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Colonel Malick Diaw à la classe politique: ‘‘le Mali a besoin de tous les Maliens’’

Par Info Matin 263 vues
Colonel Malick Diaw à la classe politique: ‘‘le Mali a besoin de tous les Maliens’’

 

Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) est dans la logique de tenir une concertation nationale. L’objectif de forum qui se veut inclusif sera de déterminer l’architecture de la transition, la feuille de route, la durée de la transition, entre autre. C’est dans ce cadre que la junte a rencontré hier lundi 31 août 2020, au ministère de la Défense et des anciens combattants, outre les autres forces vives de la Nation, les partis politiques et regroupements de partis politiques.

Voilà deux semaines, des militaires ont renversé le régime de Ibrahim Boubacar Keita. Mais depuis, c’est le statu quo. La transition politique et civile promise par la junte peine à prendre forme. Acculé, à la fois par le M5 et la CEDEAO, le CNSP envisage de tenir une concertation nationale avec toutes les forces vives de la Nation. Objectif : se tirer d’affaires par la mise en place d’une transition politique aussi inclusif que possible, notamment quant à sa gestion.

C’est dans ce cadre que le vice-président du CNSP, le Colonel Malick Diaw, 1er vice-président du CNSP, accompagné d’autres membres de la junte, a reçu la classe politique ce lundi au ministère de la Défense et des anciens combattants. Plusieurs leaders de partis politiques et chefs de regroupements politiques ont honoré de leur présence cette rencontre : Bokary Treta, Moussa Mara, Tiémoko Sangaré, Oumar Ibrahim Touré, Youba Ba, Yeah Samaké. Après les préliminaires la presse a été priée de sortir. Les deux parties pendant une heure ont discuté à huis clos.

Selon plusieurs participants, la rencontre qualifiée de « pré-concertation » a porté sur la proposition de Charte de la transition; le projet de Feuille de route de la transition; le projet d’architecture institutionnelle de la transition; et la durée de la transition. Au cours de la réunion, la délégation du CNSP a informé les participants qu’il sera soumis dans les plus brefs délais aux forces vives du pays des avant-projets de TDR de la « concertation nationale sur la transition » pour avis, ont rapporté plusieurs participants.

A leur sortie, le président de l’Alliance Ensemble pour le Mali (EPM), le Dr Bokary Tréta, s’est réjoui de la marche « d’équilibriste » de la junte face à tous les acteurs. « Nous marquons notre adhésion au processus de la transition politique et civile que les militaires ont annoncée. Nous avons espéré qu’ils tiennent à ce qu’ils se sont engagés à rendre le processus participatif, inclusif et d’être d’égal partage vis-à-vis des forces politiques et sociales », a indiqué le Dr Tréta par ailleurs président du RPM, tout en affirmant la disponibilité de l’EPM à apporter sa contribution à l’organisation et à la réussite de la transition.

En dépit du mécontentement de certains au sein l’ancienne majorité les alliés du président promettent d’être à ce rendez-vous. « Nous viendrons dire comme toutes les forces vices et politiques ce que l’EMP pense de la transition», a insisté Bokary Treta. Mais en attendant la finalisation de leurs propositions en cours de rédaction, l’EPM, selon son président, adhère aux propositions de la CEDEAO qui doivent être seulement adaptées à la situation du Mali. En effet, le vendredi dernier, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont tenu un autre sommet extraordinaire virtuel sur notre pays. Il a été sanctionné par des résolutions de sortie crise. Ils exigent notamment une transition d’une année avec à sa tête un civil ou un militaire à la retraite. La levée de l’embargo sur le Mali est liée à l’application de ces mesures.

Le vice-président du CNSP, Malick Diaw, de son côté, a souligné la nécessite pour les Maliens de discuter au tour de la même table « La concertation va être un cadre d’échange afin de convenir des initiatives pour la bonne marche de la transition. Aujourd’hui, le Mali a besoin de tous les Maliens », a-t-il indiqué tout en rassurant de la bonne marche du processus.

Cette approche d’inclusive de la junte est saluée et appréciée, pour sa part, par le président de l’Adema PASJ, Tiemoko Sangaré. « Nous avons senti la volonté du côté d’agir avec l’ensemble des Maliens et de faire face aux urgences du Mali. A ce titre, nous avons exprimé notre disponibilité à accompagner la démarche et à jouer notre rôle force politique. C’est un bon début, en attendant les autres rencontres », a déclaré le président Sangaré. Selon lui, la politique d’exclusion prônée par le Mouvement du 5 juin pourrait conduire à l’échec de la transition. Les problèmes du Mali n’auront de solution que lorsque les Maliens auront l’intelligence de se mettre ensemble et d’agir ensemble, a-t-il soutenu.

