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Sept raisons pour rejeter l’accord d’Alger 2015

Par L'Indépendant 383 vues
Sept raisons pour rejeter l’accord d’Alger 2015

Falsification de l’histoire Il est faux, historiquement, de dire que » l’Azawad recouvre une réalité socio-culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du Nord du Mali « . (Tire I, Chap. II, Paragraphe.2).

 

Les zones de Tombouctou, Gao et Kidal n’ont jamais formé un ensemble socio-politique appelé azawad ! L’azawad politique est une création des rebelles touaregs et des médias français, dans les années 1990. Les Sonrhaïs et alliés, les ?Sédentaires?, qui représentent 90% de la population du Nord n’adhèrent pas à ce projet !

Il existe en réalité une bande de terre, d’environ 350 Km², située entre Tombouctou et Arawane, appelée Azawad et connue de quelques autochtones seulement.

Cette « falsification grossière » de l’histoire (Abdoulaye Simpara in maliweb-25 septembre 2014), ou supercherie, a été validée à Alger. Une légèreté coupable de la part des ?négociateurs? du gouvernement et confirmée par les propos de l’ancien ministre Ousmane Sy, l’un des acteurs : «  c’est la médiation (Algérie) qui a écrit l’Accord, a  » remis l’avant-projet aux deux parties pour des observations « . Mais  » au deuxième jour des négociations, à Alger, il a été demandé à l’équipe gouvernementale de parapher l’Accord « . Elle a signé. Les rebelles ont refusé ! (rapportés par Fousséni Togola in Phileingora, 26 février 2021).

Mensonge sur la marginalisation

?La marginalisation des populations du Nord? est au cœur de la propagande des rebelles ! Or, à partir de 1992, plus de 1.000 milliards de francs ont été investis au Nord ! En 2012, les effets bénéfiques de cet engagement étaient visibles. Ainsi, selon le Fonds International de Développement Agricole, en 2013, le taux de pauvreté monétaire était de 29% à Tombouctou, Gao et Kidal, contre 47% à Mopti et Ségou, 36% à Kayes et Koulikoro, 84% à Sikasso. C’est-à-dire que les populations du Nord étaient les moins pauvres du Mali (Les Rébellions touarègues au Mali, entre idées reçues et réalités, par Clotilde Barbet, L’Harmattan, Paris 2015, P.123-Note 230).

Plus de mille écoles construites (fondamentales, lycées, Institut de formation des maîtres, Institut de recherche islamique) dans les régions de Gao et Tombouctou (Op. cit. P.112) ; des cantines pour plus de 120.000 enfants dans 300 écoles à Tombouctou, 270 à Gao et 198 cantines pour la seule région de Kidal (Op. cit. P.113). En comparaison, il y avait 6 cantines à Kati, 7 à Sikasso, 17 à Koutiala, 28 à Nioro, 40 à Kayes et 96 à Mopti.

Plus de 3.000 jeunes touaregs et arabes, anciens combattants ou pas, avaient été intégrés dans les différents services administratifs et militaires. Il y a eu des ministres (MM Zahabi, Agatham, Erlaf, El Moctar) et de nombreux autres dans les représentations diplomatiques (Iyad Ag Ghali et Boubacar Sadeck Ould Mohamoud, en Arabie Saoudite, Abdourahmane Galla, en Algérie, Mohamed Ag Bilal, en Côte d’Ivoire, Zeidan Ag Sidalamine, en Chine, Abdallah Ag Hama, en Egypte).

En 2009, on avait commencé la réalisation de plus de cent forages, puits, stations solaires et mares à Douentza, Gossi, Gao, Bourem et Ansongo. Kidal seule avait bénéficié de plus d’un milliard de francs pour son approvisionnement en eau et son assainissement (op. cit. P.109). Les aéroports de Tombouctou et Gao avaient été refaits.

Aussi, «  comme l’a rappelé Mohamed Ag Mahmoud, ancien rebelle, puis Directeur général de l’Agence de Développement du Nord-Mali, il apparaît clairement que, depuis la signature du Pacte national en 1992, de vrais efforts de développement ont été engagés […] Aujourd’hui, du point de vue économique, rien ne justifie une rébellion : les trois régions du Nord-Mali font partie des six régions les moins pauvres du pays  » (Op. cit. P.119).

