vendredi 17 avril 2026
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Me AMADOU TIEOULE DIARRA : «Seule La Conférence Sociale Doit Définir La Nouvelle Durée De La Transition»

Par L'Alerte 291 vues
Me AMADOU TIEOULE DIARRA : «Seule La Conférence Sociale Doit Définir La Nouvelle Durée De La Transition»

Cette information a été donnée au cours d’une conférence de presse animée par le président du réseau des défenseurs des droits de l’homme (Rddh), Maître Amadou Tiéoulé Diarra, le samedi 14 août 2021 à la Maison de la presse. L’objectif était de mettre en exergue la situation de violation du droit de l’homme au Mali.

 

Depuis quelques semaines, la classe politique et la société civile n’arrivent pas à s’entendre sur une quelconque prolongation de la transition. Une prolongation qui s’avère nécessaire lorsque l’on sait que les conditions sécuritaires du pays ne sont pas propices pour tenir les élections. Bâcler la transition pour faire les élections peut mettre le Mali dans un autre gouffre.

Selon Maître Diarra, la mauvaise gestion de la transition précédente et la tenue des élections dans les conditions sécuritaires grandissantes ont conduit le pays vers un autre coup d’état. « Faut-il répéter la même erreur ? Décidément non », dit-il. Ainsi il approuve la prolongation et souhaite qu’une conférence sociale  définisse la nouvelle durée ainsi que les prérogatives de la transition. Pour lui, aucune solution encore moins de pression d’extérieur ne peut et ne doit pousser les Maliens à faire un forcing synonyme d’un éventuel retour à la case de départ et des coups d’Etat incessants.

A travers des mots clairs et une maitrise parfaite des questions des droits de l’homme,  Maître Amadou Tiéoulé Diarra a passé en revue  les différentes violations des droits de l’homme comme la détention du colonel Bah N’Daw et l’ancien premier ministre Moctar Ouane. Citant les textes internationaux, il explique que leur privation de liberté est une violation des droits de l’homme. ‘’Le principe 4 stipule que toute forme de détention ou d’emprisonnement et toute mesure mettant en cause les droits individuels d’une personne soumise à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement doivent être décidées soit par autorité judiciaire ou autre, soit sous son contrôle effectif’’. Tel n’est pas le cas pour l’ancien président Bah N’Daw et son ancien premier ministre », a affirmé Maitre Diarra.

Poursuivant, il dira que leur droit à la défense aussi a été violé.  C’est pourquoi il a souhaité l’ouverture des portes des détenus Bah N’Daw et Moctar Ouane à leur avocat.

La tentative d’assassinat du président Assimi Goita n’a  pas été passée sous silence. Le Rddh a condamné cet acte ignoble avant de déplorer la non- présentation de l’auteur devant un juge. « Cela pouvait permettre d’éviter les débats qui se tiennent actuellement », soutient-il.

L’impunité, l’état des questions juridiques et procédures judiciaires  des victimes des différentes attaques du Nord et du Centre, en passant par l’administration de la justice,  Maître Amadou Tiéoulé Diarra a fait un survol des violations des droits de l’homme.

Du défenseur des droits de l’homme en patriote convaincu, il a  déploré l’attitude des forces étrangères présentes au Mali. Selon lui, les attaques se font en longueur de journée malgré la possession par ces forces des outils de renseignement de dernière génération. ‘’On ne voit pas les terroristes venir jusqu’à la réalisation de leurs atrocités.  Pourtant, l’on met en cause les compétences de nos forces armées. C’est pour mettre dos-à-dos le peuple malien et son armée.’’, a martelé le conférencier. Avant d’inviter les Maliens à la vigilance et la défense de son armée.

Bissidi SIMPARA

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Commentaires (3)

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A
Anonyme il y a 4 ans

Le droit, c'est le bon sens codifié. Il est sage de s'abstenir de provoquer plus de troubles en abusant de son pouvoir de procureur de la République. Il existe plusieurs procureurs de la République au Mali. Pourquoi c'est celui là qui veut se singulariser ou se distinguer des autres? Cherche t'il à se faire un nom. Il a accordé une interview pour se tenter de se justifier par rapport à la convocation des imams. En réalité, il a failli allumer dans le pays en abusant du pouvoir que la loi lui donne en sa qualité de procureur de la République. N'oubliez pas que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser disait Montesquieu." Pour qu'il ne puisse 'abuser du pouvoir, il faut par la disposition des choses que le pouvoir arrête le pouvoir". Les hommes les mieux avertis ont constaté que ce tribunal de la Commune IV du District de Bamako a également mis sous mandat de dépôt un général pour complicité d'assassinat présumé. Dans quel système judiciaire l'on connait le complice alors que l'auteur présumé de l'infraction est inconnu. Il y'a manifestement un abus car à ce jour l'objet du crime n'est pas connu. Le corps du présumé disparu n'a pas été découvert. On n'enferme pas un homme sur la base des soupçons. L'abus de pouvoir est allé à son comble lorsque on a enfermé un journaliste pour avoir donné son opinion en l'accusant d'association de malfaiteurs. S'ils sont si courageux comme ils semblent le prétendre, ils auraient mieux faire en s'attaquant à ceux qui ont commis des coups de d'état contre le Mali. en effet, les coups d'état sont des crimes imprescriptibles contre le peuple malien. Mais non, ils n'oseraient jamais car ces derniers portent des armes. Il faut une saine application de la loi sans esprit de vengeance. Ils cherchent à intimider les imams, les journalistes et les autres citoyens. Ils cherchent aussi à humilier les citoyens par des arrestations abusives. Peine perdue. il faut dégager ces magistrats qui abusent de l'autorité qu'ils détiennent de par la loi.

A
Anonyme il y a 4 ans

Ce prétendu défenseur des droits de l'homme n'est pas le Président du Réseau des Défenseurs des Droits de l'Homme. Il ne dispose aucun document officiel qui le prouve. Il parle de prolongation de la transition uniquement pour obtenir les grâces des autorités de la transition. Il est connu pour être un homme qui se range toujours derrière celui ou celle qu'il croit avoir le rapport de force à sa faveur. C'est un homme sans conviction profonde car sa position varie selon les rapports de force. il trahit sans état d'âme. Il n'a obtenu pas la présidence de l'AMDH. Il est alors venu au RDDH en voulant s'arroger sa Présidence sans succès. Il ne vient pas pour servir mais uniquement pour enrichir son CV. Approchez le pour faire le même constat.

C
coulstar il y a 4 ans

parfaitement en accord avec les propos du procureur Touré. un ministre de la République doit savoir la ou il doit être. mais quant on nomme des gens ramassés de gauche à droite et qui n'ont aucune notion de la responsabilité publique ce genre de comportement ne doit pas surprendre. Etre convoqué à la gendarmerie, à la police ou a la justice ne doit être pris comme si la personne est déjà inculpée. Tout citoyen peut être auditionné par la justice pour tirer un soupçon au claire. Du courage au jeune magistrat pour redonner la gloire a la justice