Selon lui, le pays a des défis importants à relever. Pour ce faire, des uns et autres doivent dépasser certaines considérations pour faire face à l’essentiel, conseille-t-il. « Ce qui importe aujourd’hui c’est que personne ne gagne en se mettant dans une posture d’exclusion. Il faut rappeler qu’au-delà de ce qui se passe, on se connaît tous dans ce pays. Donc de ce point, il est important que chacun sache raison gardée », a-t-il déclaré.

Pour le Pr Sangaré, il est facile d’invectiver, il est facile de critiquer, mais ce qui est difficile c’est de poser des actes positifs qui permettent d’avancer. C’est pourquoi, poursuit-il, il faut sortir de certaines postures et de comprendre que le Mali c’est pour nous tous. « Le Mali ce n’est pas Bamako, mais l’ensemble du peuple malien. C’est à preuve du contraire, personne ne peut parler au nom de l’ensemble du peuple du Mali », a déclaré le président Tiemoko Sangaré.

Quant au président du parti Yelema, Moussa Mara, il a affirmé qu’ils ont convenu que les termes de référence de cette rencontre, dont l’avant-projet est déjà prêt, seront envoyés aux participants pour que les uns et les autres puissent regarder afin que la rencontre soit vraiment profitable. « Donc, ça été vraiment positif. Et Inch Allah, on sortira de cette rencontre avec une architecture de la transition », a déclaré l’ancien Premier ministre.

Par Sikou BAH

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Commentaires (5)

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M
MTC il y a 5 ans

JOURNÉES DE CONCERTATIONS NATIONALES SUR LA GESTION DE LA TRANSITION AU CICB 5&6/09/2020 Honorables participants aux journées de concertation nationales sur la gestion de la transition, je vous salue: Que le Bon Dieu vous guide pour trouver une bonne méthodologie de travail. Le peuple malien est par essence UN comme stipulé dans notre devise chaque fois qu'une divergence apparaît revenez toujours à notre devise et à notre hymne et faites des concessions mutuelles. Chers participants tout le monde entier sait que votre tâche n'est pas facile, ayez souci du Mali, de l'Afrique et le reste du Monde. Vous allez commencer vos travaux au moment où chacun détient un morceau du miroir brisé et se regarde dans ce morceau, ne voit que sa tête et conclu qu'il est le seul à détenir la vérité. Recoller ces morceaux de miroir afin que tous puissent se voir ensemble dans le miroir reconstitué. Avant le démarrage de vos travaux, j'ai une très grande inquiétude sur la position de la CMA. Cette organisation préfère la tenue d'une rencontre de haut niveau avec les responsables de la CMA à Kidal et ne se sentent pas concernés par les journées de concertations nationales. Dès maintenant, le CNSP doit mettre la machine diplomatique en marche afin de convaincre nos ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>ères de participer à la concertation en défendant leurs propositions dans le cadre d'un débat démocratique et consensuel. Les pays comme l’Algérie, la France, les Organismes comme la CEDEAO, la MUNISMA peuvent valablement aider notre pays à convaincre la CMA à participer aux journées de concertations nationales. Je pense également qu'il faudrait tout faire pour être en phase avec la CEDEAO, notre communauté. En âme et conscience, ce qui est arrivé au Mali si cela était arrivé à un autre pays membre de la CEDEAO, et que l'un de nous était aux commandes du Mali, qu’elle allait être notre attitude. DE LA TRANSITION Je pense qu'une durée de transition n'excédant pas les 18 mois objectivement expliquée à Good Lock Jonathan et au Président de la CEDEAO peut être accepté. Je souhaite un Président civil, et Premier Ministre civil et deux militaires dans le gouvernement (Défense et Sécurité). Le CNSP reste un organe de la transition tenant sa réunion hebdomadaire tous les jeudis (lendemain du conseil des ministres), il travaillera surtout sur le terrain des opérations avec comme objectif de neutraliser tous les groupuscules de djihadistes avant la fin de la transition. PRÉSIDENT DE LA TRANSITION Pour la présidence de la transition, ma préférence utopiste va à l'une ou l'autre des personnalités suivantes: - Mohamed Ag HAMANI - Younoussi TOURE - Modibo KEITA - Issoufi MAIGA - Mme Adam BA KONARE Je termine en lançant un appel à la jeunesse pour qu'elle évite tout faut conflit de génération. Nous devons au moins reconnaître à l'ancien Président IBK d'avoir mis la jeunesse à l'épreuve, chacun appréciera cette expérience de sa manière. Aussi je dirai que la jeunesse doit être fier car tous les membres du CNSP sont de vaillants jeunes à travers eux la jeunesse est vraiment aux commandes. Comme j'aime à le dire nous sommes 18 millions de Maliens et 18 millions d'experts et je ne fais pas exception.