Tous ces efforts ont été anéantis par le MNLA, en 2012 : les ponts, les barrages, les écoles, les aéroports, les banques ont tous été détruits. L’Accord demande aujourd’hui aux Maliens de payer pour ces destructions volontaires : de «  la réparation des motopompes des périmètres irrigués  » à la prise en charge des victimes de la rébellion :  » des enfants chefs de famille, des orphelins, des enfants traumatisés, des veuves, des femmes chefs de famille, des jeunes délinquants…  » (cf. Annexe-3).

  1. Fin des FAMA

L’Accord propose de remplacer l’Armée nationale par un ensemble hétéroclite d’unités tribales ou ethniques. En effet, son Article 17 prévoit « une représentation significative de toutes les populations du Mali au sein des forces armées et de sécurité« . Autrement dit, chaque tribu ou ethnie aura ses représentants dans la « nouvelle armée« . Or, l’expérience du Pacte national (1992) n’est pas encourageante : un millier « d’intégrés » ont déserté et rejoint la rébellion en 2012 !

La nouvelle armée devrait aussi « inclure un nombre significatif de personnes originaires des régions du Nord, y compris dans le commandement » (Art.22). Enfin, l’Annexe-2 de l’Accord stipule que  » les membres des mouvements, anciennement officiers des forces armées et de sécurité, seront réintégrés au moins aux mêmes grades « .

En clair, il faudrait réintégrer les déserteurs qui ont massacré leurs camarades prisonniers à Aguelhok, tué des civils, posé des mines, détruit des infrastructures économiques, civiles, militaires et commis d’autres crimes abominables !

En face, la CMA reste une unité homogène supervisée par Barkhane (la France) et la MINUSMA !

  1. Destruction de l’Etat malien

L’Accord ne se soucie que des ?Régions du Nord? citées 17 fois, Kidal 16 fois, Gao 16 fois, Tombouctou 15 fois. Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti sont totalement ignorées.

La Constitution doit être modifiée, des mesures législatives et règlementaires prises pour permettre aux populations du Nord de gérer leurs propres affaires, leur assurer une plus grande représentation au sein des institutions nationales (Art.6), voire d’exercer des prérogatives d’Etat – lever des impôts et disposer d’une police (Art. 5 et 8) ! Bref, le Nord sera un Etat à part entière !

Est-ce que les autres populations pourront travailler dans les « Régions du Nord » ?

L’Article-16 de l’Accord précise : concernant les emplois dans les Collectivités territoriales du Nord,  » les effectifs seront majoritairement réservés aux ressortissants des régions du Nord  » ! Explication : les emplois au Nord-Mali seront réservés aux populations du Nord ; ces mêmes « populations du Nord » auront droit à un plus grand pourcentage des emplois au niveau national !

Comme l’a rappelé Dr Brahima Fomba, ces dispositions  sont en contradiction flagrante avec l’Article 2 de la Constitution  qui consacre que  tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs, et prohibe toutes les formes de discrimination. (L’Aube, 28 mai 2015).

  1. Création d’un Etat-racial

La France a fait de Kidal un Protectorat, au mépris du droit international, actualisant son vieux projet (1957) de création de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (une zone potentiellement riche en ressources minières, couvrant le Sud de l’Algérie, le Nord du Mali, du Niger et du Tchad). Instrumentalisée, la rébellion a repris ce projet dans les années 1990.

En 1991, un leader de la rébellion touarègue avait dit : les Touaregs sont des  » Blancs  » qui ne doivent pas vivre sous la domination des Noirs. (Journal Le Monde, France, daté du 1er et 2 décembre 1991).

En 1992, un responsable de l’Armée Révolutionnaire de Libération de l’Azawad (ARLA), avait expliqué la stratégie définie : généraliser l’insécurité pour créer une situation comparable à celle des Kurdes en Irak, et provoquer l’arrivée de « forces d’interposition de l’ONU » dans le Nord du Mali ; ce qui permettrait la création d’un embryon d’ »Etat blanc« , lequel sera consolidé avec le temps.

