samedi 18 avril 2026
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Ce que je pense : De la gouvernance d’IBK : cet homme qui rêvait d’un grand Mali

Par Le Pays 251 vues
Ce que je pense : De la gouvernance d’IBK : cet homme qui rêvait d’un grand Mali

Début d’un mandat qui semblait prometteur

 

En 2013, lorsqu’il (IBK) arrivait au pouvoir, le Mali venait de sortir d’une grave crise socio-politique aggravée par le coup d’État de la junte militaire dirigée par Amadou Aya Sanogo, alors capitaine de son Etat. Bien avant, la situation sécuritaire était suffisamment dégradée au nord avec des attaques meurtrières à répétition contre les positions des forces armées et beaucoup d’autres crises  sociales semblables à ce nous vivons aujourd’hui, provoquèrent les grognes sociales. Justement ce sont ces grognes sociales qui ont favorisé le renversement du président Amadou Toumani Touré. Après s’en est suivi une descente aux enfers de la République du Mali. Les groupes armés sévissant au nord du Mali enchainèrent des succès militaires jusqu’à Konna à partir d’où, ils ont jurèrent de faire la prière de vendredi à la grande de mosquée de Bamako. Bref, c’est dans ce chaos que les élections ont pu être organisées après plusieurs tractations de la communauté internationale. Quand il a été élu plus tard, Ibrahim Boubacar Keïta ne manquera pas de se souvenir de cette page sombre de l’histoire du Mali dans son discours d’investiture : « Oui, louanges à Dieu. Sans Lui, aujourd’hui ne serait pas. Un pays de gloire, de lumière, d’humanisme fécond au long des siècles, soudain plongé dans les ténèbres d’une nuit, d’une longue nuit noire peuplée des pires cauchemars, voilà ce dont nous émergeons. » Le changement s’imposait et il le fallait à tout prix. C’est justement ce goût effréné du changement qui a porté au pouvoir IBK. Le peuple sortit ce jour-là pour voter comme il ne l’avait jamais fait auparavant. Pour lui, le changement tant attendu était proche, il était là, il était IBK. Cet espoir placé en lui, IBK semblait mesurer toute la dimension. « Je puis, Monsieur le Président de la Cour, Mesdames et Messieurs, vous dire que le Président de la République que je suis désormais, grâce à cette confiance massive des Maliennes et des Maliens, fera de ce socle, le départ du renouveau de notre pays dans tous les domaines… Ah, Maliennes et Maliens ! J’ai compris votre message. Il m’est allé jusqu’au fond de l’âme. Je prends l’engagement de le traduire désormais au quotidien, pour l’Honneur du Mali. Pour le bonheur des Maliens !» a-t-il rassuré lors de son discours d’investiture en 2013. Mais qu’est-ce qui a pu bien se passer entre temps ? Qu’est- ce qui n’a pas marché avec celui-là même qui promettait de veiller désormais à sauvegarder le peuple, en ses personnes et ses biens ? Pourtant on pouvait bien lire la sincérité qui émanait de cette âme qui semblait porter le Mali dans son cœur : « La vie du malien vaudra désormais son prix inestimable. Aussi voudrais-je ici, solennellement, engager tous ceux qui ont mission et vocation à protéger et sauvegarder notre peuple, à s’acquitter très consciencieusement de leurs missions. »

 

Les conséquences des mauvais choix ?

Dès sa prise de fonction, le président de la République a surpris plus d’un avec la nomination des personnes qualifiées de vautours dans l’ancien système à des postes de responsabilités. Cela a suscité plusieurs interrogations au sein de la société. Avec le temps, le choix de ces hommes s’est révélé être une grosse erreur de sa part. La plupart de ces ministres ont été remerciés du gouvernement à raison ou à tort. Aujourd’hui ce sont ces mêmes personnes qui se sont dressées contre lui, animant les différents bastions de contestations qui demandent sa démission. Toujours dans le cadre du choix de personnes, il faut noter le départ ou la démission précipitée de certains cadres justes et intègres comme Tatam Ly, Fadima Maïga, Daniel Amaguoin Tessougué, Mahamadou Igor Diarra pour ne citer que ceux-là, ont laissé planer beaucoup de doute sur ce discours de changement toujours tenu par le Président de la République. Si la volonté de bien servir son pays était sa motivation première, les choses ont fini par lui échapper et lui faire perdre sa propre vision. En plus, le peuple attendait le nouveau Président sur d’autres fronts : l’amélioration des conditions de vie, la justice sociale, la lutte contre la corruption, l’emploi des jeunes. Mais des années après, beaucoup de Maliens déchantent aujourd’hui, parce que le changement tant promu reste toujours une vue de l’esprit. La corruption continue de battre des records, les conditions de vie restent inchangées jusqu’ici, les rebelles continuent de régner en maîtres absolus dans le septentrion du pays, l’indivisibilité et la laïcité du pays sont chaque jour un peu plus remises en cause toujours au grand désespoir du peuple. La soif du changement se transforme peu à peu au supplice et celui qui était annoncé comme un messie est devenu un paria. Mais au fond, on peut tout lui reprocher sauf l’amour de sa patrie.

