Situation tendue entre Bamako et Paris: Choguel choque, Assimi assume et Macron chargé.
En effet, Paris et Bamako ne se comprennent plus depuis un moment. Pour preuve, Emmanuel Macron a qualifié hier de "honte" les accusations d'"abandon" du Mali par la France.
Effectivement, le Premier ministre Choguel Maïga à la tribune de l'ONU a craché cette vérité qui reflète la pensée d'une grande partie de la population.
D'apres Macron choqué, << ces propos sont inacceptables (...) Alors que hier a été rendu l'hommage national à Maxime Blasco. C'est inadmissible. C'est une honte et ça déshonore ce qui n'est même pas un gouvernement>>, a-t-il dit oubliant que c'est grâce à un gouvernement similaire ( Transition 2012 )que l'armée française est venue au Mali.
Poursuivant son intervention, il dit <>, oubliant encore que l'accueil réservé au PM le mardi dernier est la preuve palpable de l'adhésion populaire aux propos tenus par Choguel Maiga.
Selon le President francais qui ne fait que mettre plus bas que terre la politique française depuis son arrivée à la tête de ce pays, <>.
Le gouvernement qui a fait appel à la France était aussi issu d'un coup d'Etat. La cohérence et le bon sens doivent amener Macron à remettre en cause la légitimité de la demande de ce gouvernement qui a fait venir les forces étrangères.
La France pouvait être exigeante si elle s'était réellement engagée à lutter contre ceux qui tuent les maliens. Elle est là depuis 2012 pour lutter contre le terrorisme qui n'existait que dans les régions du nord. Cest pourquoi l'Etat malien à travers le gouvernement Djoncounda issu du coup d'état de 2012 a sollicité un appui des forces Françaises. Depuis que ces forces sont là, l'insécurité va crescendo. Du nord, elle est maintenant au Centre à Mopti, à Ségou, vers Kayes et même à Bamako. Il est vraiment temps que l'état du Mali et son partenaire (la France) fassent le bilan de ces huit (8) ans de partenariat.
Certains disent que sans la France, le Mali serait dans les mains des terroristes mais, ils oublient que sans les tirailleurs la France serait entre les mains de qui vous savez.
Aux autorités de la transition, elles doivent prendre leur responsabilité sur tous les plans. Qu'elles associent la presse et les hommes des médias nationaux à la lutte qu'elles mènent. La guerre de nos jours est certes militaire mais aussi médiatique.
Albadia H. DICKO, journaliste à Kaloum Info