lundi 20 avril 2026
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Recrutement truffé de magouille à la police nationale : un discrédit sur le régime en place

Par Malijet 202 vues
Recrutement truffé de magouille à la police nationale : un discrédit sur le régime en place

S'il y'a un fait de corruption et de favoritisme flagrant qui jette le discrédit sur le deuxième mandat d'IBK, c'est le dernier recrutement des fonctionnaires de policiers dont les résultats les plus tripatouillés de l'histoire viennent d'être publiés par la Direction générale de la police sous la haute du Contrôleur général de Police Mohamed Ag Infahi.

 

Pour Rappel, c'est à la faveur de la Loi de PROGRAMMATION de la Sécurité, d'une enveloppe de 453 milliards de frans C.F.A sur 5 ans, votée à l'assemblée nationale, sur une initiative du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, que les recrutements contaignants 2017, 2018 ont été lancé pour répondre aux manque d'effectifs de police dans notre situation d'insécurité généralisée. Outre la construction de nouveaux commissariats de cercle et de grande localités, des postes de sécurité et des véhicules, la LPS prévoit le recrutement de plusieurs milliers de policiers dans les différents corps.

Si l'opération de 2017 a connu moins de bruits, celle de 2018 qui vient de connaître son épilogue ce mois décembre fait grincer des dents tellement que la fraude, le népotisme et le clientélisme ont été trop flagrante dans ce concours.

Un collectif des victimes du concours de 2018 s'est même mis en place et commence à se faire entendre car les 5 étapes du concours à savoir les épreuves sportives, les visites corporelles, les épreuves écrites, la visite médicale et l'épreuve oral ont vu des candidats échoués aux premières épreuves mais miraculeusement admis aux épreuves suivantes et aux épreuves finales.
Par exemple, un candidat exclus à la première épreuve sportive se retrouve admis à l'épreuve final la cinquième qui est l'oral.
C'est le comble.

LA MAGOUILLE A CIEL OUVERT ET DES RESPONSABLES DE LA POLICE MOUILLÉS JUSQU'AU OS.

Sekon nous informations, des responsables de la police ont fait du recrutement un véritable fond de commerce et de proxénétisme au détriment des plus méritants.
Tenez vous bien, nous apprenons que le chef personnel de la Direction générale de la Police M. Ali Doumbia, aurait fait passer sa femme Mariam Kassambara comme commissaire dans ledit recrutement sans compter plus de 32 personnes protégés dont il aurait reçu d'eux des sommes allant de 500.000 à 750.000 francs FCFA moyennant une admission.
Nous apprenons aussi que le commissaire du 5ème Arrondissement Mariam Doumbia aurait pris de l'argent avec 27 personnes en raison de 750.000 par personne en complicité avec le Directeur du personnel Mamoutou Dembele pour les permettre de devenir policier. Vous ne rêvez pas, c'est patent et certains témoins qui ont donné sans être admis comme promis commencent à broncher. Mais ils les promettent d'attendre encore le recrutement qui vient d'être lancé.

Quand au Directeur Général de la police lui-même, Mohamed Ag Infahi, il aurait, au vu et au su de tout le monde fait passer aussi son neveux Mohamed Diakite (le fils de sa sœur de lait) comme commissaire dans la division ressources Humaines au détriment de fils des pauvres.
Pour le DRH M.Soumoutera, son cas de favoritisme crève les yeux et dépasse tout entendement. Il aurait aussi fait passer sa propre fille, la nommée Aissata Soumoutera comme commissaire. L'inspecteur en Chef du Ministère Samba Keita censé être le moralisateur et l'exemple de sobriété, a aussi fait passer 4 de ses propres enfants dont sa fille Kadiatou Keita, qui devient commissaire. Les fils des pauvres peuvent aller paître. Ils s'en foutent éperdument de l'éthique et la déontologie encore moins de l'honneur.

Le conseiller technique, Bakoun Kanté, homme à tout faire du Ministre, aurait aussi fait passer plusieurs personnes dont le nommé Djibril Sanou né le 19 Mars 1997 avec seulement 22 ans, il est admis commissaire par la force du puissant conseiller du Ministre. C'est la loi du plus fort et du plus offrant.

Pour résumer, de la DRH à l'inspection du Ministere de la Sécurité, passant par la Direction générale, jusqu'aux agents en service au sein de la Commission de Recrutement, aucun d'eux n'a moins de 60 personnes protégées et défendus soit moyennant de l'argent, soit par relations parentales ou amicales, et ce en raison de 500 mille francs ou plus par candidat. Une grosse mane financière. Le hic, par gourmandise, ils ont pris trop d'argent que de places disponibles. Certains ont déjà même verser les frais mais n'ont pas encore pu être recruté.
Paradoxalement à cette mascarade, certains responsables de certains services centraux de la police qui sont honnêtes intègres et proches de la retraite, n'ont pas pu faire recruter un seul de leur propre fils comme relève à la police. C'est le comble.

