Conseil National deTransition (CNT): Les raisons de la présence de Chato
L’élue de Bourem est désormais membre du Parlement de la Transition. Son départ est loin d’être une trahison comme le prétendraient ses camarades de la défunte législature qui agissent de façon voilée via des médias. Loin d’une politique du ventre, Mme Aissata Haidara Cissé porte les espoirs du pays autour des enjeux continentaux où le Mali est pressentie à u poste très important. Aissata Alassane Cissé Haidara reprend le macaron après la dissolution du Parlement. Au cœur du combat de réhabilitation de la législature sortante, CHATO a été mise aux commandes du dit collectif. Il faut noter qu’elle remplaçait Marcelin Guenguere désormais au département de la réconciliation nationale. Sauf qu’au fil des mois, alors que la fille de Bourem conduisait les tractations, assez de camarades ont fait défection. On peut citer Mahamadou Diarassouba désormais Vice-président, Marimancha Diarra ou l’honorable Assarid. L’expérience de ces derniers s’avère utile à la transition pour conduire les reformes aboutissant à la refondation du Mali.
Lorsqu'n l'avait sollicitée pour occuper la tête du Collectif, CHATO a prévenu qu'elle voulait aller au CNT. Nul ne l’ignorait et a accepté malgré tout qu’elle soit au-devant de la scène. Plus ou moins, on l’a « forcé » la main sachant que son décret pouvait tomber à tout moment.
Dire que le climat est tendu entre elle et les élus de l’ex Parlement est faux. Elle n’est pas la première à rejoindre l’organe législatif et loin d’être la dernière. Avec l’indiscipline caractérisée par la défiance des frondeurs opposés à la présence de l’armée française, il n’est pas exclus que certains du CNT soient remerciés. La liste d’attente est longue surtout que les ex députés qui entendent être remis dans leurs droits sont nombreux à lorgner le CICB.
Pour qui se souvient, plus de 1000 dossiers furent enregistrés pour les 121sièges de l’institution conduite par l’honorable Malick Diaw.
Au demeurant, CHATO au cœur de la bataille des anciens députés a quand même mouillé le maillot d'où les sorties médiatiques auxquelles, elle a haussé le ton allant jusqu'à la défiance. Elle a même croisé des leaders à l’image de Mahmoud Dicko ou Cherif Haidara du Haut conseil islamique à cet effet.
La bonne dame comme le disent certains confrères , n’a pas basculé de manière inattendue au CNT pour remplacer l’Imam Diarra : la députée panafricaine a déposé sa démission depuis un long moment. Ce qui n'a d’ailleurs pas été acceptée sur le coup donnant naissance à des conciliabules infinis.
Assez de réunions et concertations ont vu le jour pour la dissuader loin des confidences avec la presse ou sortie fracassantes par médias interposés. Malgré sa démission à la tête du collectif à cause des méchancetés et des préjugés de la part de certains de ces collègues, il nous revient que CHATO continue à épauler ses camarades à plusieurs niveaux.
Vu les enjeux du Mali au Parlement Panafricain, le Mali ne pouvait pas laisser passer l’opportunité à l’horizon. Il est donc clair que CHATO ne tourne et a toutes ses chances pour occuper le fauteuil lorgné de tous. Il est important de mentionner que l’ex présidente du groupe Mouvement pour le Renouveau Démocratique a plusieurs années d’expérience.
Elle en était d’ailleurs Vice-présidente avant le Coup d’État qui aura raison de sa mission au PAP situé en Afrique du Sud.
Les nouvelles autorités ont compris l’importance de la diplomatie parlementaire où CHATO sera utile pour porter la voix du pays, ainsi que le crédit qu’il faut afin de se relancer au vu du contexte. Il s’agit d’un créneau où elle côtoie à longueur de temps les décideurs de l’Afrique.
La présidence du Parlement panafricain reste chose promise au Mali, selon les tractations entamées depuis peu. S’il est vrai que le coup d’Etat a ouvert la voie à de nouvelles candidatures, la chouchou de Bourem est à l’œuvre pour rester focalisée sur le cap fixé. Des sources proches dévoilent que CHATO est bien partie pour l’emporter et jouit du soutien d’importantes personnalités dont des Présidents influents du Continent.
Étant hors du CNT, le Mali ne pouvait prétendre à ce poste qui ouvrirait la voie à l’émergence d’un autre pays. Ce qui justifie que la désormais ex porte-parole des élus de la législature de 2020, bénéficie de la confiance de la nation via le Président Bah N’Daw qui a signé son décret de nomination. Les élections à proprement parlé auront lieu avant Mai 2021.
A ceux qui estiment qu’elle tente de garder son influence afin de jouir des marchés ignorent tout de la personne. Tout d’abord, elle est la PCA de l’agence WANI TOUR qui malgré la conjoncture du COVID 19 , assure le service aux clients. L’agence de voyage qui travaille avec des grands tours operators a vu la parlementaire dotée de plus de 10 ans d’expérience passer la main : depuis 4 ans , c’est sa fille qui est aux commandes.
Ensuite, la politique colle à la peau de AICHA qui ne peut s’en défaire : Aux dernières législatives ,elle fut élue haut les mains dès le 1er tour avec un score fou de plus de 82%. La numéro 2 du parlement panafricain rempilait alors à son 3ème mandat et prouve bien qu’elle reste la chouchou de sa localité et aucun leader n’a eu pareil score. Qui dit mieux ?
Depuis sa nomination au CNT et sa désignation au parlement panafricain, CHATO est en mission de sensibilisation dans les Etats qui pour la plupart la soutiennent. Au lieu de soutenir une compatriote qui a fait ses preuves de patriotisme durant l’occupation du Mali, elle est encore sur les coups de menaces de mort. Pire, on préfère la salir et la dénigrer.
Enfin, il serait pitoyable de dire que CHATO essaie d’entretenir sa santé financière quand certains élus de l’ancien parti présidentiel n’ont pas hésité à rejoindre les tombeurs de leur mentor en misant 10 millions afin d’intégrer le CNT. Nul besoin pour l’ex membre de la commission défense de faire face aux prochaines législatives de cette manière, alors qu’elle jouit d’un fort électorat.
L’essentiel est donc ailleurs, plus précisément à Mindrand en Afrique du Sud. Place à ce challenge qui attend l’unique femme qui fut candidate à la Présidentielle de 2013 parmi 28 postulants où elle a déroché la 15ème place devant des supposés cadors de l’arène politique. Les maliens gagneraient à être derrière cette icône que Dieu nous a légué pour emporter haut les mains la présidence du parlement panafricain composé de 55 pays !
ALEXIS