samedi 18 avril 2026
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Refondation du Mali : Le ministre, Mohamed Coulibaly invite les Maliens à changer de comportement

Par 22 Septembre 193 vues
Refondation du Mali : Le ministre, Mohamed Coulibaly invite les Maliens à changer de comportement

 

Le ministre de la Refondation de l’Etat, en Relation avec les institutions, Mohamed Coulibaly était face aux hommes de médias le vendredi dernier au Mémorial Modibo Keita pour  un cocktail  de presse : Objectif de ce rendez-vous: donner une large information autour des missions assignées à ce département. Ce cocktail de presse constitue aussi le lancement officiel des réformes de l’Etat.

Entouré de ses proches collaborateurs, le ministre Mohamed Coulibaly a pris la parole pour d’abord saluer la presse qui abat un travail parfait pour la réalisation des réformes.

Pour lui, la refondation de l’Etat passe par un changement de comportement de chaque citoyen. Raison pour laquelle, trois grands axes ont été ciblés pour ces réformes : la refondation de l’Etat, la refondation de Citoyenneté et la refondation de savoir.

Il faut reconnaître que le département des Réformes de l’État s’est déjà inscrit dans la logique des réformes politiques, découpage administratif et territorial.

Pour cela, le ministère va animer des forums dans toutes les communes de Bamako et toutes les régions du Mali pour recueillir les avis des maliens afin d’aller aux réformes. Pour y arriver, un chronogramme a été établi pour mener ce travail. Le ministre Coulibaly a indiqué qu’il faut travailler pour adapter les réalités politiques à notre pays.

Pour ces réformes, tous les secteurs de la nation seront concernés car pour le ministre Mohamed Coulibaly et vu la situation que nous avons héritée le changement s’impose.

Rappelons que cette réunion d’échange entre le ministre et la presse avait comme thème :” Nos valeurs sociétales inspirent la nouvelle  Constitution et reflètent l’âme du Mali”

On notait la présence des patrons de presse qui ont répondu nombreux à cette invitation du ministre.

Seydou Diamoutene

 
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Commentaires (1)

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F
Fanga 10020 il y a 5 ans

Le ministre risque de rester avec sa "nouvelle Constitution" sous les bras. Une nouvelle Constitution ne s'élabore et ne s'impose pas au peuple et à la classe politique ainsi, de surcroît par une autorité politico-militaire bénéficiant d'une faible légitimité politique et populaire. La Constitution actuelle du Mali n'accorde pas le droit à l'exécutif dont il fait partie et au CNT d'initier la révision de la Constitution. La Cour constitutionnelle a déjà jugé récemment que les membres du CNT ne sont pas des députés. De même, le président de transition n'est pas le président de la République du Mali compétent pour initier la modification de la Constitution. Si les autorités politico-militaires actuelles veulent éluder l'interdiction qui leur est faite par la Constitution de 1992 en ignorant celle-ci, alors qu'il n'ont pas le soutien de l'ensemble de la classe politique pour passer à une quatrième République et qu'il est interdit constitutionnellement d'organiser un référendum de changement de Constitution si le pays est occupé, ces autorités prennent des risques politiques et juridiques inconsidérés. Avant de parler de nouvelle Constitution, il faudra donc que le ministre disent aux Maliens quels mécanismes juridiques et politiques lui confèrent la compétence de modifier la Constitution du Mali. Il ne sert à rien de rédiger une nouvelle Constitution si c'est pour au final se retrouver avec une Constitution soit qui sera rejetée, soit qui si elle est adoptée ne sera pas respectée par les Maliens qui ne se reconnaitront pas en elle du fait de ses conditions d'élaboration et d'adoption. En réalité, les grands bénéficiaires du projet de changement de Constitution du ministre sont les séparatistes du nord du Mali qui obtiendront la consécration constitutionnelle de la régionalisation politique et celle d'une seconde chambre parlementaire (Sénat) imposées par le texte de l'accord dit d'Alger.