vendredi 17 avril 2026
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Dr. Allaye Bocoum, membres du CDM : «Nous sommes dans une transition pour la refondation»

Par Tjikan 1,348 vues
Dr. Allaye Bocoum, membres du CDM : «Nous sommes dans une transition pour la refondation»

Le peuple a répondu à l’appel du Collectif pour la défense des militaires (CDM) ce vendredi 1er avril, au monument de l’Indépendance. Au cours d’un meeting, les organisateurs ont demandé, entre autres, le retrait du Mali de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et la création d’une monnaie nationale pour remplacer le FCFA.

«Nous ne sommes plus dans une simple transition ; nous sommes dans la transition pour la refondation. C’est pour dire au président Assimi Goïta, au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, au président du CNT Malick Diaw que depuis le 14 janvier, le peuple malien est sorti de la Cedeao», a déclaré Dr. Allaye Bocoum, du haut de la tribune, devant une foule qui demande 5 ans pour la transition.

Ils sont: Veille citoyenne, Yéréwolo Mouvement, commerçant Acomadja, vision Bouyé pour le Mali, la Convention Pour le Mali (CPM), les marcheurs panafricains, CDM Koutiala, M-5 RFP à travers son porte-parole Jeamille Bittar.

En effet, une délégation conduite par Dr. Allaye Bocoum et Jeamille Bittar s’est rendue à la Primature pour transmettre à Choguel Maïga « le message du peuple » réuni au boulevard de l’indépendance. Le Premier ministre, à son tour, a rassuré les envoyés en ces termes: « Les 24 mois ne sont pas négociables ».

Ils étaient des dizaines de milliers de personnes à prendre d’assaut de nouveau le monument de l’indépendance ce vendredi 1er avril, à la demande du Collectif pour la défense des militaires, pour exiger des autorités de la transition le retrait du Mali de la Cedeao et la création d’une monnaie nationale.

Sur les pancartes brandies çà et là, l’on pouvait lire: « Le peuple malien dit non à la Cedeao et à la France»; «Ecowas: Mali exit»; «A bas la France»; «A bas la Cedeao»; «Quittons la Cedeao, quittons l’Uemoa! Minusma dégage!».

Du haut de la tribune, les organisateurs passent à tour de rôle pour tenir des propos hostiles aux dirigeants de la France et de la Cedeao.

Ensemble, ils réclament le retrait pur et simple du Mali de cette organisation qui, selon eux, a atteint ses limites. «Nous voulons une durée de 5 ans pour la transition. C’est non négociable », ont-ils dit. Pour eux, la Cedeao ne répond plus à l’aspiration des peuples, mais celle des dirigeants à la solde de l’Élysée. Elle a dévié de sa mission et est devenue un instrument de répression des Occidents contre les peuples des pays membres qui refusent de se résigner contre les agissements de la France.

«Nous citoyens, assoiffés de la souveraineté nationale, réunis en collectifs, associations, syndicats et regroupements de la société du Mali, venons à vous à travers cette correspondance vous soumettre un certain nombre de doléances et cela, pour plusieurs raisons : la déclaration d’un officier du service de renseignements français qui a dévoilé au grand jour la volonté des autorités françaises à travers le président Français Emmanuel Macron d’éliminer les autorités de la transition et de procéder à la destruction des postes de commandements de l’armée malienne ; l’attitude affichée par Macron suite à la suspension par les autorités de la transition des médias de propagande français, à vouloir instruire au président en exercice de la Cedeao Nana Akufo Ado à durcir les sanctions contre le Mali; la décision des chefs d’Etat de la Cedeao de maintenir les sanctions en dépit de l’avis de la Cour de justice de l’Uemoa demandant leurs suspensions.

Pour le Collectif, il est inconcevable que le pays puisse continuer de payer pour son combat contre l’impérialisme, le néo-colonialisme français à travers des institutions sous-régionales, qui malheureusement, ne répondent plus aux normes préétablies par les initiateurs. Nos doléances à vous soumettre sont les suivantes: l’arrêt immédiat des missions de la Cedeao dans notre pays, le retrait pur et simple du Mali de la Cedeao, la création d’une monnaie nationale symbole de souveraineté, la fermeture puis la nationalisation de toutes les entreprises et sociétés françaises au Mali, le non renouvellement sous aucun prétexte du mandat  de la Minusma, la révision intelligente de l’accord d’Alger. Nous réaffirmons notre soutien indéfectible aux recommandations des assises nationales de la refondation en ce qui concerne la durée de la transition pour laquelle nous proposons une durée plafond de 5 ans », peut-on lire dans leur déclaration adressée au colonel Assimi Goïta, président de la Transition.

Moussa Sékou Diaby

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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 4 ans

Allaye Bocoum et le cocu National Bittar veulent avec Choguel et les bidasses que 20 millions de maliens sortent de la cedeao et que les 5 millions de maliens vivant dans les pays africains dont 4 millions en cote d'Ivoire reviennent au Mali ou y prennent une carte de séjour. Ces im be cités veulent le rétablissement des barrières douanières et la sortie de la monnaie commune pour abaisser le pouvoir d'achat des maliens multiplier par 10 les prix des produits et machines importées. Ou ne plus rien importer. Plus de téléphones pour les masses par exemple. Ces gens au pouvoir sont des criminels ils veulent détruire le Mali./

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Un chronogramme UNILATERAL de 24 mois (pourquoi pas de cinq ans pour une irre'versibilite' plus grande ?) fournit par les autorite's de transition du Mali EST UN AUTRE COUP DE FORCE compte-tenu de la faible mobilisation de la rencontre des forces vives du 01 Avril 2022 a la place de l'inde'pendance a Bamako. Il clos la ne'gociation svec la CEDEAO UNILATERALEMENT. Maniere irresponsable et sournoise de quitter la CEDEAO sans le dire meme si le PM n'e'tait pas de l'avis des manifestants qui demandaient que le Mali sorte de la CEDEAO. D'abord comment sortir des sanctions inflige'es au Mali car meme si le Mali sort de la CEDEAO les sanctions seraient surement maintenues a cause de sa sortie unilaterale ? Allaye, la Re'fondation ce n'est pas l'isolement ni vivre en autarcie. ? Bonjour, L'optimisme a peine apparent de l'Ambassadeur des Etats Unis, en sortant de la rencontre, le 02 avril 2022, avec le PM Malien, pre'sage un de'nouement malheureux du bras de fer entre le Mali et la CEDEAO. Mais dans quel sens (re'duction de la dure'e de la transition a 16 mois comme propose la CEDEAO OU BIEN augmentation de la dure'e a 24 mois comme insiste le Mali en arguant que le processus de changement sera irre'versible) ? Ce processus ne t'e'tait-il pas irre'versible avec une dure'e de cinq ans OU quatre ans OU trois ans OU 29 mois ? Pourquoi cette brutale de'gringolade ? Les memes causes dans Les memes conditions provoquant les memes effets,, la derniere de'gringolade de 24 mois a 16 mois trouvera son explication par Choguel. Un TEL consensus sur 16 mois vaudra bien la chandelle qui gelera le processus de changement irre'versiblement. N'est-ce pas Choguel ? Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC et Se'curite' TEL 0 0 2 2 3 95955792