A
Anonyme il y a 5 ans

Malik ne faites jamais une erreur de laisser la transition avec des gens comme Boubaye Maiga

T
Toundé il y a 5 ans

Aujourd'hui le Mali n'a nul besoin de ceux qui l'ont laminé et meurtri. Les militaires, au lieu de retourner dans leur casernes et sur le front, se sont frayé une entrée et occupent le sommet d'une une place que le peuple a conquit par le sang. Ils sont venu tout bonnement récolter le fruit mur de la lutte des héros du M5 et s'arrogent le pouvoir de dicter ce qu'il faut faire. Ils font trainer en longueur la mise en place d'une transition qui, sans eux n'aurait pas mis plus d'une semaine pour être en place. Les leçons de sage qu'ils entendent donner, le M5 a suffisamment montré qu'il est maître en la matière. Le M5 et ses alliés ont toutes les compétences pour mener la transition à bon port. Que nos soldats retournent là où on a le plus besoin d'eux et laissent la politique à ceux qui en ont la vocation. Au lieu de gâcher un temps si précieux à concerter les notables et le nantis y compris ceux qui ont dépouillé et handicapé notre pays, il faut agir très vite pour nous débarrasser du poids de la pression internationale et de son effet dévastateur. Que ceux qui se sont battu pour le changement puisse opérer et réaliser ce changement pour le bien de cette population souffrante. Ces interminables va-et-vient entre Kati et la capitale ne doit nullement faire parti de ce qu'il faut pour avancer. Ceux qui dormaient ou s'opposait à la lutte pour le changement vont courtiser la junte et user de tous les subterfuges et manipulations pour faire échouer la lutte du peuple avec à sa tête le M5-RFP. Que le CNSP ne soit pas naïf et croire que le Mali a besoin de tous ces fils et qu'il est capable de les mettre tous sur le même chemin. Pour avancer, le Mali n'a besoin que de ceux qui construisent et non ceux qui détruisent, sinon pourquoi aurions eu besoin de dégager ce régime où tous étaient des élus issus d'élections truquées et tronquées. Ces partis qui détournent les deniers publiques pour s'acheter des électeurs. Ces élus qui investissent dans les élections comme on investi dans n'importe quel commerce lucratif. En quoi le Mali a-t-il besoin de ceux-là au moment où leurs seuls soucis sont leurs acquis et leurs intérêts? Il faut cesser de rêver car c'est une erreur de faire traîner les choses en essayant de contenter tous les maliens. L'urgence c'est de confier le changement à ceux qui ont cherché et trouvé l'occasion de changer les choses, du coup la communauté internationale sera contentée et le coup d'état aura servi une bonne cause.

D
Diawara il y a 5 ans

EFFECTIVEMENT LE MALI A BESOIN DE TOUS LES MALIENS POUR AVANCER .MAIS PRÉSENTEMENT NOUS VOULONS UNE TRANSITION ASSURER PAR DES NON POLITIQUE CAR ILS NE SONT D'AUCUN PARTI ET LA MOITIE DE MILITAIRES MÊME EN TÈTE DE GOUVERNEMENT. VOUS SAVEZ SI LA MINISTRE FRANÇAISE SE PRESSE DE SE MÊLER DE CE QUI NE LA REGARDE PAS C'EST POUR CHERCHER A INFLUENCER AFIN QU’AUSSITÔT LE CIVIL INSTALLÉ A LA TÈTE, LE RENDEZ VOUS OU L'AUDIENCE POUR LE RENCONTRER AFIN DE JOUER DANS LA MANIPULATION MAIS HÉLAS LE PEUPLE DU MALI EST ¨PASSE ¨PAR LA ET PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT.CE QUE LE PRÉSIDENT IBK REFUSAIT D'ACCEPTER TOUT CIVIL INSTALLER CONTINUERA SUR CE MÊME CHEMIN, CAR ICI C'EST LE PAYS DE FILY DABO SISSOKO ET DE MODIBO KEITA LES DEUX GUIDES SUPRÊMES DE TOUS LES MALIENS TOUTE CLASSE CONFONDUE.

C
Cheick il y a 5 ans

Tiémoko Sangaré me donne l'envie d'intégrer l'ADEMA. ''On se connait tous dans ce pays, il faut donc savoir raison gardée'' Tréta et Mara me décoivent totalement, même si je comprends la position de Mara qui a été mis en Lambeau par IBK