vendredi 17 avril 2026
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Première réunion du CSP à Kidal : Il n’a pas été question de la relecture de l’Accord de paix.

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Première réunion du CSP à Kidal : Il n’a pas été question de la relecture de l’Accord de paix.


La « relecture intelligente » de l’Accord de paix évoquée par le premier ministre Choguel dans sa feuille de route, portait à conférer l’idée d’un toilettage de ce document à toute rencontre l’ayant comme centre d’intérêt. Mais tel n’a pas été le cas pour la rencontre du Cadre Stratégique Permanent (CSP) tenue ce week-end à Kidal. La première du genre depuis sa création en avril dernier par les groupes armés signataires de l’accord de paix et de réconciliation, cette rencontre n’a pas inscrit la relecture du texte dans son agenda. Elle s’est plutôt consacrée à la facilitation et l’accélération de l’application du texte ; une application qui titube 6 longues années déjà.

Du côté du ministère de la Réconciliation présent à ces assises par le biais de son patron, comme parmi les groupes armés, on assure qu’il n’a pas été question à Kidal de relecture, mais on rappelle aussi que c’est une possibilité prévue par l’accord lui-même : relire, adapter l’accord pour dépasser d’éventuels blocages, de manière concertée, entre toutes les parties signataires.

Les ex-rebelles indépendantistes de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) et les groupes pro-gouvernementaux de la Plateforme ont priorisé le volet sécuritaire en décidant « d’unifier et de coordonner leurs efforts », afin de mieux protéger les populations des régions du Nord.

André SEGBEDJI

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Commentaires (1)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Tout en préservant ses principes fondateurs constituant les lignes rouges intégrées dans l'article 1 de l'accord de paix (préserver l'unité nationale, l'intégrité territoriale, la forme républicaine et laïque de l'État, la souveraineté de l'État) qu'a rappelé le premier ministre, Dr Choguel Maiga, la mise en œuvre intelligente de l'accord de paix se fera à travers plusieurs étapes : (1) la relecture intelligente de l'accord de paix suivant l'article 65 tout en évitant sa re-négociation au risque d'ouvrir la boîte à Pandore dont je parlais quand Hervé Bourgeot avait proposé la re-négociation de l'accord de paix, (2) en dissipant à travers le dialogue et la communication les malentendus et en les corrigeant, (3) en promouvant l'accord de paix après sa relecture intelligente suivant l'article 65 car évitant la re-négociation qui génére la boîte de Pandore. Bonjour, Félicitations à la gouvernance de la transition pour le souhait d'installer une gouvernance de rupture et d'exemplarité mais le socle doit être l'inclusivité, la culture de la confiance et de l'engagement. Les accords de Ouagadougou et d'Alger sont très différents aux niveaux conception (méthode utilisée, diversité des parties prenantes , diversité des facilitateurs et de superviseurs, ...), Contenu (diversité des domaines couverts par l'accord d'Alger, ...), Suivi (existence d'un comité de suivi de l'accord d'Alger...), Évaluation (le centre Carter pour l'évaluation indépendante de l'accord d'Alger), Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (à travers un processus élaboré pour l'accord d'Alger, Forces de défense et sécurité reconstituées pour l'accord d'Alger, ...), Garanties des engagements des acteurs (le pacte pour la paix, adossé à l'accord d'Alger) assure ces garanties à travers des sanctions dès qu'un acteur s'oppose au déroulement normal de l'accord d'Alger), inclusivité (pour l'accord d'Alger via le pacte pour la paix, des tables rondes pour restitutions et recommandations, une conférence d'entente nationale et le dialogue national inclusif et plus tard le référendum), Commission Vérité Justice et Réconciliation (pour l'accord d'Alger), Prise en compte des besoins humanitaires (pour l'accord d'Alger), Lutte contre l'impunité (article 46 pour l'accord d'Alger), Lutte contre le terrorisme (prévue dans l'accord d'Alger), ...). Les deux accords ont été conçus dans une situation tendue, en temps de crise et en période de guerre. Le Ministre, Abdoulaye Diop n'était pas isolé lors de la conception de cet accord de paix. En négociateur ouvert, il disposait des conseils et propositions de certains acteurs Maliens et internationaux. A plusieurs reprises, je lui avais envoyé mes propositions (certaines étaient des lettres ouvertes en ligne) pour améliorer le contenu de l'accord d'Alger et pour améliorer son inclusivité (proposition d'une méthodologie inclusive, retenue plus tard par la conférence d'entente nationale en 2017 et par le dialogue national inclusif en 2019). Je lui avais fait aussi des propositions pour le G5 sahel. Il m'avait fait rencontrer les membres du secrétariat permanent du G5 Sahel. Je le remercie, une fois de plus, pour ce faire. Avec un talent et un négociateur, ayant une connaissance étendue de l'accord d'Alger, comme lui, le Mali est sur la voie d'une relecture intelligente de l'accord de paix en suivant l'article 65. J'avais publié la contribution précédente depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Tout en préservant ses principes fondateurs constituant les lignes rouges intégrées dans l'article 1 de l'accord de paix (préserver l'unité nationale, l'intégrité territoriale, la forme républicaine et laïque de l'État, la souveraineté de l'État) qu'avait rappelé le Premier Ministre, Dr Choguel Maiga, la mise en œuvre intelligente de l'accord de paix doit tenir compte du contexte (multi-acteurs) et doit se faire à travers plusieurs étapes en garantissant les engagements multi-acteurs à travers le pacte pour la paix : (1) la relecture intelligente de l'accord de paix suivant l'article 65 tout en évitant sa re-négociation au risque d'ouvrir la boîte à Pandore dont parlait Dr Anasser Ag Rhissa quand André Bourgeot avait proposé la re-négociation de l'accord de paix, (2) en dissipant à travers le dialogue et la communication les malentendus et éventuellement en les corrigeant, (3) doit garantir à travers une stratégie multi-acteurs les engagements des acteurs via le pacte pour la paix adossé pour se faire et assurant ces garanties à travers des sanctions dès qu'un acteur s'oppose au déroulement normal de l'accord d'Alger, (4) en promouvant l'accord de paix après sa relecture intelligente suivant l'article 65 car évitant la re-négociation qui génére la boîte de Pandore. Avançons maintenant sereinement et cultivons la confiance et l'inclusivité autour de cet accord d'Alger. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité, Email : [email protected] r TEL au Mali : 78731461