Quand le fiasco a éclaté, le DG avait demandé aux syndicats de Police au cours d'une rencontre, de proposer 30 de leurs candidats par syndicats pour faire taire les bruits. Certains responsables syndicaux ont aussi déjà pris de l'argent avec les candidats mais se sont retrouvés floués par la Commission de recrutement. Ils se cherchent face à la furie de leurs clients mécontents. Il n'y a pas eu d'accord sur ce principe fallacieux. Des syndicalistes ont exigé que tous ceux qui ont fait la dernière étape du concours soient déclarés admis et que l'ont considère ces recalés comme admis au titre du contingent de 2019 pour faire justice.

Mais pour l'heure nous apprenons que le Ministre de la Sécurité, le Général Salif Traoré hésite à accéder à cette proposition car son honneur et sa crédibilité sont en jeux.
La seconde option qui s'offre à lui est aussi l'annulation pure et simple des résultats publiés pour donner la chance égale à tous les fils du pays.

En attendant, l'image du Président de la République, vient sérieusement de prendre un coup. Il faudra agir de façon juste et équitable et aussi sanctionner les fautifs du sommet à la base.
Je vous l'avait dit, l'injustice sociale est la base de toutes les révoltes, rébellions, guerres civiles et autres soulèvements, surtout quand elle atteint le comble. Voila pourquoi, notre constitue a consacré, des maliens libres et égaux devant la loi et des chances égales à tous.
Mais hélas !!!

Seydou Oumar Traoré, journaliste.

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Commentaires (5)

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A
Anonyme il y a 6 ans

Cette injustice décriée depuis 1968 au Mali est la source et la cause de tous les problèmes du Mali. Si cela est vrai, comment des personnes ainsi recrutées peuvent lutter contre les terroristes car l'objectif de leur mission est de prendre l'argent du public et de tout faire pour ne pas mourir, donc de fuir et de laisser les armes aux mains des terroristes qu'ils sont censés combattre. La constitution n'autorise pas de tels actes et pourtant ils sont quotidiens au Mali sans aucune inquiétude, dans ce cas une plainte ne sert à rien car la réponse est connue d'avance. C'est au premier responsable du pays de donner des instructions pour vérifier ses affirmations et punir ou les fauteurs ou les menteurs parce qu'on ne peut pas ternir impunément la notoriété et la dignité des gens au nom de la liberté de presse.

A
Anonyme il y a 6 ans

Il faut tout simplement mettre en place bien une commission d'enquête,enregistrer les plaintes de ceux qui ont payé .En attendant,il faut suspendre les résultats, en attendant des conclusions. S'il s'avère qu'il y a eu magouilles,annuler le concours,et limoger définitivement les coupables,ceci quel que soit leur grade.

C
cissé il y a 6 ans

Monsieur Seydou Oumar TRAORE initiateur de cet article, ce que vous racontez s'appelle des allégations. Donc, ayez les preuves suffisantes de ce que contient votre article. Mieux, dites aux citoyens qui se sentent réellement lésés dans cette affaire de recrutement, de porter plainte devant qui de droit. Ce droit leur est consacré par la Constitution. L'évidence, outre l'accord tacite verbal entre corrupteur et le corrompu, qui est devenu un comportement national de certains, ajouter à l'insouciance et la négligence érigé en mode de gouvernance, vous avez le cocktail nauséabonde sur lequel repose ce pays. Pire, quelles sont les conséquences de la violation, d'un serment pour les porteurs d'uniformes. Même ayant perdu son âme à travers certains comportements de citoyens, le MALI se relèvera un jour, de ces pratiques indignes et continuera sa marche vers le progrès pour le bien être de tous ses fils. ESPOIR.

T
Troy il y a 6 ans

Ce pays merite tout le calvaire qu'il vit au jour d'aujourd'hui, nous constituons la race la plus sale et la plus mediocre au monde. Dieu merci que nous nous retrouvions dans ces situations de merde (insecurite a bamako, au centre, au nord). N'importe quel Dieu nous plongerait dans cette situation quelque soit notre priere car nous ne meritons que cela. On ne demande pas a nos dirigeants d'etre des messies enocre moins des anges porteurs d'espoir pour les populations, on leur demande juste un peu plus de credit, de serieux et attribuer de la facon la plus humaine ce qui revient a qui de droit. En attendant que ce pays perisse un jour car il n'echappera aucunement !

A
Anonyme il y a 6 ans

Les Maliens ! Nous attribuons tout à la France. Je pense que cette fous ci la France n'a pas organisé ce recrutement ? Dans un Etat sérieux , tous ces gens cités sont à radieux après des années de prison. Et annuler la liste des candidats dépendant.