur .

M
modibo keita il y a 7 ans

L'heure n'est pas à la récupération politique, il faut plus tôt véhiculer un message qui rassemble et qui apaise les tensions, c'est ce qu'il faut dire dans un pays meurtri par le terrorisme.

F
fantiska sow il y a 7 ans

Le problème vient de nous même, le malien doit comprendre qu'on n'a plus intérêt à se mettre les bâtons dans les roues, nous devons tous ce sacrifice pour le Mali en aidant nos dirigeants dans leurs actions pour la stabilité, la paix et l'unité des maliens.

A
Aicha Barry il y a 7 ans

Le Malien en tant que tel n’est plus crédible aux yeux du bon Dieu, nous avons trop de comportement bizarre qui vont à l’encontre de notre propre religion, beaucoup se disent des croyants juste par la bouche, mais pas dans le cœur. Dieu est fâché contre nous tous et son excellence IBK n’a rien à voir dedans.

A
Alpha Sow il y a 7 ans

Chaque Malien est libre de tirer sa conclusion par rapport à la situation actuelle du pays, mais il faut juste comprendre que c’est le comportement de certains chefs religieux à savoir Mbouillé, Dicko et autres qui sont à la base de cette situation. Dieu est fâché contre ces faux chefs religieux, qui se cachent derrière l’islam pour satisfaire leurs sales bessonnes.

M
Mr Diallo il y a 7 ans

Il est de coutume de jugé un présidents à la fin de son quinquennat de faire un rétrospectif des 5 ans passé à la tête de notre nation mais pour qui est de tout voir en noir comme certain malhonnête le fond dans notre paye n’est pas une critique objectif I B K a plus fait dans ces 5 ans que d’autres président en 10 ans

S
SAlif il y a 7 ans

Le constat alarmiste de certaine organe de presse au mali pourrais faire croire a nos population qu’il nya aucune administration qui les dirige Alor que telle n’est pas le cas I B K prit le paye dans un êtas de délabrement total après 5 ans on est en passe de sortir la tête de l’eau et sa ces malhonnête n le dirons jamais .

I
Inna M Guindo il y a 7 ans

I B K est dans l’âme un homme exceptionnelle cet qui fait de lui incontestablement un président pas comme les autres un président exceptionnel un hommes d’états doté de grande idée pour son pays et c’est genre d’article vissant a écorner son image son des acte de peine perdu car le peuple maliens connais la vérité et aime son président .