samedi 18 avril 2026
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CNT et CNSP: Aucune surprise, si un des trois( Malick Diaw, Assimi Goita, Ismael Wagué) démissionne de l’armée pour être candidat aux élections présidentielles prochaines

Par Malijet 248 vues
CNT et CNSP: Aucune surprise, si un des trois( Malick Diaw, Assimi Goita, Ismael Wagué) démissionne de l’armée pour être candidat aux élections présidentielles prochaines

Le 18 Août 2020, Ibrahim Boubacar Keita, ancien président du Mali démissionnait de son poste de président de la république avec son gouvernement et la dissolution de l’Assemblée nationale qui était objet de contestation. Un groupe de militaires organisé au sein du CNSP lisait une déclaration pour annoncer la prise du pouvoir. Ils avouent avoir agi pour redonner espoir au peuple malien qui souffre de la mauvaise gouvernance. Ils étaient les nouvelles autorités du pays.

 

L’acte commis par les militaires, avec à leur tête le Colonel Assimi Goita, était apprécié par une frange de la population malienne. Oui, il faut le dire, il y avait des problèmes. Lorsque le mouvement du 5 juin se préparait pour une sortie qui devrait faire partir IBK, le coup d’état intervient. La dernière sortie du M5 a témoigné la présence des militaires qui ont avoué devant des milliers de personnes qu’ils sont venus pour parachever la lutte du peuple. Ce jour, il y avait les Colonels Ismael Wagué et Malick Diaw venus en véhicule militaire, accueillis par une foule en liesse.

La façon dont les évènements se sont déroulés avec une rapidité et sans échange de tirs, certains observateurs ont laissé la place au doute : ce coup d’état n’est-il pas un montage d’autant plus que le président déchu avait des problèmes de santé ? Il ne pouvait plus, il fallait mettre quelque chose en place pour le faire partir mais pas forcément suite à l’action  du M5.

IBK n’est plus au pouvoir. Le Colonel Wagué, un des nouveaux hommes forts est sur tous les écrans, c’était lui le porte-parole du comité national pour le salut du peuple (CNSP). Devant les caméras, ils s’expriment dans un Français et un Bamanankan clairs et précis. « Nous ne sommes pas venus pour rester au pouvoir.» C’est l’une des phrases qu’il prononçait face aux questions de certains journalistes. Il faut le dire, les maliens sont déçus des politiciens. Cette déception a donné un poids aux militaires. Un micro-trottoir de l’ORTM leur donne encore plus de poids, car les personnes interrogées sont en majorité pour une transition dirigée par un militaire.   

Chaque fois que le colonel Wagué sortait, il rassurait la population sur la continuité des services de l'État et que tous les maliens seraient impliqués, autrement dit, ce serait de l’inclusivité. De la feuille de route à l’adoption de la charte de la transition, des doutes ont plané sur les intentions réelles des membres du CNSP. Déjà le M5 qui s’était vu écarté a montré ses muscles pour être représenté dans les débats de la concertation nationale. La concertation nationale a pris fin avec des frustrations car il n’y a pas eu de plénières après les discussions. Les militaires n’ayant pas l’intention de quitter, ont sur leur dos les sanctions de la CEDEAO. Puisqu’ils avaient dit que la transition serait gérée par un civil, ils ont finalement pris un civilo-militaire et ont créé le poste de vice-président occupé par Assimi Goita, l’homme qui ne parle pas trop. Déjà il y a un vice-président qui vient du CNSP qui ne veut pas rester au pouvoir.

Après l’installation du président de la transition dont le choix a été apprécié, un premier ministre est choisi. Le gouvernement est mis en place et des éléments du CNSP comme Wagué, Sadio Camara se retrouvent avec des postes ministériels, malgré tout ça ils ne veulent pas rester au pouvoir. Malick Diaw n’est pas « ministre ». Les questions se sont posées et le doute a continué. Les doutes ont fini sans doute, il est le président du conseil national de la transition (CNT). La phrase « Nous ne sommes pas venus pour rester au pouvoir » est désormais au futur proche. En plus, beaucoup de militaires ont été nommés gouverneurs, d’autres sont des directeurs, bref ils sont au pouvoir.

Les militaires occupent des postes stratégiques, ce qui laisse croire qu’ils peuvent influencer les élections présidentielles prochaines voire « être candidats » même si la charte interdit les membres des organes de la transition à être candidats aux élections prochaines. Cette interdiction peut être levée, car le chef du CNT est membre du CNSP, le vice-président est du CNSP, le président est civilo-militaire, le ministre de la réconciliation est du CNSP. S’ils parviennent à être candidats, ils ont déjà des gouverneurs sur le terrain qui peuvent faire « quelque chose » si l’élection est organisée par l’administration territoriale.

Dans le cas contraire, ils ont la possibilité d’influencer un des candidats aux élections présidentielles prochaines, car ils ont déjà une force. Dans la logique, ils peuvent influencer car ce sont des êtres humains qui doivent se soucier de leur avenir. Quel sera leur sort après la transition ? Telle est la question à laquelle ils chercheront à donner une réponse, et c’est normal.

De mon point de vue, je pense qu’ils ne doivent pas chercher à s’accrocher au pouvoir actuel. Ce sont des jeunes qui ont de l’avenir et ils ont plein de choses à faire. Leur priorité doit être la promotion de la bonne gouvernance en refondant l'État comme indiqué dans la charte la transition. Une exemplarité dans la gestion de la chose publique leur donnera la chance dans l’avenir. Tout compte fait, c’est le Mali qui gagne s’ils  font du bon boulot. Ce qui est sûr, à la date d’aujourd’hui, on peut dire qu’ils prennent goût au pouvoir. C’est doux !

Yacouba Dao    

 

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Commentaires (5)

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Z
Zié il y a 5 ans

Oublie ce fuyard, il se cherche. Le feu au d......rière.

ζ ᵲ ґ il y a 5 ans

 Celui d'entre eux qui démissionnerait pour la Présidentielle se ridiculisera plus qu'un guignole.  L'exemple le plus frappant est le cas du Général Moussa Sinko COULIBALY : 0% des voix.  C'est le Dr Boubou CISSÉ, seul, que nous voulons désormais comme Président, vu sa grande compétence et son intégrité absolue sur tous les plans.

A
Anonyme il y a 5 ans

Vous n'avez pas pensé à l'autre hypothèse ? Bah N'Daw qui...abandonne le fauteuil présidentiel !!! C'est ça la ...surprise Monsieur ! Imaginez la suite... Chaises musicales...

T
Telly-Oziris il y a 5 ans

Alors où est le problème s'ils démissionnent pour être candidats aux élections présidentielles ? Par contre il faut craindre certains politiciens véreux et certains journalistes ou plutôt journaleux.

A
Anonyme il y a 5 ans

98% des journalistes au Mali sont IMPERTINENTS, MÉDIOCRES, CORROMPUS, ET MANIPULATEURS! TOUT LE MONDE SAIT QUE LA PRIORITÉ DES PRIORITÉS, c’est la mise en œuvre de la feuille de route de la charte de la transition! Assimi GOITA ou Malick Diaw n’est pas le problème du Mali! Le problème du Mali, c’est la duplicité terroriste des dirigeants français et occidentaux pour dépecer le Mali pour piller les ressources extractives du Mali! Vive le CNSP! Vive les FAMA! Vive le Mali! Vive une Afrique LIBRE ET PROSPÈRE!