Cet agenda a conduit les soldats de l’ONU au Mali : en 2012, le Secrétaire général de l’ONU, Mr Ban Ki-Moon, affirma son soutien aux rebelles, allant jusqu’à condamner les touaregs anti-indépendantistes, avant l’arrivée des Casques bleus. La MINUSMA exécute les ordres. On attend toujours les sites de cantonnement prévus  » dans un délai maximum de 120 jours  » suivant la signature de l’Accord (Annexe 2 – Cantonnement) ! Le MNLA a organisé une chasse aux Noirs le 2 juin 2013, sous prétexte de rechercher des ?espions maliens?. La MINUSMA et Barkhane ont fermé les yeux sur cette ?épuration ethnique? !

En violation de l’Art.1-alinea 1 de l’Accord qui réaffirme le «  respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali « , le MNLA a proclamé l’indépendance de Kidal. La France et la MINUSMA assistent chaque année à cette célébration !

Et vive la  » sincérité et la bonne foi  » des parties,  » première garantie de l’aboutissement de l’Accord « , Art.50. De qui se moque-t-on ?

  1. Suzeraineté de Kidal sur le Mali

L’objectif premier de l’Accord est de créer un Etat formé par les régions du Nord, dirigé par la CMA ! Ainsi, le découpage territorial, imaginé en 2018, va instaurer la domination des populations minoritaires du Nord sur l’Assemblée Nationale et le Haut Conseil des Collectivités. Première alerte : Gao et Tombouctou (90% de la population), auront seulement huit (08) députés, contre trente-deux (32) pour les 10% de population des régions de Kidal, Ménaka, Taoudéni et Gourma!

Toutes les fractions et tribus du Nord ont été érigées en Cercles, pour avoir une « représentation forfaitaire  » accordée aux Communes de moins de soixante mille habitants. Aussi, la région de Kidal (moins de cent mille habitants) aura huit Cercles ; Sikasso et Ségou (plus de trois cent mille habitants) auront chacune quatre Cercles!

Le Haut Conseil des Collectivités, composé des représentants des Collectivités, sera sous la coupe de la région de Kidal et ses alliées. Si demain, on transforme ce Haut Conseil en Sénat (ou deuxième chambre), celui-ci sera dominé par les représentants de ces régions sous-peuplées.

  1. Défense du féodalisme

Au Nord-Mali, la population la plus marginalisée, la plus négligée et la plus maltraitée est la communauté Bella ou Kel Tamasheq Noire ! Une population à majorité esclave, dont le combat pour la liberté a été salué en 2014 par l’Unesco, qui a décerné un prix au président de leur association, Temedt, créée en 2006.

Pas un seul mot dans l’Accord d’Alger sur ce  crime contre l’humanité ! Le Niger et la Mauritanie ont voté des lois criminalisant l’esclavage en 2003 et 2015, respectivement. A cause de la connivence entre l’Etat et les chefs féodaux, la lutte contre l’esclavage a cessé au Mali depuis 1968 !

Cet Accord est inique et mortifère. Il fixe l’ethnicisme et le communautarisme comme clés de répartition du pouvoir, malgré les tragédies récentes du Kossovo et du Rwanda. Si chaque communauté doit délimiter son ?pays?, le pire est à venir : ?où commence le pays touareg et où s’arrête le pays sonrhaï? ; ?où commence le pays dogon et où s’arrête le pays peul?, etc. ? Pourtant, les Grands empires ont assuré la coexistence pacifique entre ces communautés pendant des siècles !

La France et la MINUSMA ont installé, équipé et entrainent une horde guerrière à Kidal (d’où partent toutes les attaques terroristes et où convergent les otages du Sahel). A Bamako, on enseigne aux FAMA le pacifisme (formation à la paix et aux droits de l’homme) et le défaitisme (publicité Derhane-ORTM montrant un soldat dictant son testament avant d’aller se faire tuer au Nord) !

Grands Fétiches rescapés, Mânes de nos ancêtres, Allah, Bouddha, Jésus, inspirez notre jeunesse !

