Réhabilitation des Routes au Mali : Le Directeur National des Routes, Mamadou Naman Keita assure
De nos jours, notre pays est à un tournant décisif de la réhabilitation de son réseau routier. C'est dans ce contexte que nous avons approché le Directeur national des routes, M. Mamadou Naman Keita qui donne d'amples informations sur les efforts entrepris par l'Etat pour réhabiliter et renforcer les routes au Mali. Dans l'ensemble, cette réhabilitation concerne un linéaire total de 2799 Km de routes bitumées pour un coût des travaux estimé à 1 300 Milliards de FCFA environ. Ces investissements demandent des ressources financières colossales et l'État ne pourra jamais focaliser ses efforts sur ces actions de développement tant que les maliens ne se donneront pas les mains afin que notre pays retrouve la paix et la stabilité, a affirmé Mamadou Naman Keita.
Aux dires du Directeur national des routes, pour toutes les routes à cause desquelles il a y eu des manifestations notamment à Kati, Kayes, Tombouctou, Gao et Bougouni, les actions étaient en cours sur ces travaux.
Le Gouvernement malien a élaboré un plan d'actions selon lequel le réseau routier sera réhabilité en bonne et due forme. La première phase couvre la période de 2015 à 2019. Selon M. Mamadou Naman Keita, les financements émanent du budget national.
En effet, les routes concernées sont entre autres: Kati-Kolokani-Didiéni-Diéma-Sandaré-Kayes-Diboli sur 700 km; Kayes-Yelimané sur 140 Km; Diéma-Nioro-Gogui-Frontières Mauritanie sur 140Km; Kita-Kambaga-Bafing- Frontière Sénégal sur 224Km; Voies urbaines à Bamako sur 68 Km; Bougouni Yanfolila sur 90 Km; Sikasso-Koutiala-Sienso sur 265 km ; Ségou-Niono sur 110 Km; Bla- San-Sévaré-Gao sur 577 Km.
De ce fait, PNTITD qui a été adopté par le Gouvernement du Mali en octobre 2015 est une vision politique sur le secteur jusqu'à l'horizon 2035, avec ses huit orientations stratégiques et ses plans d'actions prioritaires bien affinés. Pour lui, la vérité est que tous ceux-ci appellent des ressources financières très importantes et que l'État ne pourra jamais focaliser ses efforts sur ces actions de développement tant que les maliens ne donneront pas les mains afin que notre pays retrouve la paix et stabilité.
Dans l'immédiat, nous sommes sur la réhabilitation/renforcement des axes Kati-Kolokani- Didiéni-Diéma-Sandaré-Kayes-Diboli et, sévéra-Gao.
Rappelons que de nombreuses routes sont dans un état de dégradation avancé parce qu'elles ont atteint leur limite d'âge.
Par ailleurs, tout comme l'investissement routier, le financement de l'entretien routier est une véritable problématique de nos jours. Avec l'état actuel du réseau routier de notre pays, le besoin annuel de financement des travaux d'entretien est estimé à 100 Milliards FCFA. Ce besoin annuel est satisfait dans le meilleur des cas à Hauteur de 30% seulement et malheureusement, cette situation aggrave d'année en année la dégradation des routes. Les solutions envisagées pour faire face à cette problématique concernent entre autres: la réhabilitation de toutes ces routes, l'appropriation effective par les Collectivités territoriales de la gestion des réseaux routiers qui leur sont désormais dévolues dans le cadre de la décentralisation et une véritable réforme du financement de l'entretien routier.
Quant aux perspectives, elles s'inscrivent dans une démarche cohérente d'entretien, de réhabilitation/renforcement, de reconstruction et de développement du réseau routier qui couvre un linéaire total de 8 900Km environ de route pour un besoin de financement de 5 600 milliards FCFA environ.
Ainsi donc, il faut retenir que la politique Nationale des Transports, des Infrastructures (PNTITD), une des meilleures de l'Afrique de l'Ouest, ne peut être mise en œuvre dans une situation d'insécurité et d'instabilité, car les ressources en jour sont immenses.
Gaoussou Kanté