samedi 18 avril 2026
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Constat après 100 jours de la transition : Aboubacar Sidick Fomba trouve Moctar Ouane “incapable’’ pour relever le défi

Par Le Combat 322 vues
Constat après 100 jours de la transition : Aboubacar Sidick Fomba trouve Moctar Ouane “incapable’’ pour relever le défi

Les 100 premiers jours de la transition ont été passés au crible par le Président du parti ADEPM porte-parole des FPR-Mali et membre du CNT, Aboubacar Sidick Fomba. Dans un tableau, le président du parti ADEPM porte-parole des FPR-Mali et membre du CNT, fait des propositions aux autorités de la transition qui devront selon lui, passer à une seconde phase avec des actions concrètes avec un nouveau gouvernement.

 

Pour ces 100 jours de la transition qu’il appelle la 1re phase ou phase de test de la transition, beaucoup de choses restent à faire. En ce sens, il fait plusieurs propositions. “Pour une réussite de la transition inclusive  et apaisée au Mali et sachant que l’essence de la transition est le consensus, je propose une 2e phase ou phase d’actions  à travers la prise de plusieurs mesures.

En effet, selon Aboubacar Sidick Fomba, “la mise en place d’un nouveau gouvernement avec un Premier ministre d’envergure ayant également une capacité de  recadrage des ministres et très rigoureux dans la gestion des ressources humaines“ s’impose après cette première phase. Le gouvernement en question, doit comporter 25 membres, composé de forces armées et de sécurité, le M5-RFP, la société civile et des partis et regroupements de partis politiques.

Sur un autre plan, il recommande que les structures gouvernementales soient en phase avec les réalités économiques et sociales  et non les mêmes structures depuis l’indépendance.

Cependant, propose-t-il, “les partis politiques représentés dans le CNT  seront exclus du choix des ministres’’.

Exclure le  président et le vice-président  des prochaines élections

“La révision immédiate de la charte de la transition, conformément à l’article 21 de la charte  et précisant dans son article 9 que le président et le vice-président  ne peuvent pas se présenter aux élections présidentielles et  législatives qui marquent la fin de la transition et que cette disposition ne peut faire l’objet d’aucune  révision“  propose Fomba.

Cette  révision de la charte doit prendre en compte certaines dispositions de la constitution de février 1992 afin de procéder à  la suspension de cette constitution.

Ce faisant, précise-t-il, une prorogation de la durée de la transition jusqu’en 2023 doté d’un CNT du pouvoir d’assemblée constituante en plus de son rôle habituel d’organe législatif. À cela, il propose la mise en place d’un comité d’évaluation et de suivi de l’exécution de la feuille de route et de la charte révisée.

En plus de cela, il faudra la mise  en place d’un comité des experts pour l’élaboration des textes de la nouvelle constitution, l’organisation d’une conférence nationale inclusive, la modification de la feuille de route en tenant compte  des objectifs clairs définis. Il s’agit entre autres  du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, établissement du  bilan d’exécution de l’accord d’Alger,  la diligence de sa  relecture,  sa soumission au CNT  et procéder à sa mise en œuvre, redéploiement de  l’armée républicaine du Mali sur l’ensemble du territoire national et assurer le retour de l’administration malienne sur tout le territoire.

Il demande “la dissolution effective de toutes les milices d’autodéfense et toutes les associations à caractère ethnique et régionaliste après le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des combattants dans le Nord et le Centre du pays’’.

Mesure de bonne gouvernance

Pour Aboubacar Sidick Fomba, il faut un renforcement de la lutte contre l’impunité et accélérer la lutte contre la corruption ; la rationalisation des dépenses publiques en réduisant le train de vie de l’État ; l’audit des services publics, du patrimoine de l’État, les fonds d’aide au développement, les dettes et les fonds alloués aux structures de la sécurité et défense ainsi que la justice, le contrôle physique des fonctionnaires et conventionnaires à la charge de l’État, la relecture des accords de coopération sous régionales et internationales, attribution du marché de la confection de la carte Nina à une entreprise nationale et rendre souverain les documents administratifs de la République du Mali.

Réformes politiques et institutionnelles

Il estime qu’il est nécessaire d’élaborer et l’adopter une nouvelle constitution en phase avec les réalités sociétales du Mali. En ce sens, il propose l’opérationnalisation des nouvelles régions créées, la mise en place d’un organe unique de gestion des élections au Mali, la création d’une seconde chambre, appelée faso blo, la relecture de la charte des partis politiques et de la loi électorale, l’organisation des élections référendaires, présidentielles, législatives et des membres du faso blo.