Yaya Togora, Consultant

Tél.: 65 36 91 77

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Commentaires (5)

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A
Anonyme il y a 4 ans

des choses que doit bien regarder le ministère de la refondation jeter cet accord et unifier le Mali sans la france

F
Fanga 10020 il y a 4 ans

J'ai lu aujourd'hui dans une base de données quelques articles de presse de l'année 1991 consacrés à la rébellion du nord. La question de la fédéralisation du Mali et de l'indépendance de certains territoires du nord du pays étaient déjà à l'époque publiquement et explicitement évoqués. Deux dépêches publiées dans des quotidiens en 1991. La Presse Le Monde, lundi 7 janvier 1991, p. B4 Accord de paix au Mali AFP ; Reuter "ALGER - Les rebelles touaregs et le gouvernement central malien sont parvenus à un «accord de paix», hier à Tamanrasset, sous l'égide de l'Algérie, a annoncé dans la soirée la télévision algérienne. Cet accord met fin au différend vieux de 30 ans entre les population touareg et les autorités de Bamako. Il prévoit un statut d'autonomie interne pour les Touaregs vivant au nord du Mali, dans les 6e et 7e régions, limitrophes de la frontière algérienne. Dans son bulletin du soir, la radio-télévision malienne a annoncé la signature d'un accord de paix et un «cessez-le-feu immédiat» dans les régions concernées. Les accords ont été signés du côté malien par l'ambassadeur à Alger, Sinally Koulibali, et du coté des rebelles touaregs par Iyad Ag Ghali, un jeune chef de guerre de 28 ans, qui se trouvait à la tête des assaillants de la prison de Ménaka, le 29 juin dernier, pour délivrer des Touaregs nigériens, emprisonnés au Mali. Le Front populaire de libération de l'Azawed, qui accuse le gouvernement central, dominé par les noirs du sud, de discrimination à l'égard des Touaregs, réclamait la fin du régime militaire dans l'Adrar malien des Iforas et l'autonomie de gestion des affaires touarègues. Certains de ses responsables souhaitent cependant aboutir à terme sinon à l'indépendance, du moins à un régime fédéral. En juin dernier, les rebelles touaregs avaient attaqué le poste de police de Menaka (est du Mali) faisant 14 morts, dont l'administrateur local et son épouse. En représailles, l'armée malienne avait mené une vigoureuse offensive, suivie par une nouvelle attaque rebelle, en septembre, qui avait fait quelque 200 morts dans les rangs de l'armée, près de Bouressa. Cette flambée de violence s'était traduite par un nouvel exode de plusieurs centaines d'ïhommes bleus» vers l'Algérie, en particulier vers la petite bourgade de Tin-Zouatène, qui compte quelque 4500 Touaregs algériens. L'Algérie fait partie avec le Mali, la Libye et le Niger du «comité inter-ministériel» permanent, chargé par les chefs d'État de ces quatre pays, lors de leur sommet de septembre dernier à Djanet (extrême sud-est algérien) de trouver une solution au problème touareg. Ils avaient prévu notamment le renforcement du contrôle aux frontières et des mesures pour faciliter la «réinstallation et la réinsertion» des réfugiés dans leur zone d'origine. Les ministres de l'Intérieur du Mali, du Niger et de l'Algérie s'étaient rencontrés en novembre à Gao, au Mali, en l'absence de la Libye. Un nouveau sommet entre les quatre pays est en principe prévu en février à Tawa, au Niger." La Presse Le Monde, samedi 12 janvier 1991, p. F8 MALI "Traore-Touaregs ° Le président Moussa Traore a reçu hier, à Bamako, le chef des rebelles Touaregs, Iyad Ag Ghali, une semaine après la signature à Tamanrasset, en Algérie, d'un accord de cessez-le-feu entre le Mali et les insurgés. Au cours de l'entretien, auquel a participé le ministre de la Défense, le général Mamadou Coulibaly, les deux parties ont confirmé leur accord sur la nécessité de sauvegarder l'intégrité territoriale du Mali, l'application de la politique de décentralisation, ainsi que le retour définitif au pays de tous les rebelles. L'accord du 6 janvier prévoit l'élection d'une Assemblée régionale, une autonomie pour le nord du pays dans le cadre d'un système fédéral et une aide accrue pour la région."

