samedi 18 avril 2026
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Sahel: Le chef d’Etat-major français admet la possibilité d’un dialogue avec “un ennemi”

Par AFP 336 vues
Sahel: Le chef d’Etat-major français admet la possibilité d’un dialogue avec “un ennemi”

 

Le chef d’état-major français, le général François Lecointre, a déclaré lundi que le refus de principe de la France de négocier avec les jihadistes n’excluait pas de discuter “un jour” avec des ennemis, paraissant nuancer la position de Paris. “Il y a effectivement un positionnement de principe de la France qui considère qu’on ne négocie pas avec des terroristes. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on ne négocie pas avec un ennemi”, a-t-il répondu à Radio France Internationale (RFI) qui l’interrogeait sur la possibilité de dialoguer avec les groupes armés jihadistes qui sévissent au Sahel.

“Si l’on veut s’entendre un jour, s’entendre avec quelqu’un qu’on a combattu, il faut être capable de choisir le bon partenaire avec lequel s’entendre, celui qui est représentatif, qui est légitime”, a-t-il dit.

“Et donc cela posera un jour la question d’un accord politique qui se fera avec des gens qui à un moment ou à un autre ont été les ennemis de la force Barkhane, les ennemis des forces armées maliennes”, a-t-il ajouté. “Ce n’est pas un choix des militaires, c’est un choix des politiques, à commencer par les politiques maliens”, a-t-il souligné.La France qui déploie au Sahel 5.100 soldats au sein de la force Barkhane contre les jihadistes a toujours refusé l’idée de négocier avec eux.

L’opportunité d’ouvrir ou non des négociations avec les groupes jihadistes, qu’ils soient affiliés à Al-Qaïda ou à l’organisation Etat islamique, fait débat au Sahel. Les nouvelles autorités de transition maliennes, installées après le putsch du 18 août et toujours dominées par les militaires, ont repris à leur compte les préconisations issues de concertations nationales sur la nécessité d’un tel dialogue.

La question s’est également imposée comme une des thématiques de la récente campagne présidentielle burkinabè, les opposants plaidant pour le dialogue, tandis que le président Roch Kaboré, réélu fin novembre, s’y oppose farouchement.D’abord cantonnés dans le nord du Mali à l’aube de leur essor dans les années 2010, les groupes jihadistes opèrent désormais dans le centre du pays ainsi qu’au Burkina Faso et Niger voisins.

Ils contrôlent de vastes pans de territoires ruraux sur lesquels les Etats sahéliens n’ont plus d’emprise ou presque. Leurs attaques ont fait des milliers de morts, militaires et civils.

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Commentaires (1)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

POUR UNE COOPÉRATION ÉTROITE SOLIDAIRE FRUCTUEUSE ENTRE BARKHANE, TAKUBA ET LES FORCES NATIONALES AU MALI ET AU SAHEL sans oublier la négociation avec les Djihadistes. Bonjour, Ensemble, en étant solidaires, en se synchronisant mieux et en coopérant étroitement dans le cadre d'une responsabilité et d'une sécurité partagées, les résultats sont probants, visibles et bénéfiques pour TOUS (les forces nationales des pays du G5 Sahel impliqués, Barkhane et Takuba) tout en respectant la légitimité militaire (souveraineté nationale). Les éléments précédents sont intégrés dans la stratégie inclusive contre le terrorisme au Mali et au Sahel que j'avais proposé au G5 Sahel et à Barkhane (France). J'ai l'impression que cette stratégie commence à être appliquée. Mais, elle n'est appliquée que partiellement. Félicitations pour ce faire (mise en œuvre prometteuse des GATAs (Guetteurs Aériens Tactiques Avancés) pour le renseignement, le guidage et le contrôle, des Unités Légères de Réconnaissance et d'Intervention ULRI 1 et 4 des FAMAs respectivement avec Barkhane et Takuba, ...). Félicitations pour ses appuis au groupement tactique aérocombat désert et à ses hélicoptères Britanniques Chinock et Danois Merlin. Les résultats probants, visibles et bénéfiques pour TOUS (les forces nationales des pays du G5 Sahel impliqués, Barkhane et Takuba) sont au rendez-vous comme en atteste au Mali les larguages à Farabougou (FAMA-ULRI 1 + Barkhane) et les actions conjointes réussies à Boulkessi (FAMA-ULRI 1+Barkhane) et à Indelimane (FAMA-ULRI 4 + Takuba). Le commandement doit revenir aux forces nationales comme indiqué dans ma stratégie inclusive de lutte contre le terrorisme au Mali et dans la zone Sahel. Il serait judicieux de mettre en oeuvre le mécanisme de suivi-évaluation et de redévabilité que j'avais proposé. Il va de pair avec cette stratégie. Plusieurs lettres ouvertes en ligne intégrant cette stratégie ont été rédigées par mes soins. Vous pouvez me joindre si vous souhaitez d'amples informations. Le militaire n'empêche pas de négocier avec les Djihadistes. Tout apaisement et la trêve qui devrait être négociée au préalable seront profitables. Depuis 2012, j'avais proposé la négociation entre le Mali et les Djihadistes. En février 2020, après l'annonce d'IBK de vouloir négocier avec les Djihadistes, j'avais écrit pour le féliciter et rappeler mes propositions précurseurs faites en 2012 à la CEDEAO et au Mali. Le 04 septembre 2012, SEM le Président Malien, Dioncounda Traoré, m'avait écrit pour me féliciter et pour me demander de lui envoyer mes propositions, ce que j'avais fait Je souhaiterai rencontrer SEM le Général Lecointre pour échanger sur cette opportunité que doit choisir la France d'opter pour la négociation entre le Mali et les Djihadustes. Ensemble, avec nos partenaires, Barkhane et Takuba, nous y arriverons en utilisant cette stratégie inclusive. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : Anasser.Ag-Rhissa@orange. f r TEL au Mali: 78731461