Sera-t-il écouté ? En tout cas ce n’est pas faute d’avoir proposé.

Bourama Kéïta

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Commentaires (6)

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S
silazh il y a 5 ans

ce fomba ne merite pas le cnt il se prend pour un grand connaisseur alors qu'il n'est rien il ne connait rien d'abord le MALI n'a pas pour le moment la capacité de redeployer l'armée sur tout l'étendu du territoire sans l'apport d'autres partenaires ce à quoi il est opposé il ne vois pas cette réalité

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

"Donc, attention au blocage de demain, de la révision de la constitution, qui pourrait être dû aux propositions du Dr A Sidick Fomba." Anasser, vous allez trop vite en besogne. La révision de la Constitution du Mali de 1992 par le régime actuel, dans le contexte actuel, ne sera pas un jeu d'enfant.

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

"Va-t-il quitter le CNT (Conseil National de Transition) pour ses prises de positions contre la République sans l'autorisation de sa hiérarchie (cas de ses nouvelles propositions tendanr à faire changer de premier ministre et de gouvernement en dehors d'une interpellation officielle du premier ministre via le CNT (si c'est possible car n'étant pas dans la charte), répliques au Président du CNT pour ses injonctions aux membres du CNT de se focaliser sur leur fonction, ...) et éviter la superposition de fonctions ou de rôles (interdiction d'appeler pour des rencontres anti-partenaires comme l'avait fait certaines membres du CNT tel que Ben Diarra dit Ben le cerveau)." Apparemment, l'incorrigible Anasser a maintenant une vision "soviétique" de la vie politique et de la démocratie au Mali. Dans sa vision, le CNT ne serait pas l'équivalent fonctionnel de l'Assemblée nationale du Mali dans laquelle la parole des députés/conseillers est libre, institution chargée de contrôler l'action de l'exécutif. Non, pour Anasser, le CNT est une simple chambre d'enregistrement des décisions adoptées dans l'opacité par d'autres organes. Anasser promeut au Mali l'accord dit d'Alger. Il promeut aussi à présent dans notre pays un régime autoritaire "soviétique".

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

Bonjour, Merci à Dr Sidick Fomba pour ses propositions mais il ne dit pas ce qu'il fera lui-même. Va-t-il quitter le CNT (Conseil National de Transition) pour ses prises de positions contre la République sans l'autorisation de sa hiérarchie (cas de ses nouvelles propositions tendanr à faire changer de premier ministre et de gouvernement en dehors d'une interpellation officielle du premier ministre via le CNT (si c'est possible car n'étant pas dans la charte), répliques au Président du CNT pour ses injonctions aux membres du CNT de se focaliser sur leur fonction, ...) et éviter la superposition de fonctions ou de rôles (interdiction d'appeler pour des rencontres anti-partenaires comme l'avait fait certaines membres du CNT tel que Ben Diarra dit Ben le cerveau). Dr Sidick Fomba confond son rôle au sein de organe législatif, qu'est le CNT, avec une liberté d'expression s'il était hors du CNT. En restant membre du CNT, comme je l'avais déjà indiqué le 03 novembre 2020 quand il disait qu'il était intéressé par le CNT, il est quand même judicieux de noter qu'il est contre l'accord de paix donc l'adaptation de la constitution à certaines dispositions de l'accord de paix, il s'y opposera. Déjà, il demande une révision diligente de l'accord de paix sans exiger le respect de son article 65 conformément au DNI. Donc, attention au blocage de demain, de la révision de la constitution, qui pourrait être dû aux propositions du Dr A Sidick Fomba. Bien cordialement. Dr Anasser Ag Rhissa, expert TIC, Gouvernance et sécurité, TEL 78731461

A
Anonyme il y a 5 ans

Comment ce connard est -il toujours menbre du cnt ? Quand on critique,il faut aussi se barrer.

S
Seydou il y a 5 ans

C'est toujours facile de s'assoir dans un bureau pres de ordinateur et se mettre a critiquer tout ce que les autres font, hein? Que Dr Boubacar Sidiki Famba aille occupe le poste de Moctar Ouane.Il va salir son froc.