F
Fanga 10020 il y a 4 ans

"Avec le recul du temps, pour quoi les représentants du Gouvernement malien ont-ils accepté de signer ce accord, sans opposer à leur adversaire, l'existence de la LOI n°93-008 déterminant les conditions de la Libre administration des Collectivités Territoriales, voté le 29 Janvier 1993 par l'Assemblée Nationale du Mali et promulguée le 11 Février 1993 par le Président de la République de l'époque." Cissé, les représentants du Gouvernement malien ont également commis une faute lourde qualifiable de haute trahison en n'opposant pas à leurs adversaires les dispositions de la Constitution du Mali de 1992 en vigueur, Constitution que le chef de l'État de l'époque avait juré de respecter et faire respecter. En fait, la législation malienne, incluant la loi que tu cites, est effectivement complète sur la question la décentralisation et de la libre administration des collectivités territoriales. Il faut simplement les concrétiser pleinement en termes de moyens matériels et humains. Et il n'y a aucune raison dans le cadre de la décentralisation de modifier la Constitution. Mais c'est une autre chose qui est recherchée par les groupes rebelles du nord et leurs parrains : d'abord la régionalisation politique inscrite dans la Constitution ; ensuite la fédéralisation qu'impliquera immanquablement dans quelques années les insuffisances, les déceptions et l'échec prévisibles liés à la régionalisation politique ; enfin la dislocation du Mali divisé en deux ou plusieurs États indépendants. C'est le schéma bien connu de la fédération du Mali unissant le Sénégal et le Soudan qui a tenu moins d'un an du fait notamment d'ingérences extérieures. Malheureusement, la plupart des gouvernements successifs depuis le début de la crise sécuritaire dans le nord jusqu'à maintenant ont été d'une médiocrité intellectuelle crasse et d'un manque de patriotisme impardonnable. Les gouvernements de transition sont plus à craindre, car n'étant pas élus, ils ne se sentent pas redevables au peuple malien et sont donc facilement manipulables. Si non, le Mali ne devait pas être comme depuis près d'une décennie le paillasson d'une poignée de groupes rebelles séparatistes et de tous les pays du monde entier. Le Mali, un navire à la dérive...

C
cissé il y a 4 ans

Ceux qui disent que l'accord de paix d'Alger ne contient pas les germes de partition de la REPUBLIQUE, sont bien servis à travers le contenu de cet article. Merci Monsieur TOGORA. Les responsables du M.N.L.A et C.M.A., depuis belle lurette, sont dans la logique inavouée de concert avec une puissance militaire connue des maliens. Avec le recul du temps, pour quoi les représentants du Gouvernement malien ont-ils accepté de signer ce accord, sans opposer à leur adversaire, l'existence de la LOI n°93-008 déterminant les conditions de la Libre administration des Collectivités Territoriales, voté le 29 Janvier 1993 par l'Assemblée Nationale du Mali et promulguée le 11 Février 1993 par le Président de la République de l'époque. Article 4 : chaque collectivité territoriale règle par délibération ses affaires propres. Chapitre 2, Article 5 : les collectivités territoriales s'administrent librement par des assemblées ou conseils élus. Chapitre 3, Article 13, alinéa 3 : les règles relatives au classement, au déclassement, au transfert, à l'affectation, à la désaffectation et à l'aliénation du domaine d'un collectivité, sont fixées par la Loi. Chapitre 4, Articles 14 à 17, la responsabilité des collectivités est clairement définie par rapport aux forces et moyens nécessaires pour le maintien d'ordre et la tranquillité publique. Chapitre 5 de la Tutelle des collectivités territoriales et du Chapitre 6 de la coopération entre collectivités territoriales. Bref, voilà la VERITE pour le bonheur du MALI. Dans ce cas, pourquoi vouloir imposé l'intégralité de cet accord d'Alger, dont les termes contredisent cette Loi 93-0008 en vigueur ? Pour la souveraineté et l'intégrité territoriale, l'accord doit être relu pour cadrer avec cette Loi déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales. MALIBA

F
Fanga 10020 il y a 4 ans

L'article est très intéressant. Merci à son auteur du travail de documentation et de rédaction accompli.