Amadingué SAGARA

 

 

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Commentaires (9)

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T
Tery il y a 5 ans

@Fabrice Yatassaye : IBK a volé la vedette de la CORRUPTION, l'INJUSTICE, l'INSECURITE, etc.. Il pensait qu'il pouvait se permettre tout et que le peuple docile du Mali allait le laisser faire. Son choix au 1er mandat a été une grosse pour le Mali. Le second mandat (par tricherie) a été une catastrophe ! Les élections ont été volées mais le syndicat des chefs d'états de la CEDEAO n'ont rien dit. Les gens ont protesté en vain !!

D
Djamisco il y a 5 ans

Le bâton soulever ne devrait plus être ranger, quiconque mettant en question la souveraineté et l'honneur du pays subira la haine de sa population, qui servira de leçon à ceux qui succédera. Que sauve cette nation.

M
M'Bah il y a 5 ans

Sa personnalité sera marquée d'historique vu l'élection 2013 que les Maliens peuvent faire quelque chose car l'orgueil ne servira à rien que d'être ouvert envers son peuple pour qu'ensemble que le Mali soit au-dessus de tout.

M
M'Bah il y a 5 ans

Sa personnalité sera marquée d'historique vu l'élection 2013 que les Maliens peuvent faire quelque chose car l'orgueil ne servira à rien que d'être ouvert envers son peuple pour qu'ensemble que le Mali soit au-dessus de tout.

J
John Kabay il y a 5 ans

Le peuple s'est lever et le peuple ne s'asseyant plus jamais. Aucune tête ne nous intéresse que sauf l'intégrité du pays.

T
TerryMoh il y a 5 ans

Ill a toujours son souhait de mettre le pays au-dessus de tout, ça venu au pouvoir est différent de tout autre président avec l'immense foule qui lui a élu avec son slogan le Mali d'abord pour tenter de triompher le Mali dans toute ses forces mais c'est son entourage qui ralentit son avancement pour le développement du pays

B
Bandjougouba Diarra il y a 5 ans

En 2013, lorsqu’il (IBK) arrivait au pouvoir, le Mali venait de sortir d’une grave crise socio-politique aggravée par le coup d’État de la junte militaire dirigée par Amadou Aya Sanogo, alors capitaine de son Etat. Bien avant, la situation sécuritaire était suffisamment dégradée au nord avec des attaques meurtrières à répétition contre les positions des forces armées et beaucoup d’autres crises sociales semblables à ce nous vivons aujourd’hui, provoquèrent les grognes sociales.

A
Anonyme il y a 5 ans

ibk voulait juste le pouvoir et le luxe qui va avec. sa premiere action a ete de payer un avion 20 milliards pour balader son epouse dans les hotels de luxe alors que le pays etait en guerre et sans aucun vecteur aerien. si c'est l amour du mali alors basta.

F
Fabrice Yatassaye il y a 5 ans

Ce rêve n'a jamais changé, il reste le même, c'est parce que le président de la république son excellence Ibrahim Boubacar Kéita a l'amour de son pays que certains se permettent de dire et de faire n'importe quoi. Soyons objectif, quittons dans les débats inutiles. ce que le président IBK a fait en ci peut de temps aucun autre président ne l'a fait, il faut être honnête de le reconnaître. Les ennemis ont fait et continuent de mettre les bâtons dans ses roues mais il continue de faire avancer le Mali.