vendredi 17 avril 2026
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H. Niang, ancien ministre s'exprime sur le cessez-le-feu signé avec les groupes armés non terroristes

Par Malijet 192 vues
H. Niang, ancien ministre s'exprime sur le cessez-le-feu signé avec les groupes armés non terroristes

Oui le cessez-le-feu signé avec les groupes armés non terroristes ont été un handicap pour le retour de l’armée et de l’administration au Nord du pays.Le cessez-le-feu a retenu que chaque force combattante supposée non terroriste garde ses positions au moment de sa signature jusqu’à la mise en place de l’armée reconstituée. La suite vous la connaissez : les blocages pour le DDR continuent toujours à cause des conditionnalites.

La pression sur IBK par toute la CI (dont le seul objectif était d’arrêter les combats) pour la signature de l’accord d’Alger que tous les experts reconnaissent être difficile à appliquer est aussi pour quelque chose dans la propagation des terroristes. Le point de départ de ces erreurs renvoie à la position prise par la France de distinguer des groupes armés fréquentables et des groupes armés terroristes non fréquentables, alors même qu’ils étaient alliés avant l’arrivée de la France et que les passerelles entre les deux groupes continuent toujours.

Cet élément important dans la lutte contre le terrorisme explique (à cause de sa contradiction avec l’objectif déclaré d’aider le Mali à recouvrer son territoire et à préserver sa souveraineté et son unicité ) en grande partie les faibles résultats des FAMAS et de Barkhane. J’imagine que face au groupes armés signataires de l’accord d’Alger (qui n’étaient pas des saints )la France s’est vue jouer le rôle de tampon exactement comme la MINUSMA et cela en dépit du fait que plusieurs rapports ont signalé la porosité entre les deux catégories de combattants inventés par la France. La logique aurait voulu de désarmement sans condition tous les groupes armés autres que les FAMAS. Cette différence d’approche vis à vis du désarmement des groupes armés est apparue très tôt et le point de vue de la France c’est finalement imposé y compris au niveau des NU car c’était la France membre du Conseil de Sécurité avec droit de veto qui défendait les positions du Mali. Pour dire combien les autorités maliennes faisaient confiance à la France et à l’Algerie. C’est deux pays ont largement influencé la situation sécuritaire actuelle du Mali.La souveraineté du Mali leur a été presque totalement confiée par les autorités maliennes de l’époque.

Le changement de la posture des nouvelles autorités maliennes sur le respect de la souveraineté du Mali est une des causes des difficultés actuelles avec la France qui n’était pas habituée à une résistance quelconque de la part des anciennes autorités maliennes.

H. Niang

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Commentaires (1)

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M
mimi00 il y a 4 ans

74201321 rencontre à Bamako avec jolie sénégalaise Je baiz très bien Je fait toute les positions k tu veux